‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 4)Chapitre 166 sur 257 · MORTONVAL · texte numérisé non relu

MORTONVAL

nom de Ternaux-Compans, des livres d'histoire et de voyage. Il est mort en 1864.

Mortonval, journaliste, historien et romancier, né en 1780 Guesdon (Alexandre-Fursy). Il a encore donné, sous le premier Empire, quelques vaudevilles aujourd'hui oubliés.

Mosoiit (Charles), pseudonyme de M. Knœpflin^ auteur de divers travaux sur l'assistance publique. Il a aussi écrit pour le théâtre.

Motus, pseudonyme commun à quelques vaudevillistes, Mallian, Dumanoir, Eug. de Monval, Laffilard, etc.

Mallian, qui est né en 1805 Julien de Mallian^ a souvent signé ses pièces de son prénom et quelquefois aussi Julien M.... Ancien avocat, il devint dramaturge par occasion, et fut rapidement célèbre, surtout par sa fécondité. Il est mort en 185 1, et déjà son répertoire est à peu près délaissé. Il avait signé Motus sa part de collaboration à une assez médiocre pièce : la Muette des Pyrénées.

Mousse (Alfred). Voir Estoile (Pierre de F).

Moussu Gibloux. Le célèbre docteur Pierquin dit de GemblouXy savant et publiciste belge, d'une grande fécondité et d'un profond savoir, a publié sous ce nom des poésies en patois de Montpellier, Flureîas Nouveletas (1845). Ses autres publications, qui embrassent les genres les plus divers, sciences, arts, médecine^ littérature, etc., sont considérables. Leur auteur a appartenu à je ne sais combien d'académies du monde entier. Quand il est mort, en septembre 1865, il venait d'être nommé correspondant du Ministère de l'Instruction publique.

M....t (F. de). Sous ces iniliales, un bibliophile distingué, M. de Marescot (Fernand), a glissé quelques piquants

MUHLBACH. 235

aperçus dans l'ancienne Petite Revue, Il a signé F... des articles dans la Revue de poche^ et notamment une remarquable critique du théâtre de Sardou. Enfin il réédite les anciens auteurs dans de splendides éditions tirées à petit nombre pour quelques amateurs : les Satires de Boileau, La Rochefoucauld^ Beaumarchais y etc..

Un mot sur ce Théâtre de Beaumarchais, que je réimprime avec Fernand de Marescot. Cette réédition est faite, je crois, dans les meilleures conditions d'élégance, de soin littéraire et de curiosité. Impression, par Jouaust, sur papier de Hollande; tirage seulement à (oo exemplaires; titres en rouge, fleurons du XVIII« siècle gravés spécialement pour l'édition; portrait de Beaumarchais buriné par Gilbert d'après une authentique et excellente gravure de Cochin, etc , voilà pour la question matérielle. Quant à la question littéraire et de curiosité, elle est résolue aussi, je pense, à la satisfaction des amateurs. La Comédie-Française, avec une amabilité dont nous ne saurions trop la remercier, a mis à notre disposition les trésors de ses archives, ses registres de recette, ses manuscrits, les intéressants papiers de Beaumarchais récemment achetés à Londres, en un mot ses documents de toutes sortes, destinés à enrichir notre travail, et que nous ne pouvions trouver que là. Nous avons collationné chaque pièce de Beaumarchais sur les manuscrits originaux mêmes, ou sur des copies reconnues par lui et certifiées de sa main. Nous donnons, — pour la PREMIÈRE FOIS, — les différences très-considérables existant entre les pièces publiées et jouées et les pièces conservées aux archives, soit de la Comédie-Française, soit de la Bibliothèque impériale, soit aussi de l'Opéra, pour Tarare. Enfin, nous avons fait précéder chaque pièce d'une notice détaillée, écrite surtout à l'aide des documents curieux et inédits que ces communications si précieuses nous ont livrés. L'ensemble de ce travail nous semble devoir ainsi constituer une édition du théâtre de Beaumarchais (i), que nous nous sommes efforcés de rendre définitive.

Muhlbach (Louise). Pseudonyme de M™« Clara Mundty née en 1808, femme de l'écrivain allemand de ce nom, et elle-même auteur de romans nombreux.

(i) Quatre volumes : l. Eugénie — Les Deux Amis; II. Le Barbier de Séville — VAmi de la maison (analyse détaillée de cette pièce inédite et renseignements curieux sur les manuscrits de Londres); III. Le Mariage de Figaro; IV. Tarare — La Mère coupable.

236 MUIRE.

Muire (De). Voir Ramon.

Millier, pseudonyme du célèbre pianiste Edouard Wolff^ né en Pologne en 1816, et Pun des plus féconds producteurs et arrangeurs de musique de piano de notre temps.

Muliiier (Louis). Le journaliste Alfred Martonne a signé de ce nom, et aussi le Comte de Boigny.

Mure (A.). Pseudonyme du généalogiste Borel (André), né en 1812 à Lyon, où son père était commerçant. Élève, puis secrétaire de l'École des Chartes, et aujourd'hui bibliothécaire à Sainte-Geneviève, il a signé Borel d^Hauterive là Revue historique de la Noblesse de France^ et plusieurs autres publications ( i ) qui lui ont mérité une place à la suite des d'Hozier, des Chérin et autres spécialistes de la généalogie et de la noblesse en France.

Il a encore donné des articles de journaux et divers écrits sous le nom de Ernest Valéry, Adrien Moreau, Hippolyte Raineval et Cari Egger, Au journal la Liberté des Arts, feuille éphémère fondée par son frère, le bizarre Pétrus Borel, il signait Mattéphile Lerob. A ce singulier journal, qui ne paraissait que tous les mois et qui se traîna assez obscurément pendant quelques numéros seulement, collaboraient encore, outre les deux Borel, Watier, Jeanron, Boissard de Boisdenier, Bruno Galbaccio, etc.

Muriel (Auguste) . Rédacteur en chef du journal d'annonces le Courrier des Hôtels, et en même temps photographe, né Durrieu (Auguste). Il a été jadis employé dans un ministère.

(i) Il faut citer encore et surtout le curieux Annuaire de la noblesse de France et des Maisons souveraines de VEurope, qui paraît tous les ans depuis 1843. (Un vol. in-i8 de 400 pages, avec figures, Dentu, éditeur.)

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