LA ROUNAT
SOUS le titre de : les Vaudevillistes chez eux , indiscrétion d'un frotteur, a pour auteur M. Flan (Alexandre), vaudevilliste lui-même. Il a donné ses vaudevilles, pièces d'à-propos et revues à tous les petits théâtres de Paris, dont il est l'un des plus féconds, des plus habiles et des plus heureux fournisseurs. Membre de la Société du Caveau, M. Flan en a été aussi le président annuel. Il a réuni en volumes quelques-unes des spirituelles chansons dites par lui aux réunions de cette société aimable,. dernier refuge de la vieille et véritable gaîté française.
Langlois (Th.). Voir Desmarres.
Langlois (Feu). Voir Noriac.
Lansfeldt (Comtesse de). Voir Lola-Montès,
La Palférine. Voir Marcy (Georges).
Larochelie,ancien directeurdes théâtres de la banlieue et aujourd'hui du théâtre Cluny, qui tend, grâce à son intelgente audace, à devenir l'une des scènes les plus littéraires de Paris. On y a joué les Sceptiques , Antony, avec deux . artistes hors ligne Laferrière et M"« Duverger, les Inutiles^ etc.. — Né Boullanger (Henri-Julien).
La Roque, vaudevilliste plus connu sous son nom véritable, Boyer, comme directeur du théâtre du Vaudeville (1854 a 1856), où, chose inouïe ! il a fait fortune.
Laroque (Louis). Voir Rubempré (Lucien de).
Laroudé (Charies'), auteur d'un roman, M"® d'Espalbère, qui a fait sensation à l'Opinion Nationale, où il a paru en feuilleton. Le vrai nom de son auteur est Charles Chapelle.
La Rounat (Charies de), homme de lettres, né en 1818, ancien directeur de l'Odéon. Son nom est Rouvenat (Aimé-Nicolas-Charles) .
184 LASPRE.
On pourrait encore mettre à son avoir, comme pseudonyme, le nom même de Montaigne. Il a donné, en 1846 je crois, à l'Artiste, deux chapitres inédits du célèbre écrivain, chapitres retrouvés par hasard, disait-il, et qui eurent un grand succès de lecture. Ils étaient en effet fort remarquables comme pastiches, car ils n'étaient que cela, leur auteur étant M. de La Rounat lui-même.
On aimait jadis ces petites mystifications où se laissaient parfois prendre naïvement les plus lettrés et les plus experts eux-mêmes. Houssaye n'a-t-il pas été lui aussi une fois Voltaire ? — Voyez Esîoile (Pierre de /'.)
Laspre (Sylvain), pseudonyme employé parfois par Louis Veuillot, ce fils de tonnelier devenu à force de volonté, de travail et d'études l'un des premiers journalistes de son temps —avec réserves. — Né en 1813.
Lassène (Edouard). Voir Jumièges.
Latouche (Henri de) qui nous a fait connaître André Chénier et à qui l'on doit encore quelques comédies, romans et publications diverses, était né, en 1785, Thabaud de Latouche (Hyacinthe). Comme son prénom lui était désagréable et que, disait-il, «il ne l'avait pas choisi, » il l'avait remplacé dans sa signature par celui de Henri. — Mort en
Latour (Louis). Un joli roman, le Capitaine Roque-bert, a paru sous ce nom il y a quelques années. Mais pourquoi M. Albert Brun, l'un des rédacteurs du Nain Jaune, qui en est l'auteur, a-t-il cru devoir le signer d'un pseudonyme ?
Latour (Chariotte de). Sous ce pseudonyme M"® Louise Cortamberty femme du géographe de ce nom, a donné un livre bien connu, le Langage des fleurs (1844), qui a été très-souvent réimprimé.