‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 3)Chapitre 159 sur 231 · OLD-NOLL · texte numérisé non relu

OLD-NOLL

Old-Noll. Un curieux article sur l'Académie, publié dans le Nain Jaune sous ce pseudonyme (i), et qui a soulevé quelques colères et de classiques rancunes, avait pour auteur M:Barbey (Léon-Louis-Frédéric dit Jules), né en 181 1, et devenu d^Aurévilly par adoption. Journaliste, romancier, et coquet, M. Barbey d'Aurevilly est une plume solide, fière et indépendante, ce qui lui fait pardonner quelques manies innocentes de toilette et de tenue, dans lesquelles d'ailleurs la littérature n'a rien à voir.

Je trouve dans un article de Paul de Saint- Victor et dans l'ancien Figaro (1861) deux bien jolis portraits de Barbey d'Aurevilly^; dans l'un, Pécrivain est jugé de main de maître par un styliste qui s'y connaît ; dans l'autre, c'est le personnage physique qui est dépeint d'un trait peut être un peu forcé, mais ferme, malin, et comme rapidement effleuré d'une pointe à la fois légère et sûre.

i*r Portrait. L'Église militante n'a pas de champion plus fougueux que ce templier de la plume, dont la critique guerroyante est une croisade perpétuelle ; mais le polémiste intraitable est en même temps de l'originalité la plus fière... Jamais peut-être la langue n'a été poussée à un plus fier paroxysme ; c'est quelque chose de brutal et d'exquis, de violent et de délicat, d'amer et de raffiné. Cela ressemble à ces breuvages de la sorcellerie où il entrait à la fois des fleurs et des serpents, du sang de tigre et du miel...

2® Portrait. Il est grand et svelte, d'un port d'Hidalgo, le pas délibéré et firappant du talon, le nez au vent, roidement campé sur les jambes. Enferré dans sa redingote tunique d'un goût qui n'est qu'à lui seul, crocheté, sanglé, coupé en deux à la taille comme un officier belge, la poitrine enflée, boutonnée, plastronnée, les bras forcés dans des manches étroites, ouvertes sur le côté à la hussarde, moins les galons. Il porte des gants blancs couturés en noir couleur aurore ou mi- partie, des manchettes en entonnoir de gantelet tenues à force d'empois à la roideur du cuir verni; son pantalon collant à sous-pieds est carrelé blanc, rouge, noir et vert à l'écossaise, parfois zébré ou écaillé comme une peau de tigre ou de serpent. Le chapeau sur l'oreille, à la casseur d'assiettes, il tient de la

(i) Cet article a été publié depuis, avec le vrai nom de l'auteur, en un petit volume in- 18, chez Dentu, sous ce titre : Les Quarante Médaillons de l'Académie.

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main droite une canne, et de la main gauche un petit miroir dans lequel il vérifie, de cinq en cinq minutes, son identité.

Old Sailor, fécond romancier anglais, né Barkers (Mathieu- Henri). Il a collaboré à plusieurs journaux et revues, et il a donné une très-complète Vie de Nelson. Mort en 1846, à 56 ans.

Oldstyle (Jonathan). C'est sous ce pseudonyme que débuta dans la carrière littéraire le célèbre écrivain américain Irking (Washington), né en 1783 et mort en 1859. \v

La réputation de M. Irwing est aussi populaire en Angleterre qu'en Amérique, où ses divers ouvrages d'histoire et de littérature sérieuse et légère se réimpriment tous les jours.

Olibrius. Voir Fortuné.

Olibrius. Voir Raymond (Michel).

Ollivier (Francis), pseudonyme de M"*® Leblanc Regnault de PréboiSy qui a donné quelques pièces de théâtre, généralement en collaboration avec Théodore Barrière.

Olliviers (Jacques). Voir Brepson.

Orner. L'excellent artiste qui a joué sous ce nom à la

Gaîté et à la Porte- Saint- Martin se nomme Penot.

Omicron, pseudonyme sous lequel se cachait, au journal l'Europe, le journaliste et en même temps romancier Léon Cladel.

O'Neddy (Philothée). Un romantique de la grande époque , un des « bousingots » des premiers temps de Th. Gautier, alors qu'il écrivait Albertus.

Cet O'Neddy se nommait Théophile Dondey; il était parent de l'imprimeur Dondey-Dupré, et il a publié quelques poésies et des romans plus remarquables par leur singularité et

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