‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 4)Chapitre 226 sur 257 · TIBERGE · texte numérisé non relu

TIBERGE

Sanson, qui était probablement ce jour-là en veine d'àpropos et de gaîté, lui dit, avec un singulier sourire et en lui montrant la terrible machine : « Eh bien ! pare donc celle-ci, Rousseau !... »

Tiberge (L'abbé). L'écrivain qui se cachait sous ce pseudonyme est mort fort jeune en 1832. Je n'en eusse pas parlé si je n'avais vu rééditer, en 1866, son principal ouvrage : Louisa, ou les Douleurs d'une fille de joie (2 vol. in- 18, 1'*^ édition, 1830), qui n'a cependant ni grand mérite de style, ni surtout grande originalité. L'auteur avait dédié son livre à Jules Janin, et cela justement, car il y avait pastiché et imité tant et plus le style, le sujet et les idées de l^Ane mort et la femme guillotinée. Il a encore signé Emile de Palmany Retherde Brigîhon, etc., et donné, avant 1830, une Histoire de l'Eglise, alors qu'il était au séminaire. On doit aussi quelques pièces de vers, d'autres romans et un drame : Charlotte Corday, joué au Théâtre- Français, à cet étrange écrivain, bien oublié de nos jours, malgré la réimpression de son moins mauvais livre; il se nommait Regnier^Destourbety et il était né à Langres vers 180^.

J 'ai retrouvé de lui, dans la Revue de Paris (1831,1. XXX), une petite nouvelle très-courte, Sophie, qui aurait certainement mérité, de préférence à cette Louisa médiocre, les honneurs d'une réédition.

Tim. Voir F orgues.

Timon, célèbre et redoutable pseudonyme du journaliste, député, publiciste et enfin conseiller d'Ëtat de la Haye (Louis-Marie), vicomte de Cormenin. Les nombreux pamphlets, signés de ce nom, publiés de 1834 à 1847 ont depuis été réunis en volumes. M. de Cormenin a encore signé Maître Pierre une série assez considérable d'Entretiens

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