‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 2)Chapitre 84 sur 232 · DUCLOS · texte numérisé non relu

DUCLOS

meux Caligula d'Altx. Dumas, joué en i8?8 au Théâtre- Français, et dont la chute fut d'autant plus éclatante que cette tragédie avait été à l'avance exaltée et prônée d'une manière inusitée. On alla jusqu'à frapper une médaille en l'honneur de la soirée triomphale, avant la représentation de l'œuvre qui n'est pas l'une des meilleures de l'auteur d'i4ntony.

La parodie en question, qui était signée Romain Duclacoir, citoyen gaulois de Pontoise, était de M. Jules Lanîin.

Duclos (Georges). Voir Lacrétie.

Dudley (Arthur). M™« Henry Blaze, née miss Stewart (Rose) et femme de M. Henri Blaze, dit de Bury, a signé plusieurs nouvelles de ce pseudonyme. Elle a collaboré, sous le nom de Maurice Flassany à divers journaux de musique, et donné aussi des articles sous son vrai nom.

Dudrézène (M"« S. U.). Les romans, nouvelles, articles de journaux de dames, etc., signés de ce nom, sont de M"" Sophie Ulliac Trémadeure, née en 1815. Elle avait d'abord donné des traductions de l'allemand sous le voile de l'anonyme. Son premier roman, la Forêt de Woronetz^ date de 1821. Elle a dirigé le Journal des Jeunes Personnes. — Morte en 1862.

Dufour (Pierre). Voir Jacob (bibliophile).

Dufourquet (Thalaris). Voir Montolieu,

Dufresne (Maurice). Voir Monglave (E. de).

Dugard (Louis). Les pièces de théâtre signées de ce nom sont de M. Durand de Beauregard, ancien conseiller d'État, qui a également pris le pseudonyme de Luigi,

Du^ers (Paul), pseudonyme du journaliste, publiciste , créateur et administrateur de journaux, Ulysse Pic.

Dugrondin. Voir Cagliostro.

DUNAN-MÔUSSEUX. 95

Dujard in (Henri). Les recueils de prophéties, d'oracles, les livres historiques avec prédictions, etc., signés de ce pseudonyme, sont de M. Vabhé JameSy mort en 185^, colon en Algérie. U.a donné une Histoire prophétique de la Révolution de 1848 des plus curieuses et parfois des plus exactes.

Dulac (Henri)^ inventeur et auteur, sous ce pseudonyme, du premier recueil d'adresses, Almanach des 2 5 ,000 adresses des principaux habitants de Paris (^iS/{j)y un vol. in-12, chez Panckouke, qui, continué par Bottin et Didot, est devenu TAlmanach des 500,000 adresses. Il se nommait Wissemans (Henri).

Diunaine, artiste et ancien directeur du théâtre de la Gaîté, né Person (Louis-François) ien 183 1 .

Sa sœur, Béatrix Person , née en 1 828 , a eu une certaine vogue, il y a une dizaine d'années, dans les drames d'Alex. Dumas, sous le nom de M"** Person.

Dumaniant, auteur dramatique et romancier , qu'on ne joue plus guère aujourd'hui. Il se nommait Bourlain (Joseph-André).

Dunau-Mousseux. Connaissiez-vous la Halle aux habits, qu'on voyait au passage du Grand-Cerf, avec des succursales rue St- Denis et boulevard St-Martin.'* Cette fameuse Halle aux habits, que dirigeait si bien ledit Dunan-Mousseux, à coup de réclames insensées et d'affiches mémorables. Quelles affiches ! Tout Paris en était couvert. De loin, on était attiré par des lettres immenses qui vous annonçaient un cataclysme universel, une guerre européenne, un événement considérable ; on approchait, et au milieu de ces capitales colossales on voyait apparaître en lettres ordinaires, quoi? la simple annonce de pantalons, de gilets et de vareuses de la dite Halle aux habits. Les habits,

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malgré « la blague » des affiches, ne lui rapportant pas ce qu'il en espérait, Dunan-Mousseux jugea à propos de se faire vaudevilliste. On a joué de lui aux anciens Délassements et aux- Folies-Dramatiques quelques revues et vaudevilles qui ne sont ni meilleurs ni plus mauvais que bien d'autres, si l'on considère surtout que le théâtre ne s'apprend guère en taillant des habits ou en rédigeant des affiches. Informons donc la postérité que l'illustre confectionneur de vaudevilles ou d'habits précité se nommait en réalité Cadon. — Mort en août. 1868.

Du Pavillon. Voir Antony,

Dupiney de Vorepierre. Auteur d'un célèbre Dictionnaire encyclopédique et illustré y né en 181 1 Bertet-Dupiney. Il est docteur en médecine depuis 1841 .

Duplessis (Alfred). Voir Aunay (Alfred d'),

Duplessis (Armand). Voir Bartevelle.

Duplessy (M"«), longtemps actrice aux Folies-Dramatiques, puis au Vaudeville. Née Duhamel (Virginie).

Duponchartraiii, l'un des pseudonymes du journaliste Maurice Alhoy, qui a fondé, sous la Restauration, une série de petits journaux dont pas un n'a survécu. Le Figaro lui-même, qui lui doit sa venue au monde, disparut à son tour pour ne renaître que bien longtemps après, recréé en quelque sorte à nouveau par M. de Villemessant. Ce ne fut pas Alhoy qui profita de la fortune que devait donner ce journal à son propriétaire. Entre ses mains le Figaro ne fit pas ses affaires, et un beau jour Le Poittevin Saint-Alme le lui acheta moyennant 300 francs. Il en fit le premier journal satirique de Paris, un Figaro que tout le monde voulut lire et qui eut assez rapidement le succès qu'il devait retrouver plus tard lors de sa renaissance et de sa transforma-

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tion. Quand le journal fut ainsi lancé, Le Poittevin Saint- Almele revendit à Bohain, ce journaliste que la Révolution de 1830 allait faire préfet, et qui, bien qu'alors simple étudiant (1827)5 était assez riche pour payer un journal 40,000 francs (i).

Maurice Alhoy n'était pas un homme heureux, car il entreprit ainsi mille aventures qui devaient faire la fortune des autres. Il a donné des romans sous le nom de Saint- Gervais et signé des pièces de théâtre Philadelphe, Maurice et Philadelphe Maurice. C'est au théâtre Comte, où il a fait jouer une foule de petites pièces , qu'il signait Dupon- ' chartrain. — Mort en 185 j, à 53 ans.

Dupont (Alexis), ancien chanteur de l'Opéra. Il a fabriqué son prénom, ceux de son état civil étant Pierre- Auguste. — Né en 1796.

Dupré. Voir Bartevelle.

Dupuy (Denis). Sous ce nom d'emprunt, M. Emile Lamé, mort, hélas ! bien peu de temps après ses débuts dans les lettres, a donné quelques articles et des nouvelles. Il était fils du mathématicien Gabriel Lamé, de l'Institut.

Dupuy (Charles). Voir Raymond (Michel).

Dupuy. Voir Augerol.

Duquesnois^ célèbre professeur de prononciation et de déclamation, né Chausseblanche en 1797. lia publié plusieurs ouvrages relatifs à son enseignement, et donné de fréquentes conférences et leçons publiques intéressantes,

(i) Bohain fit du Figaro un journal de petite politique et de petits bavardages, sans grandes visées d'opposition, et qui ne faisait guère que de légères piqûres d'épingles. Il y inséra et y signa cependant la protestation des journalistes contre les ordonnances de 1830, ce qui lui valut sa préfecture, qu'il ne conserva d'ailleurs que peu de temps.

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