‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 4)Chapitre 54 sur 257 · BOULOTTE · texte numérisé non relu

BOULOTTE

Boimin (Victor), pseudonyme du romancier et aussi historien officiel des campagnes de Crimée , de Chine et d'Italie, Le Caî, baron de Bazancourîy mort en 1865 , à 55 ans.

Bonuin (Biaise). Voir Sand (George).

Borel (Pelrus), poëte excentrique de l'école de 1830, avec ^exagération de ses défauts et aussi de ses qualités. Il est resté le type du bohème littéraire, et il a laissé un nom célèbre beaucoup plus par les bizarreries que par les mérites de son imagination et de sa plume. Ce n'est pas qu'il manquât de verve et de talent; loin delà! Il y avait en lui l'étoffe d'un poëte, de la couleur, de l'inspiration, une forme heureuse et peu commune, mais aussi un manque de goût et de mesure dont on n'a pas Tidée^ en un mot l'amour et la recherche de l'absurde et de l'impossible I

Il s'était lui-même qualifié le lycanthrope, et certes il avait justifié son volontaire surnom ! On n'a point réimprimé ses quelques ouvrages : RhapsodieSy Champaverty Madame Putiphar, etc., mais il faut lire sur sa vie et sur ses œuvres une complète et intéressante notice de Jules Claretie, publiée chez le libraire Pincebourde, et qui seule transmettra peutêtre un jour à d'autres générations la mémoire de Borel.

Né en 1809 Borel (Pierre), ce fantasque poëte est mort, en 1859, inspecteur de la colonisation en Algérie.

Borys (Contran). Le roman de cape et d'épée, le Cousin du Diable , publié sous ce nom dans le Figaro en 1868, a pour auteur M. Eugène Berthoud, qui a donné encore, entre autres productions, un roman intitulé : Un Baiser mortel (Lévy, in- 18).

Boulotte. C'est sous ce pseudonyme que débuta dans la carrière dramatique, à Lille, la célèbre M™" Dorval; « gracieux surnom , dit Léon Gozlan, qui nous apprend

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qu'elle était ronde et grasse, elle dont la taille souple devait un jour fléchir sous les voluptueuses étreintes d'Antony. » Son père se nommait Delaunay et jouait sous le nom de Bourdais sur le théâtre de Lorient, ville où sa fille naquit en 1798. Elle fut baptisée Amélie-Thomase et ne prit que plus tard le prénom de Marie. A quatorze ans, elle jouait Fanchelte du Mariage de Figaro. En 1 8 1 8, à vingt ans, elle débutait à Paris, dans Paméla mariée, à la Porle-Saint-Martin ; en 1834, elle entrait aux Français, où elle trouva ses plus beaux triomphes. Elle n'y resta cependant que deux années ; en

1838, on la retrouve à l'Odéon, puis au Gymnase; en

1839, à la Renaissance; en 1840, encore aux Français, où elle créa Cosimay cette première et malheureuse tentative dramatique de M"® Sand; de 1842 à 1847, à l'Odéon et à la Porte-Saint-Martin. Elle parcourt ensuite la province et meurt en mai 1849, à Caen, où elle était en représentation.

Cette trop courte carrière fut bien remplie. M°*® Dorval a créé au théâtre 69 rôles dans des pièces nouvelles ; elle en a repris 3 5 créés par d'autres artistes. Elle a créé, entre autres pièces, les Deux Forçats (1822) ; le Monstre et le Magicien (1826); Trente Ans, ou la Vie d'un Joueur (1827); Marino Falieroy de Delavigne (1829); Antony (1831); Marion Ddorm^ (1831); Quitte pour la peur (^18^^); Chatterton (1835); Angelo (i) (1835); Cosima (1840); Lucrèce, de Ponsard (1843); Marie- Jeanne (184J); Agnès de Méranie {1^46).

Elle a repris, le créant en quelque sorte à nouveau, le principal rôle des pièces suivantes :

Phèdre, de Racine; Misanthropie et repentir; Henri III ^ de Dumas; la Mère et la Fille, de Mazères ; la Maréchale d'Ancre, d'A. de Vigny; les Enfants d'Edouard, de Dela-

(i) Le rôle de Catarina. M^i* Mars créa Tisbi et Beauvallet Angelo»

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