‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 2)Chapitre 98 sur 232 · FRASCATI · texte numérisé non relu

FRASCATI

tème de réclames, d'affiches, de turbulentes annonces et de « boniments » de toutes sortes, qui tenaient un peu du charlatanisme, mais qui n'en ont pas moins établi le succès de ses multiples tentatives. M. de Villemessant et lui sont les deux plus habiles « impressarii )> de la presse actuelle, mais de la presse à réclame, vivant un peu au jour le jour, ayant continuellement besoin de forcer et de surmener son organisation, et de tenir éveillée l'attention publique par des inventions sans cesse renouvelées. De là les grotesques annonces imaginées par M. Millaud à la fondation du ]oun\aï l'Audience j et perfectionnées encore à l'endroit du Petit Journal; de là aussi des primes perpétuelles : oranges, albums, buvards, zootropes, etc., offertes par M. de Villemessant à ses innombrables mais insatiables lecteurs. Il ne faut pas moins constater qu'en dehors de ces moyens, qui, en somme, n'attirent les badauds que pour peu de temps, les journaux de MM. de Villemessant et Millaud doivent leur vogue continue à des causes d'un ordre plus sérieux et plus élevé.

Voici la liste des journaux qu'a eus entre les mains M. Millaud, depuis le commencement de sa carrière :

1830. Ltf Lizri/z (à Bordeaux).

1835. Le Gamin de Paris,

1836. Le Flâneur.

1838. Le Négociateur.

1839. L'Audience.

1848. La Liberté,

Le Journal des Chemins de fer.

Le Conseiller du Peuple»

^ i^^6. Le Journal des Actionnaires,

1857. La Presse.

1863. Le Petit Journal.

Le succès colossal de cette dernière feuille a donné nais-

Il8 FREDERICK.

sance au Journal lUustréy au Journal politique et littéraire, à la Revue populaire, à la Revue pour tous, au Nouvel Illustré, au Soleil, etc., tous sortis de Pofficine Millaud et rédigés par sa famille» ses amis et parfois aussi par lui*méme. Il a, en effet, donné dans ces diverses feuilles beaucoup d'articles signés de son nom renversé Duallim.

Frederick. Voir Dorante.

Frédol (Alfred). Les quelques ouvrages signés de ce nom, et notamment le Monde de la Mer, un des meilleurs livres d'étrennes de la maison Hachette, publié après la mort de son savant auteur, sont du naturaliste Moquin- Tandon (Horace- Alfred), membre de Tlnstitut, mort en 1864, à 60 ans.

Fremder (Le docteur), auteur d'études historiques(i) sur Tancien pays de Liège, né Morel (Auguste).

Fridolin (Major). Les chevaux engagés sous ce nom dans les courses du turf parisien appartenaient à Khalil- Chériff-Bey, à Charles Laffitte et au baron de Nivière, qui avaient formé, en janvier 1 867, sous la raison sociale ci-dessus désignée, une écurie commune bien connue des amateurs de chevaux. Il y a eu depuis, en 1868, entre les trois associés, un procès qui a amené leur séparation et la dissolution de leur société.

M. de Valbezen avait jadis donné sous ce même nom le Major Fridolin^ des articles littéraires aux Débats, et publié en Belgique une brochure d'actualité, le Chien d'Alcibiade (1844). On doit encore à cet écrivain plusieurs romans : la Malle de l'Inde, Récits d'hier et d'aujourd'hui^ in- 18, chez Lévy, et surtout un remarquable travail publié à la même librairie et paru d'abord dans la Revue des Deux Mondes

(1) Un volume in-80 : les Vagabonds bohémiens liégeois (i8j6).

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SOUS ce litre : les Anglais et Vînde Cin-8*), et signé également de son pseudonyme.

Fritz. Voir Girard de Nerval,

Froulay (L'abbé), auteur d'un volume aujourd'hui oublié, Après Vêpres (1837, in-8, Levavasseur), qui a donné lieu à une singulière supercherie. Peu de temps après sa publication, ce même ouvrage parut en Belgique sous le titre de Madame Isabelle y par Peîras Borel. C'était là une simple contrefaçon par spéculation, Borel étant alor^ aussi connu que le prétendu Froulay l'était peu. Après Vêpres contenait trois nouvelles, dont la première, Madame Isabelky avait fourni le titre du livre contrefait par l'éditeur belge, qui avait en même temps substitué le nom de Borel à celui de Froulay. Cet abbé Froulay n'était autre que M. E. Boucherjy qui s'est depuis fait connaître comme rédacteur de la Patrie.

F. T. G. Voir Graindorge.

Fumivore (Emile). Voir Saint-Hilaire (Marco de).

Fyx. Voir Devits,

G... (Marie de). Voir Gamond.

G... G... Sous ces deux initiales, qiii parodiaient le fameux J. J. de Jules Janin aux Débats, deux écrivains émérites, Gérard de Nerval et Théophile Gautier, rédigèrent assez longtemps le feuilleton théâtral de la Presse. A la mort de Gérard, Th. Gautier, que ses amis appellent négligemment Théo, demeura seul titulaire du même feuilleton, comme il l'a dit lui-même dans une boutade poétique :

Dans le bas d'un journal où je veille accroupi , On m'a fait une niche où je me suis tapi.

Il y resta en effet pendant vingt années, depuis 1836, avant d'entrer au Moniteury puis au Journal officiel, où il remplit encore aujourd'hui le même emploi avec une aménité, une gracieuseté, une indulgence, disons mieux, une indifférence, qui ne se démentent qu'en de trop rares occasions.

L'origine des personnages célèbres est toujours curieuse à connaître : Gautier (Pierre-Jules-Théophile) est né le 30 août 181 1, à Tarbes, où £on père, Jean-Pierre Gautier, était employé des contributions. Sa mère était une demoiselle Antoinette Cocard.

Gaba (Raphaël). Voir Chantai.

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