BRUNETTI
royale une participation quelconque à l'œuvre nouvelle, la presse lui prêta successivement pour auteurs des personnages à qui leur position donnait l'entrée intime du château : MM. Vatout, Trognon, de Lamac, le duc de Nemours, et enfin Louis- Philippe lui-même. Le surlendemain, la pièce fut jouée de nouveau au milieu des mêmes sifflets ; la troisième et la quatrième représentation ne purent être achevées, et le cinquième jour elle disparut de l'affiche. Elle n'a même pas été imprimée. Ce n'est qu'un peu plus tard qu'on sut que son auteur était M. Liadières, député, officier d'ordonnance du roi, et qui devint aussi conseiller d'Ëtat. Il avait déjà donné au théâtre quelques tragédies oubliées, et depuis, en 185 1, la Comédie-Française joua de lui une deuxième comédie en vers, les Bâtons flottants, qui eut un petit succès, grâce au bruit répandu que le roi Louis-Philippe, mort l'année précédente, y avait jadis collaboré. — M. Liadières est moçt en 1858, à 66 ans
Brun (Charles). Voir Lockroy (Edouard).
Brune (Claire). Le roman Ange de Spola^ des contes et quelques nouvelles ont été publiés sous ce pseudonyme par M"« Claire Marbouty.
Brunet. Pseudonyme du célèbre comédien qui a créé aux Variétés le type immortel de Jocrisse. Son nom était Mira (Jean-Joseph). — Mort en 185 1.
i< J'ai joué devant toutes les têtes couronnées de France, disait Brunet, et j'ai remarqué que Napoléon riait peu, Louis XVIIl riait d'uiTgros rire, Charles X souriait, Louis- Philippe riait aux éclats. »
Brunetti (M"e Maria), cantatrice élevée dans la serre chaude musicale Duprez, faite à l'image même du maître, peu de voix, peu de moyens naturels, beaucoup de talent.