DESNOYERS
Th. Langlois^ Jérôme Soldièze, Léonidas Prud^homme et même Citrouillardj pseudonyme pris surtout par son collaborateur Commerson.
Desnoyers (Ch.). Voir Pages.
Desprez (Ernest). Voir Jules Cordier.
Desrieux (M"«), pseudonyme d'une ancienne artiste du VaudeviHe, M"** Manry^ fille d'un employé au ministère des travaux publics, et retirée du théâtre depuis qu'elle a épousé Coquelin, ce fils d'un boulanger de Boulogne-sur- Mer, devenu, si jeune et en si peu de temps, Tun des plus remarquables sociétaires de la Comédie-Française.
Desrieux. Voir Laurent (Marie).
Desroches (Le Chevalier), pseudonyme du journaliste Auguste Lireux, né en 1810, ancien directeur de l'Odéon, puis feuilletoniste théâtral du Constitutionnel sous le docteur Véron. Il a publié un l:';re curieux, illustré par Cham, et rare aujourd'hui : l^ Assemblée nationale comique^ où il a peint de main de maître, sans trop les charger, tout en les chargeant, nos profonds politiques de la Chambre des représentants en 1848 et 1849.
C'est au Courrier français que Lireux signait une chronique de la semaine du pseudonyme précité.
Desroclies (Henri). Voir Dash.
Desroncerets. Les articles signés de ce nom au journal le Club sont de M. Louis Pollet.
Desroziers (Gustave). Sous ce pseudonyme, M. Gustave Lemoine, frère du directeur du Gymnase, a donné quelques vaudevilles et aussi des paroles de romances et diverses poésies. Il a épousé M"' Loïsa Puget, si célèbre, il y a une vingtaine d'années, par les mélodies charmantes qu'elle
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a composées, la plupart sur des paroles de son mari, et qui est volontairement rentrée dans la retraite au moment même de ses plus grands succès.
Destagel. Voir Rago (Dom).
Destouclies. Peintre, né Detouche (Paul-Émile), en 1794, et qui a aussi cultivé la poésie. Il a ajouté une lettre à son nom patronymique pour se distinguer d'un confrère homonyme, le peintre Laurent Detouche.
Il a publié, en 181 9, une Épitre à Nicolas Poussin (in-8 de 16 pages), qu'il avait signée Un Jeune Peintre,
Destournelles (Paul). Voir CagUostro.
Desvergers, auteur dramatique, né Chapeau (Armand), et qui a encore signé Louis et MoreL
Devil (John). Voir Sol (Daniel).
Deville (Albert). Voir Monglaye (E. de),
Devismes (Joseph). Voir Fantan.
Devits (Charles). Le journaliste Francis Magnard a donné sous ce nom des articles à l'ancien Gaulois et à la Causerie de V. Cochinat. Plus tard, en 1864, dans les premiers numéros du Grand Journal^ M. Magnard signait modestement Un Liseur sa Chronique des chroniqueurs. Dans la même feuille il a aussi rédigé, sous le nom de Louis Fyx, un Journal de la semaine. En 1 866, avant de mettre son nom tout au long au bas des Paris au jour le jour de VÉvénement, il les signait de ses initiales F. M. Enfin, plus récemment, dans la Fronde, on lui a attribué, avec raison croyons-nous, les mordants articles intitulés FronderieSy par un frondeur. En dehors de ses attributions quotidiennes du Figaro y M. Magnard a écrit dans beaucoup de journaux un grand nombre d'articles sur différents sujets. L2i Revue fran-
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çaise (1862) publia de lui des Lettres franches ; le Figaro bihebdomadaire, dans ses dernières années, l'a compté parmi ses plus actifs collaborateurs. Il y fit notamment chaque semaine, pendant plusieurs mois (1866)^ des articles, sous le titre de Paris en détail ^ qui furent très- rem arqués. Le Paris- Magazine et la Rue^ deux jumeaux disparus ou transformés, contiennent aussi des articles de M. Magnard, qui doit encore publier prochainement des romans. — Né en 1837.
AU moment même où j'écris ces lignes (novembre i868\ M. Magnard commence dans tOpinion nationale la publication de son premier romao, CAbbiJiràmt. Qui donc nous disait que Magnard n'était • qu'un simple découpeur d'articles, le ciseau assermenté au Figaro? » On l'a dit, répété, resassé, imprimé et réimprimé. Qu'on lise donc avec plus d'attention les commentaires pleins de finesse, de tact et d'érudition, qui accompagnent la plus grande partie des « découpures m dudit Magnard ; qu'on lise surtout cet Abbé Jérôme, qui paraîtra sans doute en volume, et qui sera, non pas la révélation — Magnard est tout révélé pour nous — mais la confirmation publique d'un talent sym.pathique et vrai.
Diabole. Voir Cagliostro.
Dicastès. Voir Judex.
Dick-Muller. Voir Scott.
Dioks (Georges). Voir Machet.
Didier (Rose). Voir Cupidon,
Dieudonné. Voir Oronîe.
Dieulegarde, auteur d'une brochure d'actualité, publiée chez Dentu en 1856, /a Tirelire parisienne, Trésor du Locataire y sécurité du Propriétaire (in- 12), et dont le vrai nom est Dieulevard,
Dimitri (Comte), auteur d^études sur la Pologne et la Russie, publiées dans divers journaux et revues. Né prince Lubomirski, Le même écrivain a donné, à la Rtviit
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contemporaine, une série d'articles très-remarques : Souve^ nirs anecdotiques d'un ancien page de l'empereur Nicolas, qui ont paru sous la seule signature M*'*.
