‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 3)Chapitre 128 sur 231 · LAGARDE. I · texte numérisé non relu

LAGARDE. I

manières^ dont aucune n'était la bonne. Il a lui-même appris au public comment son nom doit être dit :

(( On me demande, écrivait-il dans le Figaro, de vouloir bien me prononcer moi-même et d apprendre enfin au public s'il faut dire mon nom Clariy, Clarecy ou Clarécy. Je n'en sais absolument rien , mais moi je dis Clarty , comme on dit Ville-messant et non Villem-essant^ Aurélien Chol et non Squolle, Laurencie et non Laurenîie, Je légalise donc aujourd'hui cette prononciation, et je signe, afin que personne n'en ignore : Jules Clarty. »

Lafenne. Le célèbre fabricant de cigarettes si connu sous ce nom se nomme en réalité Hupmann, Il est baron allemand.

Lafon. Célèbre acteur tragique né en 1773 Râpenouille (Pierre). Il a débuté au Théâtre-Français en 1800, et il a pris sa retraite en 1829. Il a joué aussi quelquefois le grand répertoire comique, où il a été également remarquable. — Mort en 1846.

Lafont (Achille)^ pseudonyme de M. Achille Eyraud, journaliste et romancier.

Liafontaiiie, pseudonyme du sociétaire de la Comédie-Française né en 1826 Thomas (Louis-Marie). Il a longtemps appartenu au Vaudeville et surtout au Gymnase. Il a débuté en province, où il était commis en nouveautés^ dans la Tour de Nesle, sous le nom fabriqué de Charles Rooch, Lafontaine a épousé, il y a quelques années, une artiste du Gymnase, M"' Victoria, devenue, en même temps que lui, sociétaire de la Comédie-Française.

Liafroiide (Pierre de). Voir Raymond (Michel).

LiO^arde (Paul), pseudonyme de M. Judicis de Mirandol (Louis) , chef de bureau à la préfecture de la Seine,

i8o laGardie.

auteur des fameux Cosaques^ faits en collaboration avec Alph. Amault, etc.. Au théâtre, il signe généralement Louis Judicis. — Né en 1819.

Lagardie (Horace de). Les chroniques parisiennes signées de ce nom au Temps , à la Revue nationale^ puis aux Débats^ sont d'une dame du grand monde parisien, M°^^ de Peyronnet.

La Genevais (F. de). Pseudonyme qui sert de masque, à la Revue des Deux M ondes j à tous ceux qui ne veulent pas signer les articles qu'ils y publient.

Ont surtout écrit sous ce pseudonyme, à diverses époques, et encore aujourd'hui : Marmier, de Bury, H. Beyle (Stendhal), Saint-René Taillandier, de Mercey, Pelletan, Ch. Labitte^ Ph. Chasles, P. de Molènes, etc.

Lagreville. Voir Padilla (Luis de).

Lsg ariette, ancien acteur, puis directeur du théâtre des Délassements-Comiques sous Louis-Philippe, né LetOTzec. — Il est mort il y a seulement quelques années.

Lalaniie (Léon-Louis), célèbre ingénieur, né Chrétien- Lalanne en 181 1.

Lamartine. Je n'ai point sous les yeux l'état civil officiel de l'illustre poète, mais je trouve dans Borel (d'Hauterive) l'explication du nom qu'il porte. Elle est ingénieuse, sinon vraie :

Un des oncles du poète se nommait Martin; à sa mort^ cet oncle lègue à sa femme un champ connu, dès lors, sous la désignation de « Champ à la Martine » (la femme à Martin), d'où Alphonse-Marie-Louis Prat, né en 1790, tira son nom, lorsqu'il hérita de sa tante.

Lamber (Juliette), nom de jeune fille de M'»"-« La Messine^ et sous lequel elle a publié des romans et des nou-

LAMPSONIUS. l8l

velles : Dans les Alpes; le Mandarin; Récits d'une Paysanne.,, etc.. (In-i8, Lévy.)

Lambert (Francis). Le poète fantaisiste^ Faullain de Banville (Théodore), a signé autrefois de ce nom des articles au Tintamarre. Il a donné, sous le nom de François Villon^ d'autres articles à divers journaux. — Né en 1823.

Lambert-TIiiboust, auteur dramatique^ né en 1827 Thiboust (Pierre-Antoine- Auguste).

« J'ai pris le pseudonyme de La/nie/t, — m'écrivait Thiboust, précisément quelques jours 9vant sa fin foudroyante et prématurée, et en réponse à une lettre que je lui avais adressée à propos de la première édition de ce volume même, — en commençant la carrière du théâtre^ et plus tard j'ai joint ce pseudonyme à mon véritable nom, auquel il est si bien resté soudé, que le public, qui veut bien s'occuper de moi,ne les a plus jamais séparés l'un de l'autre...» — (4 juillet 1867). Il est mort le 9 du même moisi

Lameiiiiais (L'abbé de), célèbre prêtre, écrivain et philosophe, né Robert (Félicité) à la terre de Lamennais, d'où sa famille a tiré son nom. Chez lui, on ne Pappelait jamais que Féli par abréviation et comme petit nom d'enfance que les siens lui ont toujours conservé. — Mort en 1854. — Il faut lire, dans la collection du Bibliophile franr- (lAÛdeBachelin Deflorenne, une petite notice deM. J.-Marie Peigne sur la vie intime de Lamennais à la Chênaie. C'est un travail bien fait et qui nous fait voir de très-près, et dans « le deshabillé de la vie » un Lamennais de famille que le public ne connait guère.

La Meulière. L'un des rédacteurs de l'Avenir national, de son vrai nom Pilissier (Victor-Benjamin).

