MEYER
catholique, il était protestant. On connaît ses écrits, la plupart consacrés et dédiés à l'enfance et à l'éducation des jeunes mères; on les lit encore aujourd'hui. M. Guizot perditj en 1827, cette première et digne compagne de sa vie. Sa mort fut des plus touchantes. Elle exigea de son mari qu'il se remarierait avec sa propre nièce à elle, M^^^ Élisa Dillon, et, mourant dans la religion catholique, elle voulut être enterrée selon le rite protestant, dans l'espoir de retrouver un jour, dans la vie éternelle, celui qui lui survivait
De ce premier mariage M. Guizot eut un fils, François, traducteur de Shakespeare, mort en 1837.
Sa seconde femme, M"^ Dillon, avait près de vingt ans de moins que lui; il la perdit en 1833 (i). Il en avait eu quatre enfants : un fils, Guillaume, auteur de travaux sur Pantiquité, et professeur au Collège de France, et trois filles ; l'une est morte, les deux autres ont épousé les frères de Witt.
M. Guizot a signé de l'initiale G... une traduction d'Aug. Lafontaine, le Presbytère (1830), et F. G. son volume Rome et ses papes (in-80, i83o). Il est l'un des trois seuls Français, avec les ducs de Noailles et de Valençais, portant l'ordre de la Toison-d'or (Espagne), qu'il a. obtenue à l'occasion du mariage du duc de Montpensier. — Né en 1787.
Meuret (André), historien belge né en 181 5 Hénaux (Ferdinand), et qui a encore signé ses nombreuses et intéressantes dissertations historiques N. 0 et Naud.
Meyer, pseudonyme du publiciste Alfred d'Almbert, ancien secrétaire du prince Louis, lors de l'affaire de Boulogne (1840), et auteur d'une intéressante Physiologie du
(i) Elle a aussi écrit et laissé quelques contes et des articles de journaux, réunis en volumes après sa mort.