MARS
délicieuse voix de ténor et charmait par ses chants une petite coterie d'artistes qui se réunissait dans Patelier de Pierre Bisson, rue du Cherche-Midi. Ses auditeurs, ravis, l'avaient surnommé M^rio. Il garda le nom, partit pour l'Italie, afin d'y compléter son éducation de chanteur et parut, si nous ne nous trompons, sur le théâtre de la Scala. »
Depuis, M. Uchard, resté Mario Uchard, est devenu homme de bourse, puis homme de lettres ; il a écrit des romans^ fait jouer des comédies et des drames, et il a épousé, en 1858, la belle Madeleine Brohan^ sociétaire de la Comédie-Française. — Il est né en 1824.
Mario, pseudonyme du célèbre ténor des Italiens, né marquis ^e Candia (Giuseppe), en 1808, à Turin, et fils du général italien de ce nom. C'est en débutant à l'Opéra, dans Robert le Diable, le 2 décembre 18} 8, qu'il a pris le nom de Mario. Il entra aux Italiens en 18^9, chanta ensuite en Russie de 1845 à 1850, et reparut enfin à Paris, à Ventadour, où il chantait encore dans ces dernières années.
Marle-Mortemart. Voir Wigmore (Lord).
Marly (Comtesse de). Les articles signés de ce nom à P Indépendance belge ont pour auteur M"* de Villelame- Sombreuily qui a épousé un descendant de la fameuse M"^ de Sombreuil, laquelle a bu ou n'a pas bu, — il y a eu de graves discussions à ce sujet, — un verre de sang, en 1793, pour racheter la vie de son père, qui n'en fut pas moins guillotiné quelques mois après. Cette héroïque personne avait épousé un comte de Villelume pendant l'émigration.
Mars (M"«). Célèbre artiste du Théâtre-Français, morte en 1847, à 68 ans. Elle était fille de l'acteur Bouiet, plus connu au théâtre sous le nom de Monvely et de M"« Sal-
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vetat, assez mauvaise actrice de province^ qui se faisait appeler sur la scène madame Mars. Je trouve dans le précieux Dictionnaire historique de Jal l'acte de naissance de la célèbre comédienne. On y remarque une singulière particularité. M"« Salvetat y est indiquée comme « l'épouse » de Monvel. En effets il devait épouser sa maîtresse quelque temps après le baptême de leur fille, et il lui donnait ainsi par avance, pour légitimer l'enfant, le titre de sa femme. Or, il advint que Monvel fut obligé de partir pour la Suède, où il resta pendant plus de dix ans, et il n'épousa jamais celle qu'il avait juré de prendre pour femme. En 1847 seulement survint un jugement qui ordonna la rectification de l'acte de naissance, relativement à la fausse assertion qu'il contenait.
Marsay (Ludovic de). Voir Egerton.
Martial, Voir Ramon.
Martin. Sous ce prénom^ M. Lucas (Charles), de l'Institut, ancien inspecteur général des prisons, a donné des articles à divers journaux, et surtout k'ia Presse, — Né en 1805.
Martin (Eusèbe). Un publiciste, M. Henri Morel^ a donné sous ce nom, emprunté sans doute aussi à la Bêtise humaine de J . Noriac, diverses brochures d'actualité, dont l'une, Isabelle^ reine à Paris; révélations (in-8), a eu, au moment de la chute de la reine d'Espagne, un certain succès de curiosité. (Nov. 1 868.)
Martin (Eusèbe). Voir Noriac.
Martin de Moussy, médecin et voyageur, né en 1810 Martinj à iifou^fy (Seine-et-Marne) .
Il a raconté dans un livre très-eslimé : Description de la Confédération argentine, le long et curieux voyage qu'il fit dans l'Amérique du Sud, où il séjourna de 1841 à 1859.