ESSLER
Erdan, correspondant du journal le Temps pour les nouvelles italiennes. Il a été du premier Evénement de Vacquerie, Hugo et Meurice ; son livre la France mystique (iS^ 5) où la religion était quelque peu malmenée, lui a valu de Pamende et de la prison.
Ancien séminariste, M. Erdan, à son entrée dans les lettres, a retourné son prénom André pour se faire un pseudonyme. Il est né en 1826 Jacob (Alexandre-André).
Eresby (Gustave d'). Sous ce nom, M, Gustave Flaxland, l'éditeur de musique bien connu de la place de la Madeleine, a publié quelques compositions de sa façon, ou bien encore des arrangements de divers morceaux de maîtres. On doit surtout à M. Flaxland la vulgarisation des œuvres de Wagner et de celles de Schumann. C'est lui qui a tenté le premier, au prix de bien des sacrifices d'argent et même d'amour-propre, d'acclimater les œuvres de ces deux talents contestés. Le succès, après quelques années de luttes, a couronné les efforts de l'intelligent éditeur, et je ne serais pas étonné qu'au point de vue commercial et artistique tout à la fois, Schumann, je ne dis point encore Wagner, eût bientôt la vogue de Chopin ou de Beethoven euxmêmes d'abord si longtemps méconnus.
Ermel (Caliste). Voir Frantz-VUlers.
Ernest. Sous ce prénom, l'un des rédacteurs de la Gazette de France^ M. Brisset (Mathurin), gendre de M. de Lourdoueix, l'ancien directeur de ce journal, mort en 1860, a donné quelques vaudevilles sans importance.
Ernest. Voir Malvoisine.
Essler (Jane), actrice de drame et de comédie, célèbre à l'Odéon puis au Vaudeville, où elle a créé quelques rôles importants du répertoire contemporain. Elle avait débuté à