FRANÇOIS
sul de France. Il est fils de la célèbre Eugénie Nîbojret (Voir Sainî'Agnan).
Fradelle (Eugène), auteur et même artiste dramatique, né Victor CouailhaCy et frère de Louis Couailhac, journaliste, vaudevilliste et romancier.
France (A. de). Voir Alby.
Francisque jeune, l'un des « valets» du Gymnase, né Hutin (Louis- Auguste). Il a réuni la plus complète collection de pièces de théâtre de tous les temps
On l'appelle jeune , bien qu'il soit aujourd'hui le seul existant de sa famille, si connue au théâtre; mais Pusage a consacré cette anomalie. Il a signé, il y a de longues années^ du pseudonyme Palmir, quelques pièces données en collaboration. Mais il est plus estimé pour celles qu'il a jouées ou collectionnées que pour celles qu'il a faites.
Franck -Gai^é, célèbre procureur général et pair de France sous Louis-Philippe, mort en 1862. Son nom était Carré (Paul-François).
Franck-Marie , professeur de musique , puis feuilletoniste musical, sous ce pseudonyme, au journal la Patrie. Son vrai nom est Pedorlini II est mort en 1 868.
Son frère a d'abord été baryton sous son vrai nom, Pe • dorlini^ à l'ancien Opéra National , devenu le Théâtre Lyrique. Il est ensuite entré au Théâtre-Français, où il a joué pendant quelque temps la tragédie sous le nom de Jouanni. On l'a vu ensuite, au boulevard, à la Gaîté, à l'Ambigu, et même à Beaumarchais.
François. Les premières pièces de M»"' la baronne de Bawry née Goury de Champgrand en 1773, ont été données sous ce pseudonyme. Tout le monde connaît sa jolie
Il6 FRANTZ-NOEL.
comédie : les Suites (Vun Bal masqué (i8i 3), qui est toujours restée au répertoire du Théâtre-Français.
M^^® de Champgrand avait épousé en premières noces le comte de Saint-Simon^ devenu depuis le chef de la secte saint-simonienne. Elle divorça en 1801, et elle épousa quelques années plus tard un officier russe , le baron de Bawr, qui fut écrasé par une voiture, dans la rue Richelieu, en i8i2. — Morte en 1861.
rrantz-Noël, pseudonyme d'un jeune débutant dans la carrière des lettres, le fils de Léon Beauvallet, le petitfils du Beauvallet de la Comédie-Française, l'ex- sociétaire à la voix de cuivre, aujourd'hui pensionnaire au jour le jour des divers théâtres de drame de Paris.
Frantz-Villers, pseudonyme pris par le critique Armand de Pontmartin lorsqu'il remplaça Adolphe. Adam comme courriériste musical à l'Assemblée Nationale, Né Ermel Ferrard de Pontmartin en 181 1, le célèbre auteur des Jeudis de M'^^ CharbonneaUy tableau aussi amusant qu'inexact de la littérature de son temps, a encore signé Calixte Ermel, Marc Pontin et Théobule.
Frascati. Le banquier Millaud (Moïse), né en 181 3 à Bordeaux, où ses parents étaient de petits marchands établis sur le port de cette ville, a signé de ce pseudonyme un vaudeville célèbre : Ma nièce et mon ours, joué en 1859 au théâtre du Palais-Royal.
M. Millaud a pris part, dans sa vie d'affaires si agitée et si remplie, aux spéculations les plus différentes et les plus diverses. Il a surtout entrepris de se servir de la presse comme du moyen d'action le plus efficace, le plus direct et le plus facilement répandu ; il l'a utilisée de toutes les manières, il 1'^ asservie et transformée en inaugurant un sys-
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tème de réclames, d^affiches, de turbulentes annonces et de « boniments » de toutes sortes, qui tenaient un peu du charlatanisme, mais qui n'en ont pas moins établi le succès de ses multiples tentatives. M. de Villemessant et lui sont les deux plus habiles « impressarii » de la presse actuelle, mais de la presse à réclame, vivant un peu au jour le jour, ayant continuellement besoin de forcer et de surmener son organisation, et de tenir éveillée l'attention publique par des inventions sans cesse renouvelées. De là les grotesques annonces imaginées par M. Millaud à la fondation du journal l'Audience, et perfectionnées encore à l'endroit duPetit Journal; de là aussi des primes perpétuelles : oranges, albums, buvards, zootropes, etc., offertes par M. de Villemessant à ses innombrables mais insatiables lecteurs II né faut pas moins constater qu'en dehors de ces moyens, qui, en somme, n'attirent les badauds que pour peu de temps, les journaux de MM. de Villemessant et Millaud doivent leur vogue continue à des causes d'un ordre plus sérieux et plus élevé.
Voici la liste des journaux qu'a eus entre les mains M. Millaud, depuis le commencement de sa carrière :
1830. Le Lutin (à Bordeaux).
1835. Le Gamin de Paris.
1836. Le Flâneur.
1838. Le Négociateur.
1839. V Audience.
1848. La Liberté.
Le Journal des Chemins de fer.
