BLONDIN
rues de Paris le jour même où il devait faire son apparition : 34 juin 1848! Et le pauvre Blagueur mourut ainsi, même avant d'être né tout à fait. — Né en 1821.
Blanchet. Membre de la Commune de Paris en 1 871. Il se nommait en réalité Stanislas PanilU ou PouriUe, et ses collègues, dès qu'ils surent que sous ce nom le prétendu Blanchet avait d'abord été capucin dans un couvent de Brest, puis condamné, après avoir jeté le froc aux orties et abordé les affaires, à de la prison pour escroquerie, ses collègues exigèrent qu'il donnât sa démission. Il fut alors enfermé à Mazas et parvint à s'échapper, et à demeurer in* demne, après l'entrée des troupes régulières à Paris. — Né le a6 août i833, à Troyes (Aube). Il était brocanteur au moment où la guerre éclata.
Blasius (Dom). Rédacteur de l'Intranslgtant, né Georges Mcusy.
Blass (J.). Dessinateur, de son vrai nom Bourgevin.
Blémont (Emile). Avocat, journaliste, poète et auteur dramatique, né, en 1839, Léon-Emile Ptiitdiditr.
Blondet (Emile). L'ancien chroniqueur, sous ce nom, des journaux satiriques la Lum et VÉcUpsc était M. Paul Mahalîn, auteur de publications surtout relatives au théâtre. Il a encore signé P. dt TrailUs, Georges Fontenay, Mary Mercier et Aimé Kienné.
Blondin. On l'a surnommé « l'Empereur de l'air ». C'est ce fameux gymnaste-acrobate qui franchissait le Niagara sur une corde raide. — Né en 1824 , à Hesdin (Pasde-Calais), il se nomme GraveUt (Jean-François) dit Blondin, Ce dernier nom était, en effet, le sobriquet de son père, ancien soldat du premier Empire, devenu lui-même acrobate, après sa sortie de l'armée, sous ce même pseudonyme.
4% IIOWITZ
^lo^Witz. Correspondant bien connu do Times à Pa- *^- C'est ï tort qu'on a prétendu que le nom de fami le de ^^ PubUciste était simplement Oppfri et qu'en outre il n é- ^*U pas Français. Nous avons eu sous les yeux la copie du '^^ret qoi a « admis à jouir des droits de citoyen français **• Opperdt Blowitz^ (Henri-Georges-Stephan-Adolphc). ^^ U 18 décembre iSiSau chileau de Blowitx, cercle de •^iUna (Autriche) .. Ce décret est daté du 5 octobre 1870. -joutons que, par décrets subséquents des 3 juin 1871 et ^o juillet 1878, M. de Blowitx a été nommé successive- *«»em cheTalier,puis officier de la Ugion d'honneur au titre lançais.
Blum (Georges). Artiste dramatique, ancien directeur ^« théâtre, né Coulon (Georges).
Bluxnengeld (Vicomte de). Brochure publiée sous ce nom en 1866, sur la question du mariage, par le comte Eugène dt Porry, auteur de divers ouvrages poétiques et autres. — Né en 1829, à Marseille.
Blamgarteii (Baron de). Un publiciste distingué, le comte Théodore de Puymaigrt, a signé quelques-uns de ses ouvrages (nouvelles, poésies, traductions) de ce pseudonyme et de celui de Gailan de Pogearide, — Né en i8i6.
Bocafi^e (Paul). Auteur dramatique, né Toux^ (Paul) en 18*4, et neTeu du célèbre acteur Touué (Pierre-François) dit Bocage ^^ mort en i86a. Il a donné ses premières pièces eo collaboration avec Octave Feuillet, et il passe
•• <^ décret dit Opptr et mo Opptrt,
.. Noos «Tons looi l«t jeu Taete de nmistmace de Bocmge. U
rc^ù^r2-"*L;L* ^* ~"»'* W»rten.lt déjà à son përe. Toute
teT^^~2r ^^^* '"^^ * "^^^- ^* ^ f«« comédin ét«l «é «V ■ a oo^vBiore 1 700.
BOISSETAL
pour iToir mis la main, — une main discrète! — aux dernières œunes d'Alex. Dumas. (Voir Dapy,)
Bocquillon (Onésime). L'amusant journaliste Albert Humbtrt a débuté sous ce nom dans la Lune, feuille satirique qui était surtout remplie de dessins, de portraiu-charges et d'articles comiques (1866). C'est peu de temps après qu'Albert Humbert créa sa Lanttrnt de Bocquillon, petite feuille hebdomadaire qu'il rédigeait et illustrait 4 la fois, et qui lui survit aujourd'hui. — Mort le 10 octobre 1886, à Si ans.
