BROTHIER
donné en 185^ un volume intitulé : Mazzini jugé par luimême et par les siens (in- 12), qui était signé de ce pseudonyme.
Brothier (J.). Voir La Bédollière.
Browne (M"« Henriette). Pseudonyme de M"^ Sophie de Bouîeiller, peintre et graveur, née en 1829, et devenue en 1853 la femme de M. Desaux (Henri-Jules), ministre plénipotentiaire. — Le nom de Browne est celui d'une aïeule, fille d'un général irlandais réfugié en France à la suite d'une conspiration en faveur du prétendant Charles-Edouard.
Bruant (Adolphe). Une pièce en 5 actes et en vers, la Tour de Babel, jouée au Théâtre-Français le 1 9 juin 1 845, donna lieu à un scandale qu'il est curieux de rappeler. L'auteur cherchait à prouver que l'indépendance d'un homme, que sa liberté, sa conscience et son honneur étaient toujours facilement sacrifiés par lui à l'appât d'une place, d'une caresse même ou d'une somme d'argent ; on pouvait, cet homme, l'aviHr à volonté, et on faisait de ses convictions politiques une plaisanterie et un jeu Le parti légitimiste, contre lequel une semblable théorie était dirigée et mise en scène, se vengea durement de la prétendue leçon. Comme on connaissait à l'avance le sujet et les idées de la pièce, sans qu'on sût cependant qui en était l'auteur, on vint en foule, et je pourrais dire en foule armée pour la riposte et la défense. Le talent de Samson, de Provost, de Leroux et de M"® Denain ne put conjurer l'orage; on siffla toute la soirée, et quand Samson vint proclamer le nom de l'auteur, et qu'il eut jeté au parterre le nom d'Adolphe Bruant, ce fut un tumulte impossible à décrire.
On savait bien que le nom proclamé n'était qu'un pseudonyme, et comme on supposait au roi et à la fartille
BRUNETTI. 4t
royale une participation quelconque à l'œuvre nouvelle, la presse lui prêta successivement pour auteurs des personnages à qui leur position donnait l'entrée intime du château : MM. Vatout, Trognon, de Lamac, le duc de Nemours, et enfin Louis- Philippe lui-même. Le surlendemain, la pièce fut jouée de nouveau au milieu des mêmes sifflets; la troisième et la quatrième représentation ne purent être achevées, et le cinquième jour elle disparut de Taffiche. Elle n'a même pas été imprimée. Ce n'est qu'un peu plus tard qu'on sut que son auteur était M. Liadières, député, officier d'ordonnance du roi, et qui devint aussi conseiller d'État. Il avait déjà donné au théâtre quelques tragédies oubliées, et depuis, en 185 1, la Comédie-Française joua de lui une deuxième comédie en vers, les Bâtons flottants, qui eut un petit succès, grâce au bruit répandu que le roi Louis-Philippe, mort l'année précédente, y avait jadis collaboré. — M. Liadières est mort en 1858, à 66 ans
Brun (Charles). Voir Lockroy (Edouard).
Brune (Claire). Le roman Ange de Spola^ des contes et quelques nouvelles ont été publiés sous ce pseudonyme par M"* Claire Marbouty,
Brunet. Pseudonyme du célèbre comédien qui a créé aux Variétés le type immortel de Jocrisse. Son nom était Mira (Jean-Joseph). — Mort en 185 1 .
« J'ai joué devant toutes les têtes couronnées de France, disait Brunet, et j'ai remarqué que Napoléon riait peu, Louis XVIII riait d'un gros rire, Charles X souriait, Louis- Philippe riait aux éclats. »
Brunetti (M^^^ Maria), cantatrice élevée dans la serre chaude musicale Duprez, faite à l'image même du maître, peu de voix, peu de moyens naturels, beaucoup de talent.