‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 3)Chapitre 206 sur 231 · TIBERGE · texte numérisé non relu

TIBERGE

Sanson, qui était probablement ce jour-là en veine d'àpropos et de gaité, lui dit, avec un singulier sourire et en lui montrant la terrible machine : « Eh bien ! pare donc celle-ci, Rousseau !... »

Tiberge (L'abbé). L'écrivain qui se cachait sous ce pseudonyme est mort fort jeune en 18^2. Je n'en eusse pas parlé si je n'avais vu rééditer, en 1866, son principal ouvrage : Louisa^ ou Us Douleurs d'une fille de joie (2 vol. in- 18, i'* édition, 1830), qui n'a cependant ni grand mérite de style, ni surtout grande originalité. L'auteur avait dédié son livre à Jules Janin, et cela justement, car il y avait pastiché et imité tant et plus le style, le sujet et les idées de VAne mort et la femme guillotinée. Il a encore signé Emile de Palman, Retherde Brigîliony etc., et donné, avant 1850, une Histoire de l* Eglise, alors qu'il était au séminaire. On doit aussi quelques pièces de vers^ d'autres romans et un drame : Charlotte Corday, joué au Théâtre- Français, à cet étrange écrivain, bien oublié de nos jours, malgré la réimpression de son moins mauvais livre; il se nommait Regnier-Destourbet, et il était né à Langres vers 180).

J 'ai retrouvé de lui, dans la Revue de Paris ( 1 8 5 1 , t . XXX), une petite nouvelle très-courte, Sophie, qui aurait certainement mérité, de préférence à cette Louisa médiocre, les honneurs d'une réédition.

Tim. Voir F orgues.

Timon, célèbre et redoutable pseudonyme du journaliste, député, publiciste et enfin conseiller d'Ëtat de la Haye (Louis-Marie), vicomte de Cormenin. Les nombreux pamphlets, signés de ce nom, publiés de 1834 à 1847 ont depuis été réunis en volumes. M. de Cormenin a encore signé Maître Pierre une série assez considérable d'Entretiens

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