VILLEMESSANT
dans la ville de Blois, et y tint quelques années un commerce de rubans. »
C'est le plus célèbre et le plus habile des créateurs de journaux contemporains Voici la liste de ceux qu'il a fondés, et qui presque tous ont eu une vogue qu'ils n'ont due qu'à lui seul, en raison de son habileté à s'entourer toujours de rédacteurs émérites :
1840. La Sylphide.
1848. Le Lampion,
1849. La Bouche de fer.
1850. La Chronique de Paris.
1854. Le Figaro,
1856. Le Figaro-Programme,
1862. Le Grand Journal.
1863. La Gazette des Abonnés,
— L'Autographe, 1865. L^ Événement,
1867. Le Figaro politique,
— Le Paris Magazine,
— Les Événements.
— Le Petit Figaro.
1868. Le Petit Figaro illustré,
— La Lanterne (i).
— Le Diable à Quatre.
M. de Villemessant a signé dans la Presse y en 1841, des courriers de mode du pseudonyme de Louise de Saint-Loup^ nom de sa grand-mère. Enfin il a donné au Figaro en 1860, avec A. Second, une série de petits articles détachés, sous la rubrique : Paris au jour le jour, et qui étaient
(i) En société financière avec A. Dumont et avec la collaboration ezclasive, et intéressée pour bonne part, d'H. Rochefort.
VORLAC. J59
signés d'abord Pierre et Jean, puis Jean-Jean. — Voyez major
Koff.
Villeneuve, fécond vaudevilliste né en 1801 Vallou de Villeneuve (Théodore). — Mort en 1858.
Villeray, pseudonyme par anagramme du jeune premier un peu ténébreux de POdéon, puis du Gymnase, et dont le vrai nom est Réville.
Villevert (Amande de), pseudonyme du vaudevilliste Dur^nf m (Armand). Il est Tautèur, — longtemps anonyme, — d'une pièce qui a fait un certain bruit au théâtre du Gymnase, Héloïse Paranqnet, Remaniée par M. Alexandre Dumas fils, elle obtint un succès prolongé. Il y eut entre les deux auteurs, à la suite de cette collaboration importante, une discussion que les journaux ont rendue publique et qui a établi clairement la part de travail fournie par chacun d'eux.
Villiers (Léon de), auteur dramatique, né Delalain, Il a donné beaucoup de vaudevilles en collaboration, surtout avec Déaddé Saint- Yves.
Villiers (Louis de). Voir Artevelle.
Villiers (Raymond de). Voir Launay (Vicomte de).
Villon (François). Voir Lambert,
Volnys (M'"^), célèbre artiste dont la vogue a été immense vers la fin de la Restauration et sous Louis- Philippe. Née Léontine Fay en 181 1, elle a épousé en 1828 l'acteur Joly, qui avait pris le pseudonyme de Volnys,
Elle a depuis longtemps quitté la scène et s'est retirée en Russie, où elle a accepté une place de lectrice à la cour de l'impératrice.
Vorlac (G.). Anagramme de Lacour (Louis), écrivain
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et éditeur de la Société des auteurs dramatiques. Il a annoté et publié quelques mémoires oubliés du siècle dernier, et donné avec Jouaust de magnifiques réimpressions de classiques français : Régnier, La Rochefoucauld ^ Rabelais^ etc.
Vornoux (Comte de). Voir Gerboost.
"Wailly (Natalis de), petit-fils du célèbre grammairien, et lui-même publiciste distingué. Né, en 1805, de Wailly (Joseph Noël), il a été élu, en 1841 , membre de l'Académie des inscriptions et belles^lettres.
Walhen (Adolphe). Un Belge érudit, M. Lourriyery a publié sous ce nom, en 1845, un livre spécial sur les Ordres de Chevalerie et Marques d^ honneur (Bruxelles, in-80).
"Walter, pseudonyme du directeur en second du PaySf journal de M. le député du Gers et de l'Empire. Il est né Paul Granier de Cassagnac.
A propos de son père, il est bon de dire, à l'adresse de ceux qui ont contesté et qui contestent à M. Granier de Cassagnac la deuxième moitié de son nom. qu'ils ont inexactement imprimé au nombre de leurs plus ou moins bons arguments celui que voici : « Granier (Bernard-Adolphe), né en 1 806 à Cassagnac (Gers). » Le rédacteur du Pays étant né à Avéron-Bergelle (Gers), ledit argument tombe à néant, d'autant mieux que Cassagnac n'est le nom d'aucune commune de France.
Walter (Judith), pseudonyme littéraire de l'une des filles de Théophile Gautier, devenue M"» Catulle Mendès. Elle a donné sous ce nom des traductions de romans chi-