‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 3)Chapitre 85 sur 231 · PAVILLON · texte numérisé non relu

PAVILLON

malgré « la blague » des affiches^ *ne lui rapportant pas ce qu'il en espérait, Dunan- Mousseux jugea à propos de se faire vaudevilliste. On a joué de lui aux anciens Délassements et aux Folies-Dramatiques quelques revues et vaudevilles qui ne sont ni meilleurs ni plus mauvais que bien d'autres, si l'on considère surtout que le théâtre ne s'apprend guère en taillant des habits ou en rédigeant des affiches. Informons donc la postérité que l'illustre confectionneur de vaudevilles ou d'habits précité se nommait en réalité Gadon, — Mort en août 1868.

Du Pavillon. Voir Antony.

Dupiney de Vorepierre. Auteur d'un célèbre Dictionnaire encyclopédique et illustré, né en 181 1 Bertet-Dupiney. Il est docteur en médecine depuis 1841 .

Duplessis (Alfred). Voir Aunay (Alfred d'V

Duplessis (Armand). Voir Bartevelle.

Duplessy (M""), longtemps actrice aux Folies-Dramatiques, puis au Vaudeville. Née Duhamel (Virginie).

Duponchartraiii, l'un des pseudonymes du journaliste Maurice Alhoyj({\ï\ a fondé, sous la Restauration, une série de petits journaux dont pas un n'a survécu. Le Figaro lui-même, qui lui doit sa venue au monde, disparut à son tour pour ne renaître que bien longtemps après, recréé en quelque sorte à nouveau par M. de Villemessant. Ce ne fut pas Alhoy qui profita de la fortune que devait donner ce journal à son propriétaire. Entre ses mains le Figaro ne fit pas ses affaires, et un beau jour Le Poittevin Saint-Alme le lui acheta moyennant 300 francs. Il en fit le premier journal satirique de Paris, un Figaro que tout le monde voulut lire et qui eut assez rapidement le succès qu'il devait retrouver plus tard lors de sa renaissance et de sa transforma-

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tion. Quand le journal fut ainsi lancé^ Le Poittevin Saint- Almele revendit à Bohain, ce journaliste que la Révolution de 1830 allait faire préfet, et qui, bien qu'alors simple étudiant (1827), était assez riche pour payer un journal 40,000 francs (i).

Maurice Alhoy n'était pas un homme heureux, car il entreprit ainsi mille aventures qui devaient faire la fortune des autres. Il a donné des romans sous le nom de Saint' Gervais et signé des pièces de théâtre Philadelphe, Maurice et Philadelphe Maurice. C'est au théâtre Comte , où il a fait jouer une foule de petites pièces , qu'il signait Duponchartrain. — Mort en 1855, à jj ans.

Dupont (Alexis), ancien chanteur de l'Opéra. Il a fabriqué son prénom, ceux de son état civil étant Pierre- Auguste. — Né en 1796.

Dupré. Voir Bartevelle.

Dupuy (Denis). Sous ce nom d'emprunt, M. Emile Laméy mort, hélas ! bien peu de temps après ses débuts dans les lettres, a donné quelques articles et des nouvelles. Il était fils du mathématicien Gabriel Lamé, de l'Institut.

Dupuy (Charles). Voir Raymond (Michel).

Dupuy. Voir AugeroL

Duquesnois^ célèbre professeur de prononciation et de déclamation, né Chausseblanche en 1797. lia publié plusieurs ouvrages relatifs à son enseignement, et donné de fréquentes conférences et leçons publiques intéressantes.

(i) Bohain fit du Figaro un journal de petite politique et de petits bavardages, sans grandes visées d'opposition, et qui ne faisait guère que de légères piqûres d'épingles. Il y inséra et y signa cependant la protesution des journalistes contre les ordonnances de 1830, ce qui lui valut sa préfecture, qu'il ne conserva d'ailleurs que peu de temps.

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