SIRAUDIN
M^^ KomUUf femme du célèbre et fantaisiste préfet devenu légendaire par ses excentricités. Après la mort de ce premier mari et k la suite d'un veuvage assez long, elle épousa en secondes noces Técrivain Philarète ChasUs, qui était bien Thomme le moins fait qui fût pour le mariage. Aossi les deux époux passèrent-ils leur vie loin l'un de l'autre et perpétuellement en voyage dans les régions les plus opposées. — Chasies mourut à Venise en 187]; qoant à si femme, elle lui survécut douze ans. Elle est 1^' .' morte à Rome le 24 octobre 1 885, à 60 ans.
: ^ Six^udin. Fécond vaudevilliste, devenu un moment
y confiseur et que ses intimes avaient alors familièrement
^ baptisé du surnom abréviatif de ^jfgp- — Né <f« Sancj
'i^., - (Paul), en décembre 181 3, il est mort en septembre i883.
hii Smith (Paul). Les articles signés de ce pseudonyme
^-; dans /a GoTf ll«mif5ica/« étaient de M. Edouard Monnais,
l''^/ mort en 1868 inspecteur des théâtres. Il a été codirecteur
tjr^' ' de l'Opéra avec Léon Pillet de 1841 à 1847, et a donné Il : des vaudevilles qu'il a souvent signés Edouard Af...yet
û surtout des articles spéciaux à un très grand nombre de
jcmrnattx. Il a encore signé Lavarennc et Wilhem. — Né
^^\^^ Snake (William). Un ancien officier de l'armée fran-
iy « caîse, Jean-Rajmond-Eugène dAraquy, a publié sous ce
R>' nom on curieux livre, ks Mondes habités, révélations d'un
^ esprit (1859). — Né, en 1808, aux États-Unis, de parents
français.
[^<« Sol (Daniel). L'un des pseudonymes du célèbre et fé-
P,'j coad romancier Paul Féml, Il a encore signé El Grunidor,
v^: Jfon Diable^ John Dfvil et sir Francis Trolopp.
Wi? Ce dernier pseudonyme lui fut imposé par Anténor Joly,
fî' ** <omme signature du roman Us Mystèra de Londres que
fr
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Féval écrivit pour son journal U Courrier français {1843). Ce roman, qui eut un succès prodigieux, est demeuré, comme œuvre d'imagination, le meiHeur de son brillant auteur. Dans les dernières années de sa vie (1876) Paul Féval, à la suite de grandes pertes d'argent, se jeta d'une manière excessive dans la dévotion et les pratiques religieuses. II en vint jusqu'à détruire, autant qu'il le pouvait, ses œuvres anciennes, les réimprimant dans le sens de ses idées nouvelles, et en écrivant d'autres où éclataient avec force les convictions ardentes de sa foi. Il est mort à Paris le 8 mars 1887, dans une maison religieuse, âgé d'un peu moins de 70 ans, étant né le 27 septembre 1817. Il était officier de la Légion d'honneur et avait été président de la Société des gens de lettres. Il avait eu huit enfants; deux de ses filles sont entrées en religion '.
Sombreuil (Mll< de). Une demoiselle quelconque qui se prétend née Schneider, a fait un certain bruit, sous ce nom, en 1886. Ses démêlés avec un député de Seineet-Oise ont même eu pour résultat de la faire expulser du territoire français. A la suite du scandale causé par cette affaire, le Figaro reçut et publia une lettre que nous reproduisons ici à peu près tout entière :
Paris, S mai i886*
La jeune femme qui a fait du hruh dernièrement sous le nom de M}^ Schneider, dite de Sombreuil, n'est pas plus
1 . Rappelons pour mémoire la curiease discnuioo survenue en 186 s et renouvelée en 1866» dans le Figaro, an sujet de la paternité du célèbre drame le Bot$u que Sardou écrivit d*abord seul, et dont Féval tira ensuite son roman pour le Siècle (18S7) cinq ans avant la représentation du drame (8 septembre i86î) qui eut un si long et si populaire succès et qui n*est autre que Pœuvre primitive de Sardou à peine modifiée par Anicet Bourgeois.
