C -^ donjme étrange de M. Dède n'est autre que le renverse
?^^ ' ment d'un autre pseudonyme de l'auteur, dont il se sert
^ V . habituellement : Gasion d'Argy, et sous lequel il a publié
^: . - à la même époque d'autres poésies : Voyages à travers les
Kv^ mtmdts poétiques. Cet écrivain a encore signé Bio-Polarit,
f^*,.f^ Torick. Ce nom shakespearien a souvent servi de
;»;■ pseudonyme. Léo Lespès (voir Trimm)^ Emile Mendel,
,,y Heniy Maret, publiciste, et aujourd'hui député, — né
" V . en i838, — et le baron de Crèvecaur, dans le Gil Blas,
Y'r en ont successivement fait usage.
^' YouSOUf. Joseph Gai, fils unique de Louis Gai, ad-
^%r^ mîiistratevr de la Liberté et ancien officier de marine, a
i^^' ~- fédigé sous ce nom des Soirées théâtrales à ce journal.
YVASTOCK O'PARK 475
Élève de Victor Massé, au Conservatoire, pour la compo* sition musicale, ce jeune homme, qui donnait de brillantes espérances, est mort au mois d*avril 1877, à peine dans sa vingtième année.
Yrviâ (Richard d*). Pseudonyme musical du marquis Richard d'Ivry, et dont il a signé son opéra les Amants dt Vérone, intéressant ouvrage représenté avec succès au Théâtre-Italien, en novembre 1878, et créé par Capoul et M^l^ Heilbronn, qui l'ont joué ensuite au théâtre de la Gaîté.
Tvastock O'Park. Un volume de poésies non moins bizarres que le pseudonyme ci-dessus qui les a signées, Us Échos d'outre^mer, paru en 1864, chez l'éditeur Vanier, et dédié au pape Pie IX, avait pour auteur un M. Joannîs Morgon, de Thoissey (Ain).
On trouve dans ce recueil singulier des détails sur le grand serpent de mer, que l'auteur , qui a beaucoup voyagé, prétend avoir vu à Singapour, le 8 mars 1854, lequel serpent serait long de Sa à 55 pieds :
J*ai vu, de mes jeux vu, le grand serpent des men Qu*en son tardif bilan (?) admire l'univers...
On peut lire encore dans ce même recueil les poésies les plus étranges adressées à des personnages connus, et aussi diverses pièces dédiées à l'auteur lui-même par quelquesuns de ses admirateurs, dont l'un, M. Adrien Peladan, va jusqu'à comparer M. Morgon « au chantre immortel de la Chute d'un ange ». M. Morgon, qui est « membre de Tu* nion des poètes et décentralisateur littéraire », annonçait sur la couverture de ce même volume plusieurs autres ouvrages « sous presse ou en préparation » :
Enchiridion des langues de l'Europe ;
Les cinq grandes Monarchies de Cantique Orient;
TVtL
ÉUvaiîoni sur la fin du monét;
Hâioirt df la Utit rature espagnole, traduite de i'angloanéricain, etc.
Le poète de Thoissej, qui nous semble être poète surtoat lia iaçon de rkonorable M. Gagne, n'a pas jasqu*! ce jonr^ qmt nons sachions du moins, publié un seul de ces denûen oniiages.
TTél (Annand). Pseudonyme par anagramme de M: Armand U7.
^M^mM
Z... (Gustave). C'est sous cette signature que parurent dans la Vie parisiennt les délicieux articles réunis depuis en un volume sous le titre de MonsUur, Madame et Bébé, lequel a été tant de fois réimprimé. Leur auteur est M. Gustave Droz, à qui l'on doit encore plusieurs autres romans également intéressants, bien qu'ils n'aient pas eu le même succès.—Né en i83i.
Zacharie (Bibliophile). Sous ce pseudonyme et sous ceux de J. Marcus de Vhe et Gardener l'architecte Ernest Bosc^ né en iSSy, a publié un grand nombre d'articles sur Tarchitecture et la critique d'art en général.
Zanoni. Pseudonyme commun aux deux frères Tarhé des Sablons (Edmond et Eugène), nés, l'un en i838, le second en 1846. Ce dernier est mort en 1876. Les deux frères ont également signé du seul nom Eugène Tarhé des articles de critique musicale dans le Figaro. L'aîné a encore signé Jacques Lefhre et Baronne d'Ange. Le cadet a en outre publié un certain nombre d'œuvres musicales. Le père de ces deux écrivains était capitaine. Leur mère, née Andryane (Louise-Pauline), est la nièce du célèbre prisonnier de ce nom, qui a, comme Silvio Pellico, donné un intéressant récit de ses jours de captivité. C'est une femme remarquable comme organisation musicale, et qui a fait représenter plusieurs opéras à l'étranger.
^ 478 ZARI
Le Bom de cette famille d'écrivains et d'artistes était orîginaireroeot Tarbé. Une ordonnance de 1817 a autorisé i l'avocat Tarbé (Sébastien), Tancétre d*£dmond et d'Eu-
gène, à joindre à ce nom celui de dts Sablons, que d'ail- >, . leurs ses petits-fils n'ont jamais porté, du moins dans leur ^,'l\ ' signature littéraire.
^' r " Zari. Romans publiés sous ce nom, qui n'est qu'une jT'./ partie de son prénom anagrammatisé par M>n« Elzéarine ^ Bonnitr, veuve du professeur de droit de ce nom» et fille
:•. du célèbre docteur Ortolan. L'un de ses fils est connu en
f littérature sous le nom de Pierre Elz^ar.