‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 4)Chapitre 129 sur 257 · LACOUR · texte numérisé non relu

LACOUR

de sa famille, il est mort le ai juin 1868. Sa femme lui a fait de splendides funérailles, et seule, dans une sombre voiture de deuil, elle a suivi, — marque de respect un peu tardive, — le convoi déserté de son mari jusqu'à la dernière demeure...

Lacenaire. Voir Refay de Lusignan.

Lacombe (Louis), pianiste et compositeur, né Trouil- Ion (Louis) en 181 8. Il a presque toujours écrit pour le piano ; le Théâtre -Lyrique a joué sans grand succès un petit opéra de lui : la Madone (1861).

Lacour (Paul de). Sous ce nom, un Strasbourgeois d'un vif et délicat esprit, M. Paul RistelhvLber^ a donné en 1856 une excellente traduction de lieder allemands avec ce titre : Bouquet de lieder. Depuis, sous les noms de David et de d^Est, le même écrivain a collaboré au journal l'Europe, Citons encore un dernier pseudonyme moins connu et non moins curieux à connaître. Il a paru à Strasbourg, sous la signature Êléonor Pommadin, une petite chanson satirique et locale intitulée la Bonbonnière inodore , qui était simplement autographiée et tirée à un très-petit nombre d'exemplaires. M. Ristelhùber en était l'auteur.

Né en 1834, fils d'un médecin distingué de Strasbourg, M. Ristelhùber a publié récemment, chez l'éditeur A. Lemerre, une excellente traduction de quelques contes florentins, qui ont eu un succès rapide et mérité. On les connaît sous ce titre : Contes de Pogge.

J'ai vu souvent écrit et j'ai souvent écrit moi-même le nom de M. Ristelhùber, Ristelhueber. L'aimable auteur des ouvrages précités m'a fait l'honneur de m'écrire qu'il avait adopté la première orthographe Ristelhùber, « parce que je prétends, me dit-il, que c'est le tréma allemand descendu dans le corps du mot. »

Ne le chicanons pas pour si peu.

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