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et qui donnait le câtnpte rendu authentique des faits relatifs à l'expulsion de M*"* la princesse de Solms, aujourdM M"* Rattazzi, du territoire français.
Il a encore signé comte de Tresserve, marquis de la Housselaye et comte de Vornoux,
Germain (Félix). M. de Manne, dans son livre : Anonymes et Pseudonymes ($<' édition), attribue à ton à M. Louis Jourdan du Siicle une brochure politique : Aurons-nous la paix, aurons-nous la guerre? signée de ce nom et publiée chez Dentu en iSjç. Félix Germain est bien le vrai nom d'un ancien sous-chef au ministère de l'intérieur, à qui ladite brochure a même valu la perte de son emploi. Quanta M. Jourdan, étant encore au collège, à Toulon, il a donné aux journaux de sa ville natale des romans et des articles qu'il signait Un pauvre Diable, pseudonyme qu'il n'a pas employé depuis.
J'ai beaucoup connu le fils de Louis Jourdan, Prosper Jourdan y poète avant l'âge, journaliste à quinze ans, comme son père l'avait lui-même été, et qui^ enlevé prématurément aux lettres et à l'amour des siens, a laissé les matériaux d'un volume que sa famille a pieusement rassemblés et réunis sous ce titre : Contes et Poésies (unvol, in-i8, septembre i866. Il n'a pas été mis en vente). Livre curieux aussi bien par sa rareté même que par le souvenir qu'il laisse aux amis de ce jeune écrivain, qui eût sans doute brûlé, dans un âge plus avancé et après avoir produit dans sa maturité des œuvres plus sérieuses et plus dignes de vivre, la plupart de ces premières ébauches, auxquelles sa triste fin donne surtout aujourd'hui une valeur. J'ai retrouvé en tête du volume la douce et sympathique figure de Prosper Jourdan. Comme il est mort jeune ! et que d'illusions, de promesses d'avenir, de tendres bonheurs, la
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main de la mort a détruits dans leur germe et en un moment!...
Germigpiy (Paul), nom d'un petit village du Loiret qui a servi de pseudonyme littéraire à un agent voyer d'Orléans, M. GnVo^ (Charles-Auguste), et sous lequel il adonné des poésies (une Lyre à F atelier, 1843)^ rééditées un an après sa mort, en 1857 (in- 18).
Grérôme. Albiric Second, puis Albert Wolff, ont écrit sous ce nom des Courriers de Paris hebdomadaires au journal PUnivers Illustri, publié par Michel Lévy.
Gervais de Gaen, célèbre médecin, un moment préfet de police en 1848, devenu depuis correspondant de l'Institut et directeur de l'Ëcole supérieure du Commerce, né Gervâû (Guillaume-François), en 1803, à Caen (Calva* dos), où son père était épicier et sa mère fruitière. — Mort en 1867.
GMst. Les articles signés de ce nom au journal Paris- Caprice avaient pour auteur M. Georges Detouches^ plus célèbre, hélas ! par sa fin lamentable et tragique que par les articles qu'il a donnés ou les livres qu'il a voulu faire. C'était encore un incompris que ce malheureux jeune homme jeté sans fortune sur le pavé de Paris, ayant peu de talent, ou du moins n'en ayant pas assez pour en vivre, et qui chercha dans la mort le remède de ses maux. Il avait la manie du suicide ; plusieurs fois il avait tenté de se tuer ; on l'avait secouru à temps, et retenu sa main prête à le frapper lui-même. Mais un jour il prit mieux ses précautions, et il alla chercher la mort en un lieu solitaire où il pensait la trouver sans témoins. Le Courrier de Paris de l'Illustration du ^ stpiemhrt 1868 a raconté très-dramatiquement cette triste fin^ et je lui emprunte ce funèbre récit :
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« Après avoir beaucoup souffert, moralement et physi; quement, il se trouva, un soir du mois dernier, dans la banlieue parisienne, errant et bien décidé au suicide : le bohème se sentait abandonné, désespérément seul. Il cherchait, pour s'y jeter, un de ces puits profonds des carrières. A rhorizon se découpait, comme une araignée immense, une de ces roues qui servent à monter et à redescendre les puits.
i( Detouches y alla tout droit. Il se penchait sur le bord, lorsque quelqu'un lui dit :
a — Tiens 1 vous avez donc la même pensée que moi, « compagnon?
« C'était un errant aussi, un pauvre diable affamé et sordide, qui, assis près du gouffre, laissait pendre ses jambes dans le vide.
<( — Vous voulez vous tuer ?
(( — Oui, dit Detouches.
« — Moi aussi, fit Tautre; mais on s'y décidç avec bien « de la peine. Je suis là depuis une heure à hésiter...
« A son tour, Detouches s'assit. Ces deux gens, qui ne se connaissaient point, se regardaient l'un l'autre avec curiosité!
tt — Vous avez donc bien souffert ? dit le littérateur.
« — Oui, de lestomac.
<( — Moi, du cœur.
« — C'est plus grave. »
« Et ils ne se précipitaient pas
« Au bout d'un moment l'inconnu se leva.
i( — Ma foi! dit-il, ce ne sera pas pour aujourd'hui.
« Et il salua Detouches, qui regardait maintenant le trou béant et noir.
a L'inconnu s'éloigna. A peine avait-il fait quelques pas