4IO SOMBRCUIL
: ■ une vraU étmohdk Schneider quelle n'at, à aucun titre sé-
rieux, une dame de SombreuU. Elle est de naissance [de grande naissance, il faut dire) Circassienne, et a cté recueillie à Vàge de dix-sept mois par le harem d Orner -Pacha, gènéralisi^ . sime des troupes turques, harem d*oU elle passa dans la fa- .
Jl mille de mon pire aux environs de la guerre de Crimée, par
^'■^ une circonstance dramatique qui est demeurée inconnue à ma
Uii mère jusque vers 1878 et que ma mère, peu de temps avant
f ^' so mort, survenue en 1882, me communiqua sous l'empire
[t. / des mêmes raisons qui me font parler en ce moment.
jJ/. Voici rhistoire vraie :
f^',' -' Ma mère était alors (1854) très gravement malade. Orner'
^';: Pacha allait partir pour prendre l^f^mmandement des frou-
W'\ p^ turques sur le Danube. Son harem vint visiter ma mère, se
iiP proposant d'aller ensuite en excursion aux Eaux^Douces
d'Asie, On insista auprès de mon père pour emmener son dtmier-né [la petite Louise) aux bras encore de sa nourrice : ttte avait à peine neuf mois. Dans la traversée du Bosphore, - , .au retour, un voilier manqua d'aborder et de faire chavirer
^ k calque où étaient ces femmes et ces enfants, ce qui jeta /'^-
pouvante parmi eux, La nourrice, affolée et tenant Cenfant, sauta dans la mer. Elle en fut retirée sauve, mais Venfant était noyé. Le petit cadavre fut pourtant repêché. Mais comment le rendre en cet état à sa mère ? Ces femmes étaient con- ^ stemées et ne savaient à quoi se résoudre, lorsqu'en touchant
E^;/ la rive opposée du Bosphore, le pacha parut. On lui raconta
tout. Quoique très ému, le pacha prit vite sa résolution. Sa !^^. petite Circassienne ressemblait de tous points à l'enfant noyée.
fc^v* On prit les vêtements de celle-ci pour habiller celle-là, et
W' ' Omer-Paeha remit lui-même cette enfant à mon père en lui
^'-;. révélant de suite le secret et le motif de cette substitution qui,
|I^;X dans ses désirs, devait être définitive.
^: . Mon père remplit avec conscience les obligations nouvelle^
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qu'il vtnait de contracter, obligations qu'il jugeait sacrées au point qu'il recula toujours devant l'acte d'abandonner eomplèttment cette enfant, lorsque, devenue plus grande, elle donna des marques inouïes d'indiscipline et de sauvagerie.
Tout a é\é tenté f mais en vain, pour redresser cette nature vraiment étrange, «/, vers 1876, cette jeune femme profita d'un voyage qu'on lui faisait faire en France pour s'évader et rester libre désormais de vivre à sa guist.
Il n'y a, aujourd'hui, qu'une siule vraie demoiselle Schnei* der; elle vit à Constantinople, dans sa famille,,,
Henry Schneider.
Somercour (Albert). Critiques musicales signées de ce nom dans le journal la France libre par Albert Dayrolles, qui a encore signé De la Quinte à la Kcpae du monde musical et dramatique, et donné aussi beaucoup d'articles sous son vrai nom dans divers journaux, dont le Figaro, le Bien public, les Annales politiques et littéraires, etc.
Sommer (Otto}. Poésies publiées sous ce nom par le littérateur danois Pierre-Louis Moëller, qui a longtemps vécu à Paris. — Né en 1811.
Songeras (Jean). Pseudonyme du publiciste Emile Michelet.
Sophie (Mite). D*abord danseuse jusqu'en i835, puis .comédienne dans les petits théâtres, où elle eut quelques brillantes créations, toujours sous ce premier nom. Après la guerre, elle reparut à la Porte-Saint-Martin sous son nom véritable, Sophie Hamet, et y créa avec un succès considérable le rôle de la Frochard dans les Deux Orphelines de Dennery (janvier 1874). — Elle est morte à Paris, l'année suivante, Agée de près de 60 ans.
