‹ Dictionnaire des pseudonymesChapitre 106 sur 142 · SENART · texte numérisé non relu

SENART

radit archiviste paléographe dt Wailly (Joseph-Noél dit Naults) qui est mort en décembre 1886, k Tâge de 81 ans.

Sénart (Claire) Pseudonyme de M"»« Louis FtguUr^ femme du chimiste et publicisle de ce nom. Née Juliette Bouscartn, eo 1839, petite*nièce du conventionnel et ancien ministre des finances Cambon, elle se maria en 1848. Dix ans plus tard elle publia dans la Kevuc des Deux^Mondes, sons le pseudonyme précité, son meilleur roman , Mos de Lawènt. Le succès en fut si grand qu'elle dut dès lors reprendre son véritable nom pour signer ses nouvelles œuvres. Elle a donné beaucoup de pièces de théâtre, des nouvelles et d'autres romans, -maiv ^^^^ jamais retrouver un succès égal à celui qui avait accueilli son premier ouvrage. — Morte en décembre 1879.

Sénéchal. Ancien pensionnaire de la Comédie-Fran- ^ise. Né Éfienfie (Adolphe-Guillaume), en 1842; il avait obtenu aux concours du Conservatoire un premier prix de tragédie en 1864, et avait débuté le 3i août de la même année, à la rue de Richelieu, dans la VolonU, comédie de J. Du Boys. Il a quitté le théâtre peu de temps après, et on n'a plus entendu parler de lui.

Senneif. Sous ce pseudonyme, qui est son deuxième ..;' nom retourné, M, Matharcl de Fienncs (Charles), né en

U'"' 1814, a signé quelques pièces de théâtre sans grande im-

^- ' portance. Pendant quinze ans, il a rédigé le courrier théâ-

tral du SUcU avec un succès que n'a pas retrouvé son remplaçant, M. de Biéville. Il le signait Charles Maiharel, Il , a encore signé divers articles Charles de Fiennes et aussi

^ ' Defiennti,

ï:." Sennety (Adolphe de). Articles sur l'édilité parisienne

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donnes sous ce nom dans l*ancien Figaro par un employé de mairie à Paris, M. Bernard.

SeiUieville ^Louis de). Publications, dont notamment une traduction en vers de PromUhit délivré, données sous ce nom par le savant bibliographe Louis Ménard, né en 1822, frère du critique d'art René Ménard.

Sériât (L.). Pseudonyme, par anagramme, du publiciste Léon Lasserre.

Serres (de). L'un des principaux personnages du gouvernement de la Défense nationale à Tours, sousGambetta. Voici, au sujet de son nom, l'extrait d*un procès dans lequel il figura en même temps que le général Cremer :

M. LE Commissaire du gouvernement. — M. de Serres n*ett pts naturalisé Français; il n*a pas satisfait à la loi de la conscription. Cependant il s*est présenté comme candidat à la députation è Bayonne.

M. DE Serres. — Je suis Tenu à Tappel de la France pour gagner mon titre de Français. J'avais pris une arme ; mais on me dit : • Vous pouvez nous rendre de meilleurs services. » Il y a, d'ailleurs, un décret de la délégation du gouvernement de la Défense nationale conférant le titre de Français i tous ceux qui prendraient les armes. Je ne suis pas si étranger à la France ; j*y ai fait toutes mes études.

M. LE Commissaire do gouvernement. •— Vous tous nommez Wiezfinski, et vous vous faites appeler de Serres? Est-ce que vous êtes noble?

M. DE Serres. — Je n'attache aucune importance à mes titres... Il y a ici des pièces authentiques.

M* DuaosT, défenseur. — Ce point n*est pas en cause ; mais nous avons ici les pièces et un ukase établissant que M. de Serres appartient à une t>onne noblesse du gouvernement de Voihynie. Quoique mon client s'appelle Viezfinski, il a pris le nom de Serres comme plus facile à prononcer ; c'est, du reste, le nom de sa mère.

Servator. Les articles du Figaro publiés sous ce nom et sous la rubrique Propos d'un ConstrvaUwr avaient pour auteur M. A. Grenier,

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i- . Servières (Jules;. Sous ce nom Ludovic Halévy ^

fait jouer quelques opérettes aux Bouffes d'Offenbach. Il débutait alors dans les lettres (i8S5). Il a donné depuis, sous son nom, soit seul, soit en collaboration, une quantité d'ouvrages de théâtre ou d'imagination devenus à peu près tous populaires, et qui ont justifié son admission à l'Académie française en 1884. — Né en 1834. — Voyez Haléyy.

Séverine {M«^}, Directrice et collaboratrice du journal de Jules Vallès, /e Cri du ptuple. C'est elle qui soigna dans sa dernière maladie cet ancien membre de la Commune, qui fut un remarquable écrivain, bien malheu- %^. , reocemenl dévojé. — Née CaroRtiSg Kemj et fille d'un an-

S^; • cien professeur de l'Université, elle épousa en premières

^'\ noces M. Montrob^rl, puis, après divorce, le docteur

^ -. Adrien Guébkard, professeur agrégé à la Faculté de méde-

^^. cinede Paris, et chez qui est mort Jules Vallès. Ce ma-

riage n'était d'ailleurs que la régularisation d'une première union contractée en Suisse en 1878.

Seyerus. Lettres politiques publiées sous ce nom dans U SUcU à la fin de l'Empire par le journaliste et critiqoe d'art Antoine-Joseph Genti^ay, qui se sert encore aujourd'hui de ce pseudonyme. — Né en 181 1, ce publîciste

^^ distingué est le beau-père de M. Ballue, député du

^■' Rhône.

Severus-Syntaxe (D*-). Le célèbre grammairien Bcseha^tlU a signé de ce singulier pseudonyme deux petits ^ ' volumes de critique grammaticale : i^ Critique du Diction^

^r; nacre de l'Académie; i® Grammairt des épiciers, — Mort

frr en i883, à8i ans.

1^: Shamrock (Etienne). Un oratorio, la Mort de Ponce

PUate, publié sous ce nom chez l'éditeur Chatot, avait pour

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