Bois-Bois. Surnom amical et familier donné par ses camarades à l'amusante actrice Geneviève-Élisa BoisgontUr, qui a brillé si longtemps au théâtre des Variétés par l'entrain et la Terve endiablée de son jeu, un peu commun, mais si communicatif ! C'était une sorte de Christian en jupons, d'un caractère aimable et bon enfant, et qui avait, comme on dit, « le cœur sur la main »•—> Morte à 60 ans, en 1877.
BoîS-C!olon< Le publiciste, auteur dramatique, musicien, critique d'art, journaliste, etc., plus connu sous son vrai nom â*Édouard Philippe, a été chanteur sous le pseudonyme précité. Également très connu pour les actes de sauvetage qu'il a accomplis, Edouard-Sylvain Philippe a été décoré de la Légion d'honneur en 1886, comme récompense de sa belle conduite pendant la guerre allemande. — Né en 1840.
Boisgobey (Fortuné du). Fécond romancier; ancien payeur de Tarmée d'Afrique. — Né en 182^^ CastilU, C'est seulement en 1868 qu'il a débuté dans la littérature romancière, où il a bien distancé depuis Gaboriau et Ponson du Terrail.
Boisseval (Octave de). Sous ce nom, M. Henri
•OLANDEN
Cantd a donn^ des articles à divers journaux. Il est également auteur d'an volume publié chez Poulet-Malassis, Impressions et Visions (1859, in-n).
Bolanden (Conrad de). Deux volumes in-i 2 signés de ce nom et publiés à Tournai, Luther et sa Fiancée (1 86 1 ) et la Keine Berihe (i86S\, ont pour auteur un abbé allemand, M. Biscfco/f (Edouard), curé en Bavière. Ces ouvrages ont été traduits en français. — Né en 1828.
Bolesla^wita. Le célèbre poète polonais Joseph- Ignace Kraszewski a publié sous ce nom plusieurs récits de l'insurrection de ses compatriotes en i863. Le cinquantième anniversaire de son début dans les lettres a été Tobjet, àCracovie, en octobre 1879, d'une solennité considérable. - Né en 181 3.
Bonheur (Rosa). Célèbre femme peintre, décorée par exception de la Légion d'honneur en 186S; son véritable prénom est Rosalie, dont elle a supprimé la moitié dans sa signature. — Née en 1822.
Bonhomnie (Jacques). Ancien collaborateur du Charivari, aujourd'hui décédé. Il se nommait Moutonnier, était médecin, et a été un moment préfet du Gers, après le 4 septembre.
Bonhomme (Jacques). C'est sous ce nom que Pierre-Joseph Lefranc écrivait, en 1844, dans la- Kepue inde'pendante. Député de 1848 à i85i, puis de 1871 à
1876, il fui élu sénateur des Pyrénées-Orientales le 3o janvier de cette dernière année. — Il est mort le 16 juin
1877, à Tàge de 6a ans.
Ce même pseudonyme a été pris par M. Descamps (Alexandre), de Compiègne, comme signature de divers opuscules satiriques.
Boni (André). Rédacteur en chef du Mémorial de Lille;
•ORCHI-MAMO 5l
a donne ious ce pseudonyme des articles de théâtre dans son journal. Il se nomme EsparhU. — Né en 1820, à Pau.
Boniface (Joseph). Un avocat et homme politique belge, M. Louis Defré, a publié diverses brochures d'actualité sous ce pseudonyme.
Bonnet (Adolphine). Poésies publiées sous ce nom par Mn« Barutd, lauréat de l'Académie française et qui a surtout remporté jadis de vifs succès poétiques à TAcadémie des Jeux floraux. — Morte en 1886, 442 ans.
Bonno veine. Une AcadémU dts Jeux , publiée sous ce nom, chez Delarue, en 186S, a pour auteur M. JuUs Kostaing. Il a encore signé une nombreuse série de publications des noms de Jidc$ Félix, M'n< J.^. Lambert et O. de Se/te.
Bordas (Rosa). La meilleure et la plus estimée, au point de vue artistique, des diverses rivales de Thérésa. Elle a exploité surtout les chants patriotiques, et elle obtint, grâce aux circonstances, avant et après la guerre, un succès assez vif dans ce genre alors délaissé. — Née Kosalit Martin, le 18 février 1841, cette artiste a épousé un musicien du nom de Bordas (i858), et elle a abrégé son prénom en le joignant au nom de son mari.
Bordone (Général). Chef d*état-major de Garibaldi pendant la guerre de France, en 1870-71. — Hé Bourdon (Philippe-Toussaint-Joseph), en 1821, à Avignon, où il a été pharmacien.
Borghèse (M"«). Ancienne canutrice du Théâtre- Lyrique, alors qu'il était au boulevard du Temple. — Née Bourgtois, Elle a épousé en quittant le théâtre un capitaine au long cours, M. Sauvage.
