‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 3)Chapitre 169 sur 231 · PERSAN · texte numérisé non relu

PERSAN

quelques nouvelles sous ce pseudonyme. — Mort en 1859, à Page de 6 5 ans.

Perri'wig. Le rédacteur de la Revue Britannique^ M. Amédée Pichot, né en 1796, a signé jadis de ce pseudonyme dans l'ancienne Revue de Paris^ où il a encore donné ses articles sous les noms de Pickerwill et Sheridan Junior,

Persan (Le). Nous avons tous ^onnu ce personnage au costume oriental , à la longue barbe blanche, à l'œil atone, à l'air ennuyé; ce Turc, ou mieux ce Persan^ comme on l'appelait à Paris, et qu'on rencontrait partout, au bois, au théâtre, aux courses, vêtu d'une longue robe, d'un pantalon large tombant sur un pied aristocratique et finement chaussé, la taille entourée d'une ceinture en cachemire bleu et la tête couverte d'un bonnet d'astrakan.

Le théâtre attirait surtout ce singulier vieillard ; il occupait à l'année une stalle de balcon, toujours la même, à la droite de l'acteur, à l'Opéra, à l'Opéra-Comique et aux Italiens. C'est à ce dernier théâtre que j'ai fait, sans le vouloir, sa connaissance. C'était en 1860; nous étions un petit cercle de journalistes placés au balcon , sur les strapontins du couloir qui conduit aux fauteuils : Scudo, Gabriel Guillemot, Prosper Jourdan , etc., et moi , nous nous retrouvions là à presque toutes les représentations. Le Persan était devant nous, toujours à la même heure, exact au lever du rideau, fidèle à son éternel fauteuil, où il venait se placer immuable et silencieux. Un jour il était par hasard absent; sa place étant restée vide, je la pris après le premier acte du spectacle. Soudain je sens un léger coup frappé sur mon épaule; je me retourne, le Persan était derrière moi. Sans prononcer un seul mot, il fit un geste expressif qui voulait dire : « Rendez -moi ma place ! » Je me levai aussitôt et je lui fis mes excuses en le saluant,

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