Sorezi (Carlo). Le 6 juin 1877, le public était convié à l'audition d'un opéra inédit d'un élève de Donizettî
^It SORR
// mort fort jeune, dans la misère, et qui portail le susdit
nom. Cet opéra avait pour titre la Pazza dtUa Rtgina, \- Les amateurs vinrent assez nombreux, mais le succès fut
i médiocre ; on trouva les mélodies du jeune maître défunt
f, sn peu banales et son inspiration bien rare. On apprit
^^ presque aussitôt que le véritable auteur de cette supercherie
musicale n'était autre que l'illustre ténor Duprtz, qui voulait savoir à quoi s'en tenir sur le talent de compositeur qu'il s'est toujours imaginé avoir, et qui espérait obtenir ainsi un succès qu'à ce titre la jalousie de ses contemporains lui avait jusqu'alors refusé. Berlioz avait usé du même subterfuge, avec plus de réussite, lors de la première audition de son Enfance du Christ (Voir DMOj^,.et le célèbre chanteur avait compté forcer de la même façon l'enthousiasme dn public. Mais il jr a loin de l'Enfance du Christ à la Pazza dclla Rcgina!,., — Né Gilbert-Louis Duprez en 1806, l'illustre artiste a été décoré de la Légion d'honneur en 186S.
Sorr (Angelo de). Publiciste et romancier devenu libraire, et qui avait succédé en cette qualité à l'éditeur Sartorius. — Né Ludovic Sclafcr, en 182a.
Sosta (René). Pseudonyme de M^^ Anna Roscnqucst, dame poète.
Souesmes (Paul de). Articles donnés sous ce nom an Figaro par M. Paul Caillard, ancien officier de marine, auteur des Chasses en France et en Angleterre, — Né en i832.
Souffrant (Jacques). Le romancier et d'abord journaliste Louis Ulbach, né en 1822, à Trojes, où son père était tailleur, s'adressait à lui-même, en 1848, dans le Proir'-- pagateur de l'Aube, dont il était alors rédacteur en chef, des ll< lettres politiques sous le pseudonyme précité. Il répondait
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en même temps à ces lettres par des articles qu*it signait de son nom; il a depuis réuni en volumes ces lettres et leurs réponses (iSSi). Son premier livre, Gloriana (1844), recueil de poésies, était signé Ulback (Paris, Coquebert, in-8^]. Il a donné sous le nom de Phares des Correspondances parisiennes à Vlndéptndanct belge, et rédigé pendant quelques années le feuilleton théâtral du Ttmps, puis il est passé au Figaro avec les mêmes attributions et il y a signé VInconnu des portraits littéraires, puis Fa-ragu$ une série de lettres politiques qui ont d^abord été attribuées à d'autres écrivains, et notamment à Alph. Duchesne et à Victorien Sardou. Après la suppression de la Lanterne, M. Ulbach a publié chaque semaine, dans le même format, et chez l'éditeur Le Chevalier, sous le titre de la Cloche, une petite brochure du même genre, et qui, bien qu'écrite avec plus de prudence et de modération, n*en a pas moins obtenu un certain succès. Il la signait également- F«rragus.
— La femme de cet écrivain distingué a donné, sous le nom de Madeleine et sous celui de Pauline L..., deux volumes intitulés : Lettres d'une honnête femme ti le Livre d*une mère (iSyS-yS).
Sourdun (Anatole de). De son vrai nom Henry Rey.
Spada. Articles donnés sous ce nom et sous ceux de . Fronsac, Koyaumont, Saint -Georges, le Sphynx, etc., par le journaliste et sportsman Adolphe -Eugène Tavernier, fondateur du journal l'Escrime. — Né en i8S3.
SpaventO. Articles donnés sous ce nom et sous celui de Pangloss par M. Paul Hendlé,
Sphynx (Le). Articles publiés sous ce nom dans VÉvénement par notre confrère et ami Albert Delpit, poète, ^ y
romancier, auteur dramatique, etc. — Né en 1849.