BUSSY
voix, comme républicain authentique. Son journal, la Vraie République, avait une grande vogue, et l'excentrique chapeau de son directeur n'en était pas moins journellement glorifié!... En quittant la France, après décembre 1851, Thoré voulut garder, dans le pseudonyme qu'il prit alors^ le souvenir de sa courte popularité, et il se nomma Bûrger, mot qui en allemand et en hollandais signifie citoyen.
Burgos (Louis de). Le journaliste Louis Lutine a donné des articles et des nouvelles sous ce pseudonyme aux nombreux journaux où il a écrit. Il a publié quelques romans et collaboré à des entreprises de librairie qui avaient plus en vue la spéculation que la littérature même. — Né en 1810, il est mort en 1860, directeur du théâtre du Vaudeville.
Bussy (Charies de). Auteur de divers ouvrages plus ou moins historiques : les Régicides , les Célébrités révolutionnaires^ de pamphlets et écrits politiques, de romans, etc.. Il est né Charles Marchai en 1822 (1). Son nom a été mêlé, en 1 868, à de tristes débats et à d'inqualifiables attaques. Tout le monde connaît, au moins de nom, une petite brochure signée de lui : les Impurs du Figaro^ où plusieurs des rédacteurs de ce journal étaient diffamés de la manière la
(i) Bourquelot le fait naître de M"^e Marchai et de Tavocat Philippe Dupin {Littérature contemporaine y volume V, page 270). Je trouve encore dans le même ouvrage, et à la même page du V« volume, Tindication d'une curieuse brochure publiée par M"^« Marchai, et évidemment relative à M. Marchai, qui nous occupe :
« Une mire et la famille Dupin (réclamation d'une position pour le fils de Philippe Dupin et pour la mère de cet enfant). Arras^ 1848. i franc. Imprimée chez Gorilliot aîné. »
Je cite tout cela comme curiosité à la fois biographique et bibliographique, car aujourd'hui, heureusement, la question de l'origine n'est plus rien, c'est l'honorabilité qui est tout.
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plus absurde et la plus vile. M. Marchai reproduisit peu après, dans l^InflexibUy journal de son collaborateur M. de Stamir (voyez ce nom}, ces mêmes misérables accusations, qui lui valurent, à titre de représailles, l'insertion, dans le journal de M. de Villemessant, de condamnations prononcées jadis contre lui pour des motifs peu avouables (voir le Figaro du i8 juillet 1868). Ces mêmes condamnations furent également rappelées devant les tribunaux, à l'occasion de procès nouveaux soutenus par M. Marchai ou suscités contre lui, et relatifs aux publications précitées. M. Marchai a dirigé pendant quelque temps un journal, la Revue sociale, et il a publié^ en 1844, sous le pseudonyme de Cazal (Marie René) , une petite brochure « sur la fabrication de la canne, du parapluie et de Pombrelle » (in- 18;.
Buvilly (Octave de). Voir Grégoire.
G... (Comtesse du). Voir Horace,
Gaballero (Fernand), pseudonyme d'une célèbre romancière espagnole. Née Bohl de Faber (Cécilia), elle a épousé en premières noces le marquis d'Hermoso et en deuxième mariage le consul Antonio de Arron. Elle a écrit des romans de mœurs assez estimés et dont quelques-uns ont été traduits en français.
Gabel (Marie), née Dreullette en 1827, et mariée à un professeur de musique en Belgique, M. Cabu^ qui a métamorphosé son nom en celui de Cabel.
Quelques dates résumeront la carrière musicale de M"»« Cabel :
1847, débuts au Château des Fleurs.
1848, élève du Conservatoire.
1849, débuts médiocres à TOpéra-Comique.
185 1, succès en Belgique, à Lyon, à Genève, etc. [854, débuts éclatants au Théâtre-Lyrique.
1857, débuts nouveaux à l'Opéra-Comique.
1862, rentrée au Théâtre- Lyrique.
1865, voyages en province .
1866, retour définitif à POpéra -Comique.
Cabel (M"« Lucy), chanteuse légère du théâtre de l'Athénée, née Louise Potier. Elle a, avec l'autorisation de