Borghi-Mamo (M»«). Célèbre cantatrice qu'ont successivement possédée les Italiens et TOpéra. — Née
tORTS
Adébide Borghien 1819, elle a épovsé, viagt ais plus Urd, «■ M. Mamo, doat elle a joint le ooan aa sien, à la ville cofliflM aa théâtre.
Borys (Gootran). RoBuncier et journaliste également connn sons son nom Tériuble, Eogène BertIumiL EcriTain plein dlmagination et de verre, il était arrivé 4 nne cer- Uine notoriété, lorsqu'il mourut en juillet 187a, 4 Tàge de 44 ans«
Bosquet (Émîle). Journaliste et romancier, auteur entre autres onvrages d'un curieux et intéressant recueil. Ut Normandit romanesque d meiyàlUuse, et dont le pseudonyme masculin cache Unt bien que mal le nom de M"* Amélie Bosquet, ancienne institutrice. — Née à Rouen, en i8so.
Bossu TAntonin). Médecin 4 Paris, où il a publié de nombreux ouvrages spéciaux. — Né en 1809. Ses prénoms réels sont Antoine-François,
Bourdon (Max dc^. Auteur dramatique que la pièce Vatentin et Valenline, et le petit scandale littéraire qu'elle occasionna 4 propos d'une collaboration mal déguisée d'Alexandre Dumas, ont mis un moment en évidence (février 18681. Ce Max de Bourdon est une dame Meynier, de Maneille, qui avait d'abord pris le pseudonyme de Rosannah, Elle avait fait une comédie, que Dumas retoucha et ne voulut pas signer sur l'affiche; cris, récriminations, injures même, tout fut mis en œuvre pour obtenir que le célèbre dramaturge se laissât afficher. Contre sa coutume, il fut inébranlable, et M^e Meynier dut signer seule, du pseudonyme précité, l'œuvre qu'elle avait rêvé d'illustrer du nom, accolé au sien, du populaire auteur de Afonfc- Crtsfo.
Bourgneuf (L. de). Des articles politiques et litté-
mires ont été signes de ce nom au Joarnat la Liberté, alors que la dirigeait E. de Girardin, par M. Détroyat (Pierre* Léonce). Cet écrivain avait épousé, en mars 1867, M^^ Hé* iène Garre, fille d'une sœur de la première et de la plus célèbre M"^ Emile de Girardin. D'abord officier de marine, puis démissionnaire au moment de ce mariage, M. Détrojat accepta pendant la guerre le titre et les fonctions de général de division au titre auxiliaire en province. — Il est né en 1829.
Bouriane (G. de). Une étude sur AUsia a été publiée sous ce nom par M. de Marlieu, et a eu deux éditions de suite (1862-63).
Boutry. Le Tableau synoptique du droit romain publié sous ce nom a pour auteur le jurisconsulte Gustave- Emile Boissonade, né en 1825 et fils du célèbre helléniste, mort en iSSy.
Bonyér (A.-C.). Le libraire-éditeur Adrien Coùrcier a publié sous ce nom un grand nombre d'ouvrages pour la jeunesse. — Né en 18 16.
Bovery (Jules). Compositeur et chef d'orchestre, connu surtout en province et à l'étranger où il a fait jouer plusieurs opéras. — Né Antoine-Nicolas-Joseph Bovy en ' i8o8.
Boyergi (Lionel de). Pseudonyme emprunté à la comédie d'Emile Augier, le Fils de Giboyer, par M. Dubourg'Neuville, et dont il a signé une brochure d'actualité : Asmodée aux cléricaux (i863, in-8). C'est l'une des nombreuses publications auxquelles donna lieu cette belle mais agressive comédie. La brochure de M. Dubourg-Neuville fut interdite en France ; elle parut à Bruxelles.
Boz. Le célèbre romancier anglais Charies Dickens a signé ses premiers romans de ce pseudonyme ; il a encore
54 BtADA
donaé sons le nom d'A. de CandolU des articles d'actualité à des journaux ou à des revues de son pays. — Mort en 1870, à 58 ans.
Brada. Articles donnés sous ce nom et sous celui de Motca par la comtesse de PuUga dans VlUustrathn et dans la Vie parisitnne,
' Brandès (Mll«). Lauréat du Conservatoire en i883, dont les débuts au Vaudeville (14 janvier 1884) dans une reprise de Diane de Lys ont eu un certain éclat. Engagée deux ans plus tard à la Comédie-Française. De son vrai nom Marthe ArnouxK
Braqneville (Charles de). Publications religieuses données sous ce nom par Tabbé Charles-Marie-Édouard la bouille. --Né en i833.
Brassac (A.-E. de). C'est sous ce nom que le journaliste légitimiste Amable E%cande^ né en 1810, a collaboré à la revue hebdomadaire la Mode nouvelle, sous le dernier Empire.
