CARLE
Carie. Sous ce pseudonyme, le fécond auteur dramatique Sardou (Victorien-Léandre) , « ce demi-Beaumarchais », né en 183 1, a donné au Vaudeville, en 1861, une petite comédie, l'Ecureuil, qui servait de lever de rideau au grand succès de Nos Intimes.
Il a débuté au théâtre par la Taverne des Etudiants (1854), pièce en vers, dont la chute fut complète. Ce n'est qu'en 1859, grâce aux relations de sa femme (il avait épousé en 1858 M"* Moisson de Brécourt, morte en août 1867) avec M"® Déjazet, qu'il put faire jouer sa deuxième pièce, les Premières Armes de Figaro^ dont le grand succès a inauguré sa fortune dramatique, l'une des plus rapides et des plus considérables de notre temps.
Carlo'witz (Baronne de), célèbre traductrice de Goethe et de Schiller, beaucoup plus connue sous ce nom que sous celui de son mari, M. Dutertre. Elle a aussi donné quelques romans, aujourd'hui oubliés, et de curieuses relations de voyages. — Morte en 1863, à 67 ans,
Carvallio, ancien chanteur de l'Opéra-Comique, où il avait débuté en 1849. Il a pris, en 18^6, la direction du Théâtre-Lyrique, qui a eu, pendant les douze années qu'il l'a conservée, une vogue continue, suivie, en 1 868, de la faillite assez inattendue de son directeur. M. Carvalhoa loué, en quittant le Théâtre-Lyrique, la salle Ventadour pour les soirées où la troupe italienne ne donne pas ses représentations, et il y a créé une sorte de concurrence, qui d'ailleurs a échoué, à son ancien théâtre, sous le nom jadis illustre de Théâtre de la Renaissance.
11 est né Carvaille (Léon), en 1825.
Casimir^ l'un des pseudonymes du fécond vaudevilliste Henri Dupin, cousin de l'ancien président de la Chambre. Il a écrit, soit seul et sous son vrai nqm, soit en col-