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Chapitre premier

La diU^aice.

• En route ! dit le conducteur.

— Rrrrottte!... répéta le postillon, y ètes-vous?

— Attendez un petit peu. Je ne monte pas vite à cause de mon ventre.

— Si ça fait pas mal, disait un garçon d'écurie i la dérobée, de voir un conducteur lourd comme cela !

— Allons un petit peu, bein, postillon 1

— On ira.. .y y a pas de doute, on ira sur ses jambes.

— Oui, mais faut rouler. Un conducteur sait reconnaître les bons enfants.

— Oui, je t'en f..., un postillon sait reconnaître les conducteurs qui est chiens! Hue...

— ... Conducteur, conducteur!... arrêtez... postillon... sacrebleu, arrêtez donc...

— Quoi que c'est donc ?

— Ce n'est rien : une dame que j'oubliais. — > Nom de D..., il oubliait la religieuse !

— Allons, ma sœur, faut monter à l'assaut.

— On ne vous donne pas seulement le temps de lâcher de l'eau »f s*ëcria la nonne en grimpant sur l'impériale...

Ne croirai t«on pas tire du Huysmans ou du Zola?

La collaboration des deux écrivains n*alla pas plus loin ;. ils se séparèrent et écrivirent, chacun de son côté, des œuvres diversement appréciées, mais dont quelques-unes leur survivront toujours.

Mme Sand a signé Biaise Bonin quelques brochures politiques et donné, en 1848, à des journaux nouveaux, la Vraie Képuhliqut, la Kevue indépendante, etc., divers articles sous ce même pseudonyme.

y. 398 SANDRIÊ

V Elle a laissé deux enfants : une fille, Solange, qui a

épousé en 1847 le sculpteur Auguste Clésingcr, dont elle 1* est veuve depuis le mois de janvier i883, et un fils, Jean-

: François-Maurice-Arnauld baron Dudevant, né en iSiS,

b.: «t qui est connu, comme peintre et romancier, sous le nom

ri' de Maurice Sand. Il a épousé la fille du graveur Cala-

K ' matta.

^- — Quant à Julien, dit JuUs Sandeau, le premier et l'u-

k; . nique collaborateur littéraire de George Sand, ce remar-

^ ' * quable écrivain est mort au mois d*avril i883, à l'âge de

^ 72 ans.

Sandrié (Pierre). Un recueil de nouvelles a été publié sous ce nom par M. Pierre^arie-Augustin Filon, professeur de rhétorique, puis précepteur du prince impérial, celui-là même à qui les Papiers des Tuileries ont attribué la fameuse dépêche du 4 septembre :

^^ Filons sur Belgique !

Rr, Signé : Filon.

i^ -: M. Filon a protesté depuis par lettre, rendue publique,

U-C .' en 1876^ contre ce ridicule calembour :

f^> '•' Je n'ai jamais, écrit-il, envoyé celle dépêche, ni aucune qui

^;;- lui ressemble,.. Ceux qui me connaissent ne m*onl pas cru un

\^ . seul inslanl capable d'avoir réédilé, en de lelles circonstances,

V^-: un inepte et énervant calembour dont on m'a fatigué depuis

U collège; mais pour le grand nombre ce désaveu était nécessaire,

^ M. Filon est né en 1841. On l'a souvent confondu avec

son frère François-Gabriel Filon, né en i83S, directeur de Técole Lavoisier, et même avec son père Charles-Auguste-

^y" . Désiré Filon, ancien inspecteur d'Académie, mort en 187$,

Ç-; ft l'âge de 75 ans.

fr

SATANt*BlNtT 399

Sanson. Pseudonyme d'un journaliste politique de Seine-et-Oise, M. £. Ddcrot, auteur d'intéressantes relations sur te séjour des Prussiens à Versailles pendant la guerre de 1870.

Santhonax. Articles historiques donnés sous ce nom au journal fa Justice par M. Aulard, professeur à la Sorbonne.

Sapeck. Dessinateur, de son vrai nom BatailU.

Sarailhac. Rédacteur du SoUil, de son vrai nom Paul Jousset, docteur en médecine.

Sarolta (Ml>«). Ancienne cantatrice des Italiens, où elle a brillé, pendant plusieurs années, sous le nom précité. — Née Hildegarde de Bujanovics de Agg-TeUk, elle est devenue par mariage comtesse Vitold Mniewski,

Satané-Binet. Le célèbre critique Sarcey (Francisque] a signé de ce pseudonyme les premiers articles publiés par . lui à Paris, dans le journal U Figaro. Né en 1828 Sarcey de Sultières, il a ensuite signé ses écrits S. de Suttières, puis de ses deux noms réunis, ce qui donna lieu à quelques plaisanteries et jeux de mots sur son nom même, & la suite desquels il se borna à signer Franchqut Sarcty, Il avait d'abord donné en 18S8, alors qu'il était professeur à Grenoble, des chroniques dans un journal du cru, la Kevue des Alpes, qu'il signait Jean; puis il publia sous le nom de Maître- Jean des articles dans le Journal littéraire {tS6S] de Millaud, dont il était le rédacteur en chef. Après avoir rédigé pendant neuf ans le feuilleton théâtral de l'Opinion nationale où lui a succédé Claretie, il a remplacé, au même feuilleton, dans le journal le Temps, Louis Ulbach qui s'en allait guerroyer au Figaro, Il occupe encore aujourd'hui dans le journal des frèrçs Hébrard la même situation prépondérante comme critique dramatique.

4<X> SATIRIN

Satirin . E.;. Pseudonyme-anagramme de M. Godefroid Sirtain^, avocat belge, et sous lequel il a fait de la critique d'an. — Né en 1840.