Dinaux, pseudonyme collectif du banquier et ancien député Beudin et du chef d'institution Goubaux^ composé des dernières syllabes de leurs deux noms. Ils ont signé ainsi, entre autres pièces, Richard d'Arlington avec Alex. Dumas, et Trente anSy ou la Vie d'un joueur. Depuis 1848, M. Beudin, — né en 1796, — a repris exclusivement ses affaires de finances, laissant à son collaborateur le droit d'exploiter pour lui seul leur commun pseudonyme.
Bien que chef d'institution, M. Goubaux donnait à la littérature tous les loisirs qu'il pouvait se faire, et il continua à collaborer à de nombreuses pièces qui, presque toutes, ont été des succès : Clarisse Harlowe, l'Abbesse de Castro^ la Dot de Suzeîte, Louise de Lignerolles, etc. Il a encore publié au Courrier Français des feuilletons qu'il signait Pierre Aubry et Hautefeuille. M. Goubaux est mort en 1859, à 64 ans.
Diogène. Voir Gravillon.
Doerring, publiciste et homme d'Etat allemand, né en 1800 Witt (Ferdinand). Exilé de son pays en 1819, il a vécu depuis en Angleterre, où il a publié des écrits politiques, et donné aussi quelques livres de littérature et de voyages.
Dolent (Jean), romancier et publiciste fantaisiste, né Antoine Fournier. Lisez de lui le Roman de la chair, un peu réaliste, mais fièrement écrit.
Dominique. Voir Rosenkranz.
Dondey de Santeny. Voir 0' Neddy.
Donnadieu, pseudonyme de M. l'abbé Delion, au-
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teur de brochures relatives au miracle de la Salette. On lui a attribué; mais à tort, la paternité du mauvais roman k Maudit.
Le succès de cette lourde production a donné lieu à bien des suppositions plus ou moins singulières. M. Ulbach a passé d'abord pour l'auteur du Maudit, il s'en est vivement défendu ; on a ensuite attribué <:e roman à M. Erdan, du TempSy qui a vertement protesté dans le journal PÊyénement (du 23 novembre 1865) contre cette odieuse insinuation. N'a-t-on pas été aussi jusqu'à imprimer que M*"" Sand et l'un de ses secrétaires, M. Manceau, avaient perpétré de connivence cette misérable élucubration, à laquelle on assurait en même temps que Victor Hugo avait aussi travaillé? Je lis enfin dans un numéro de la Petite Revue (^2^ novembre 1865) : « Nous avons de bonnes raisons d'attribuer le Maudit à M. l'abbé Michon. » Lequei abbé a d'ailleurs aussi, je crois, protesté ou fait protester contre cette assertion. Ensomme^ le masque de l'abbé X..., auteur anonyme du Maudit et de la demi-douzaine de romans du même genre qui l'ont suivi, reste encore à arracher.
Dora d'istria, pseudonyme de M°^^ la princesse Koltzoff'Massalsky, née Hélène Ghika en 1829, et à la fois peintre et écrivain.
Dorante. Les articles du journal la Gazette des Étrangers signés de ce pseudonyme sont de UU, H. de Pène^ Charles Coligny, Hector de Caillas^ et Henri Delaage.
M. de Pêne signe encore Nemo à l^ Indépendance Belge^ où il a longtemps donné des articles et courriers de Paris signés Manè, Il a été le Monsieur Maxime du nouveau Gaulois (1868). Enfin il a aussi chronique à la Revue Européenne sous le nom de Frederick. — Né de Pêne (Henry) en 1&30.
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Dorlange, régisseur général pendant plus de vingt-cinq ans, et conservé par toutes les directions du théâtre populaire des Folies-Dramatiques. Très-aimé des auteurs et des artistes, papa Dorlange, comme on l'appelait, vient de prendre sa retraite, tout en conservant le litre de Régisseur honoraire du théâtre où il a vécu une partie de son existence, y ayant été d'abord acteur, fort médiocre il est vrai, avant d'en prendre la régie. Son nom légal est Poliart,
Dormeuil, acteur, auteur et directeur de théâtre, né en 1794, et dont le véritable nom est Contaî-Des/ontaines (Charles).
Son fils lui a succédé comme directeur du Palais-Royal, associé à M. Plunkett ( i). le frère de la célèbre M™' Doche et de la danseuse Plunkett, qu'on a vue pendant quelques années à l'Opéra, et qui vit aujourd'hui retirée à Neuilly.
Dorus, pseudonyme du flûtiste célèbre, professeur au Conservatoire, né en 181 3, et dont le nom est Vansteenkiste (Vincent-Joseph).
Dorus-Gras (M™^). Célèbre cantatrice, née en 1807 Vansteenkiste dit Dorus (Julie), et mariée en 1833 au violoniste Gras. Elle est sœur du célèbre flûtiste Dorus (voyez ce nom), et elle a tenu à l'Opéra, de 1850 à 1845, l'emploi de première chanteuse avec un très-considérable succès.
Cette remarquable cantatrice a débuté à Paris le 9 novembre 1830 dans le Comte Ory; depuis 18 j 5 elle a repris tous les rôles créés par M™e Damoreau. Elle a créé Eudoxie, de la Juive; la Reine, des Huguenots; Gine* vra, dans Guido; etc.. L'arrivée et le régne absolu et autocratique de W^^ Stoltz à repéra causèrent la retraite prématurée de M°>e Dorus en
Doucet (Victor). Voir Revel (Max de), Douglass. Écrivain américain, auteur de mémoires
(i) En décembre 1868, M. Plunkett a cédé sa part de direction au vaudevilliste Choler.