^ Le Conseiller du Peuple.
1856. Le Journal des Actionnaires.
1857. La Presse, •86}. Le Petit Journal.
is colossal de cette dernière feuille a dqpné nais-
Il8 FREDERICK.
sance au Journal llmiréy au Journal politique et littéraire^ à la Revue populairey à la Revue pour tous^ au Nouvel Illustréy au Soleily etc., tous sortis de l'officine Millaud et rédigés par sa famille, ses amis et parfois aussi par lui-même. Il a, en effet, donné dans ces diverses feuilles beaucoup d'articles signés de son nom renversé Duaïlim.
Frederick. Voir Dorante.
Frédol (Alfred). Les quelques ouvrages signés de ce nom, et notamment le Monde de la Mer, un des meilleurs livres d'étrennes de la maison Hachette, publié après la mort de son savant auteur, sont du naturaliste Moquin- Tandon ^Horace- Alfred), membre de l'Institut, mort en 1864, à 60 ans.
Fremder -(Le docteur), auteur d'études historiques(i) sur Tancien pays de Liège, né Morel (Auguste).
Fridolin (Major). Les chevaux engagés sous ce nom dans les courses du turf parisien appartenaient à Khalil- Chérifî-Bey, à Charies Laffitte et au baron de Nivière, qui avaient formé, en janvier 1 867, sous la raison sociale ci-dessus désignée, une écurie commune bien connue des amateurs de chevaux. Il y a eu depuis, en 1S68, entre les trois associés, un procès qui a amené leur séparation et la dissolution de leur société.
M. de Vdlbezen avait jadis donné sous ce même nom le Major Fridolin y des articles littéraires aux Débats, et publié en Belgique une brochure d'actualité, le Chien d'Alcibiade
encore à cet écrivain plusieurs romans :
Rkit$ d'hier et d'aujourd'hui^ in- 18, chez
remarquable travail publié à la même
dans la Revue des Deux Mondes
lUg^s (i8s6).
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SOUS ce titre : les Anglais et Vlnde (in-8"), et signé également de son pseudonyme.
Fritz. Voir Gérard de Nerval.
Froulay (L'abbé), auteur d'un volume aujourd'hui oublié, Après Vêpres 0^37 > îi^"8> Levavasseur), qui a donné lieu à une singulière supercherie. Peu de temps après sa publication, ce même ouvrage parut en Belgique sous le titre de Madame Isabelle y par Petrus Borel C'était là une simple contrefaçon par spéculation, Borel étant alor5 aussi connu que le prétendu Froulay l'était peu. Après Vêpres contenait trois nouvelles, dont la première, Madame Isabelle^ avait fourni le titre du livre contrefait par l'éditeur belge, qui avait en même temps substitué le nom de Borel à celui de Froulay. Cet abbé Froulay n'était autre que M. E. Boucheryy qui s'est depuis fait connaître comme rédacteur de la Patrie.
F, T. G. Voir Graindorge.
Fumivore (Emile). Voir Saint-Hilaire (Marco de).
Fyx. Voir Devits.
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Gabriel. Voir Renneville.
Gaconde, anagramme dont furent signés, dans les petits journaux et les révues du temps , bon nombre d*articles et de pièces diverses dus au publicîsle Edmond d'Ocagne, rédacteur principal de la France dramatique , où il signait
Ed, d'O Il écrivait aussi dans les journaux de théâtre
sous son prénom Edmond. — Né en 1795.
Galli-Marié (M'"e^^ fiHg ju chanteur Marié, et veuve de M. Gain. Elle est devenue, sans avoir une voix ni bien merveilleuse ni bien étendue, Tune des meilleures cantatrices dramatiques qu'ait eues POpéra-Comique.
Sa sœur Irma Marié a passé tour à tour par les scènes les plus différentes : le vaudeville, la musique et les féeries ont successivement montré sous un jour favorable son talent varié, mais d'une puissance et surtout d'une originalité bien inférieures à celui de sa sœur.
Une troisième fille de Marié, Paola Marié, prise comme ses sœurs de la passion du théâtre, voulut débuter aussi, malgré l'opposition "de sa famille ; elle dut même se résigner à attendre sa majorité pour paraître devant le public. Ses débuts ont eu lieu, aux Bouffes- Parisiens , en janvier 1869.
Gambier (Jules). Voir Lockroy (Edouard).
Gambo (Edouard). Voir Cénac-Moncaut.
Gamond (M*'*' Zoé). Disciple et admiratrice de Fourier, elle a publié en 1838 un livre populaire sur son système. Elle a encore donné plusieurs ouvrages, parus d'abord dans des journaux ou dans des revues, et relatifs à ses études de prédilection. Mariée à M. Galti, elle signa dès lors Gaîti de Gamondy et aussi Marie de G... et même quelquefois Gamond. Elle a beaucoup écrit dans les journaux et