Saulnat • £. de). Sous ce nom qui est celui du château cil il est né, le publiciste Henri Lclorgnt d'IdtvUU a r. donné divers articles sur son pays, l'Auvergne. Il a encore

^ signé Saint-Simon au Figaro, — Né à Saulnat, près de

* Riom (Puy-de-Dôme), en i83o, il a été créé comte Rof^^ maio.

► SauveDière (Alfred de). Romancier et journaliste,

r . oé Alfred Terdu. Il a encore signé Blair^AthoL

C Sau vestre (Charles . Journalist^, longtemps collabo-

^ rateur de VOpinion nationale, alors que Guéroult dirigeait

^Z ce journal où écrivaient en même temps Sarcey et About

W qni y firent leurs débuts. — Né SauvaUrt (Nicéphore-

^^ * Charles), il est mort le sS octobre i883y à l'âge de

^ * 65 ans.

|j: Savigny (M.). Articles critiques de théâtre donnés

h sous ce nom à l'Illustration par Henri Lavoix, conserva-

^ \ leur à la. Bibliothèque nationale et lecteur à la Comédie-

V\ Française. Il a aussi donné, sous son vrai nom, des arti-

y^ des littéraires à l'ancien Moniteur, alors qu'il était journal

j^" officiel. — Né en i8ao.

^-^ Sax (Marie). Cantatrice de l'Opéra, née, en i838,

* à Gand, Marie-Constance Sasse, nom que l'a obligée' à reprendre, par procès, le facteur d'instruments Sax, qui craignait sans doute que la voix de la chanteuse ne fît concurrence au bruit d< ses cuivres (186 S). A la première me-

^ nace de ce procès, elle avait ajouté sur l'affiche une lettre

jfr ^ ioù nom, et s'éuit fait appeler Saxe. « L'Allemagne n'a

É^, pas réclamé, dit Ch. Joliet, mais M. Sax a continué son

SCIIEDO-FERROTI 4OI

action judiciaire »,et M"«Saxdul définilivemenl reprendre son vrai nom. Elle a épousé en mars 1864 un chanteur de rOpéra, M. Castan^ connu au théâtre sous le pseudonyme de Castelmary, et dont elle a été judiciairement séparée en 1867.

Sa carrière dramatique a commencé au Théâtre-Lyrique {i«' octobre 1859). L'année suivante, le 3o août, Marie Sasst débutait à l'Opéra où elle a eu l'honneur de créer Selika de VAfricaint. Elle a quitté définitivement le théâtre en 1875, après de nombreux succès à l'étranger, et a ouvert à Paris des cours de déclamation et de chant qui sont très suivis.

Scapin. Articles de théâtre donnés sous ce nom, dans divers journaux, par MM. Armand Silveslrt , Alfred Dflilla, Armand Roux et Edgard Pourcelk.

Schaunard. L'un des héros du joli roman de MOrger, la Vit de bohème, qui a réellement vécu, qui vit même encore aujourd'hui, et qui se nomme Schannt (Alexandre- Louis). A la fois écrivain, peintre et musicien, Schanne a publié en 1886 des souvenirs sur Mûrger (Charpentier, in- 18]. Ce dernier s'était aussi servi du nom de Schaunard comme pseudonyme littéraire ainsi que de celui de Kodolpht, autre personnage de son même roman. Il avait encore signé Henri LtmtrU, Mûrger est mort à la maison municipale de santé du faubourg Saint-Denis, le 28 janvier 1861, âgé d'à peine 41 ans.

Schedo-Ferroti. (D.-K.). Un colonel du génie dans l'armée russe, le baron Théodore de Fircks, a publié sous ce nom de nombreux écrits politiques dont la plupart ont paru à Dresde, où l'auteur s'était fixé en 1867. — Né en Courlande, mort en 1873, à 60 ans.

rf-

^Ot SCHILDENVRIEND

b Schildenvriend. Œuvres théâtrales, notamment

y \ UQ grand drame historique en douze tableaux, MarU dt

t Bourgognt, comtfssc de Flandres (1864), données sous ce

nom par un avocat d'Anvers, M. Joseph Domus,

Schopin. Peintre d*histoire habile et fécond, et dont la griwre « fad» popularisé les œuvres nombreuses et diverses, an pea oubliées aujourd'hut. — Né Chopin (Hennir- Frédéric), en 1804; mort en 1880.

Scliubert (Camille). Les nombreux morceaux de musique de danse et autres publiés sous ce nom avaient pour auteur leur éditeur même, M. Camille PnUpp, alors marchand de musique au bouleviir4K|les Italiens.

Scipion. Journaliste, né Limozin ; ancien gérant du fyx fougueux journal la Rue, créé par le réfractaire Jules Vallès,

et qui n'a vécu que quelques numéros. Le directeur même da journal, dans une lettre rendue publique à propos d*un duel inventé pour activer la propagation et le succès de sa feuille, avait bien caractérisé ses tendances; absent, il écrivait à un collaborateur : « J'attends le prochain ^r" numéro de la Rue; j'espère qu'il sera féroce. » — Voyez

AsiVnlm

^ "/^ Scipion. L'un des pseudonymes de M. Eugène Doré,

qui signe encore Kagnan et Groshomme,

Scott (Richard). Articles donnés sous ce nom par le

romancier et publiciste Paul Parfait, né en 1841, ancien

|<«v secrétaire d'Alexandre Dumas, et fils du député Noél Par-

^ faiîj lui-même journaliste et auteur dramatique. — Paul

gV . Parfait a encore signé Dick MulUr, de Moranctz et Francis

^ ' -. Kichard, — Il est mort le 14 octobre 1881.

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