SYLVIUS
(( Je ne saurais trouver respectables les libelles, les diffamations et les gros mots de l'auteur des Châtiments.,. »
(^Figaro, 8 février.)
M. René de Rovigo, qui succéda à M"® Brohan dans la chronique du Figaro^ voulut tout d'abord venger la spirituelle comédienne des injures que lui avaient attirées ses articles. Sa première chronique dit, en deux colonnes, beaucoup plus • de choses désagréables suret contre M. Hugo que M"« Brohan n'en avait dit en deux articles et seulement en dix lignes, et entre autres :
« Je le demande à tous les gens de bonne foi, est-ce insulter au malheur que d'insinuer délicatement que, de toutes les choses graves du moment, l'exil de M. V. Hugo est peutêtre la plus bouffonne ? » {Figaro, 1 5 mars.)
C'est avant 1859, avant l'amnistie générale d'août, que M. de Rovigo écrivait cela. Qu'a-t-il dû penser depuis, et qu'écrirait-il aujourd'hui sur l'exil actuel du poète, qu'il n'appartient qu'à lui seul, depuis bientôt dix ans , de faire cesser? — Née en 1824, M"^ Brohan a remplacé M"*Rachel comme professeur au Conservatoire. Elle est sociétaire retraitée du Théâtre-Français. Elle a fait jouer quelques pièces de sa composition, toutes en un acte, en prose, et dont voici les titres :
Compter sans son hôte (mars 1 849) ;
Quitte ou double (1830);
Les Métamorphoses de V amour (1851);
Il faut toujours en venir làyeiQuifemmeaguerrea. (1859).
Enfin on lui attribue les articles signés Cendrillon au journal Paris ( 1 869) .
Sylvius. Le journaliste Edmond Tixier, né en 1816,