Lampsonius (E.), pseudonyme du dessinateur Eustache Lorsay. Il a encore signé George Davidson des articles

ji

l82 LANCELOT.

de théâtre donnés au Figaro en collaboration avec G. Bourdin.

Lancelot (Capitaine). Voir ArteveUe.

Lancri (Edouard). Pseudonyme d'Edouard LafarguCy auteur dramatique. Il a encore signé Camille,

Ltandremont, auteur d'une Histoire chronologique de la République et de VEmpire et aussi d'une Histoire de la République de 1848, et qui est sous son vrai nom: WouXers (Félix), libraire-éditeur à Bruxelles.

Laiidsvriend(H. E.), publiciste, né Bru/i^e/ (Henri). On lui doit d'intéressantes études historiques sur la Flandre française (2 vol. in-i8, 1841.) (i).

Langel. Les études sur les États-Unis, signées de ce nom à la Revue des Deux Mondes (1865), sont attribuées à M. le Comte de Paris,

Lianglé (Ferdinand), auteur dramatique, né en 1798 Langlois (Joseph-Adolphe), et mort le 20 novembre 1867.

Il a quelquefois pris le pseudonyme d^Eusèbey et il a encore signé de son seul prénom Ferdinand et aussi Charles Odry.

Langlé (Aylic), fils du précédent, également auteur dramatique et aujourd'hui chef de la division de la presse au ministère de l'intérieur (i 869), né Langlois (M§rie-Ange- Ferdinand).

Lianglois (Théodore). Le vaudevilliste Furpille a signé quelques pièces de ce pseudonyme.

Langlois (Justin). La série d'articles biographiques signés de ce nom dans la Lune puis continuée dans l' Éclipse

(1) En voici le titre exact : Scènes historiques flamandes ^ en collaboration avec Edw. Le Glay.

LA RODNAT. 185

SOUS le titre de : les Vaudevillistes chez eux , indiscrétion d'un jrotteufj a pour auteur M. Flan (Alexandre), vaudevilliste lui-même. Il a donné ses vaudevilles, pièces d'à-propos et revues à tous les petits théâtres de Paris, dont il est l'un des plus féconds, des plus habiles et des plus heureux fournisseurs. Membre de la Société du Caveau, M. Flan en a été aussi le président annuel. Il a réuni en volumes quelques-unes des spirituelles chansons dites par lui aux réunions de cette société aimable, dernier refuge de la vieille et véritable gaUé française.

Langlois (Th.). Voir Desmarres.

Lan^lois (Feu). Voir Noriac.

Lansfeldt (Comtesse de). Voir Lola-Montès.

La Palférine. Voir Marcy (Georges).

Laroclielle,ancien directeur des théâtres de la banlieue et aujourd'hui du théâtre Cluny, qui tend, grâce à son intelgente audace, à devenir l'une des scènes les plus littéraires de Paris. On y a joué les Sceptiques y Antony, avec deux artistes hors ligne Laferrière et M"« Duverger, les Inutiles^ etc.. — Né Boullanger (Henri-Julien).

La Roque, vaudevilliste plus connu sous son nom véritable, Boyer^ comme directeur du théâtre du Vaudeville (i8j4 à 1856), où, chose inouïe ! il a fait fortune.

Laroq[ue (Louis). Voir Rubempré (Lucien de),

Laroudé (Charles), auteur d'un roman, M"" d'Espal-

hère, qui a fait sensation à l'Opinion Nationale, où il a paru

en feuilleton. Le vrai nom de son auteur est Charles Cha-

pelle.

La Rounat (Charles de), homme de lettres, né en

181 8, ancien directeur de l'Odéon. Son nom est Rouvenat

(Aimé-Nicolas-Charles) .

l84 LASPRE.

On pourrait encore mettre à son avoir, comme pseudonyme^ le nom même de Montaigne. Il a donné, en 1846 je crois, à PArtiste^ deux chapitres inédits du célèbre écrivain, chapitres retrouvés par hasard, disait-il, et qui eurent un grand succès de lecture. Ils étaient en effet fort remarquables comme pastiches, car ils n'étaient que cela, leur auteur étant M. de La Rounat lui-même.

On aimait jadis ces petites mystifications où se laissaient parfois prendre naïvement les plus lettrés et les plus experts eux-mêmes. Houssaye n'a-t-il pas été lui aussi une fois Voltaire ? — Voyez Esîoile (Pierre de /'.)

Laspre (Sylvain), pseudonyme employé parfois par Louis Veuillotj ce fils de tonnelier devenu à force de volonté; de travail et d'études l'un des premiers journalistes de son temps —avec réserves. — Né en 181 3.

Liassène (Edouard). Voir Jamiiges,

Liatouclie (Henri de) qui nous a fait connaître André Chénier et à qui Ton doit encore quelques comédies, romans et publications diverses, était né, en 1785, Thabaud de Latouche (Hyacinthe). Comme son prénom lui était désagréable et que, disait-il, «il ne l'avait pas choisi, » il l'avait remplacé dans sa signature par celui de Henri. — Mort en

Latour (Louis). Un joli roman, le Capitaine Roqueberty ai paru sous ce nom il y a quelques années. Mais pourquoi M. Albert Brun, l'un des rédacteurs du Nain Jaune, qui en est l'auteur, a-t-il cru devoir le signer d'un pseudonyme i

LiatoTir (Charlotte de). Sous ce pseudonyme M™" Louise Cortamberty femme du géographe de ce nom, a donné un livre bien connu, le Langage des fleurs (1844), qui a été très-souvent réimprimé.

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