Brassac (Charles). Pseudonyme de début du journaliste Albert Wolff au Charivari. Il a encore signé Méphisiophâès des articles dans le Diable à quatre de Villemessant, et il a été pendant longtemps le Gérôme de VUnivers illustré. — Albert Wolff est né à Cologne le 3 1 décembre i835. Drumont, dans sa France juive, lui donne le prénom d'Abraham, et il ajoute « que WolfT n'a jamais été naturalisé Français, et que jamais il n'a demandé à l'être ». Il serait seulement autorisé à établir son domicile en France depuis le 7 mai 1872. — Nous ne savons ce que vaut cette assertion de Drumont que la passion avec laquelle il a
1. Isnéihe de naissance^ cette belle et intelligente personne a prit pour 6ire devise : Meurs, mois apanee.
BRBfSON 55
écrit son fameux livre a souvent entraîné au delà de ia vérité. Ce qu'il y a de certain, c'est que par les qualités de son style, de son talent et de son esprit, Wolff est bien certainement Français.
Brasseur. Amusant comique du Palais-Royal, devenu directeur du théâtre des Nouveautés, né Dumoni (Jules) en 1829. — Son fils Albert s'est fait une notoriété sous le même pseudonyme comme acteur d'opérettes.
Bray (Marie de). Nombreux romans publiés sous ce nom par M"« Davrigny. — Morte en 1874.
Bréliat (Alfred de). Poète et romancier, né Guéumc (et non Brézennec, comme nous l'avons dit à tort dans notre précédente édition) à Tile de Bréhat (Côtes-du- Nord). — Mort en 1866, à l'âge de 43 ans.
Brémond (Adrien). Le fils de Louis Huari du Cfiarhari, mort en i865, a signé de ce nom dans le journal de son père; il a également donné des articles à la VU parisienne sous le pseudonyme d'Haroun.
Brémont. Artiste de talent, qu'on a vu tour à tour dans la comédie ou dans l'opérette, à l'Odéon, aux Folies- Dramatiques, à l'Ambigu, au Chàtelet, etc. — Né Bachimont,
Brennglas (Adolphe). Écrivain satirique allemand, né, en 1810, à Berlin, et de son vrai nom Adolphe Glassbrenner, lia épousé en 1840 une actrice italienne, Adelia Feroni. Fondateur de diverses feuilles populaires, il a aussi écrit des romans, des poésies, etc..
Brepson (Maurice). Le journaliste et romancier Charies Jolict signait de ce nom ses articles du Figaro, et aussi Jacquti Ollivitrs et Charles VI, pendant les années i863 et 1864. La série sur les Snobs parisiens (signée Jacques Olliviers) fut notamment très remarquée. Au Nain
•REQUENOU
yrf"
jaune, M. Joliet signait Valhe et Louis XV/i/(i863); collaborateur assidu de la Vie parisienne pendant deux ans (1864-65), il a donné à ce journal un grand nombre de nouvelles, de proverbes, d'articles de circonstance et des pastiches très réussis du style de nos grands écrivains contemporains. Suivant Tusage adopté dans le recueil que dirige M. Marcellin, M. Joliet signait ses articles de pseudonymes. Les initiales J. T. et J. Telio (anagramme) sont ceux qu'il y employa. M. Joliet a encore collaboré à beaucoup de journaux : au Charivari, à la Gazette de Paris, au Gaulois, à r Artiste^ au Grand Journal^ à la Situation, etc.
— A ajouter à la série de ses pseudonymes, d'après luimême, ceux de Julien Sorel (romans-feuilletons), Haroun {Xie parisienne)^ Dominique, Œdipe (à l'Illustration) ^ etc..
— Né en août iSBs.
Bréquenou '(G.-P. de). Un livre sur l'organisation de l'armée a été publié sous ce nom, après la guerre, par M. Pradelle, né à Bréquenou (Lot). — Ancien télégraphiste, devenu ensuite sous-préfet.
BresCOU (Joé;. Les articles publiés sous ce nom et sous celui de Maurice Français avaient pour auteur M. Robert Caze, mort, le 18 mars 1886, des suites d'un duel malheureux, et âgé seulement de 33 ans. Il avait été l'un des créateurs du journal d'étudiants, la Jeunesse, qui fit un certain bruit sous l'Empire. Passé en Suisse, après la guerre, il s'y maria et y devint professeur de littérature. Revenu ensuite à Paris, il collabora au Globe, à l'Intransigeant, au XIX^ Siècle, au Voltaire, etc. Il a donné aussi à ce moment quelques romans, dont plusieurs, l'Élève Gendrevin, la Semaine d'Ursule, le Martyre d'Annil, sont tout à fait remarquables. La mort prématurée de cet écrivain d'élite a été QQ véritable deuil pour les lettres.