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INCONN0

tous cette signature à la Presse, et voicî dans quelle circonstance : L'amitié de Lamartine lui avait ouvert les portes du journal, mais ses allures n'étaient guère étudiées à Técole du vicomte de Launaj, et M»® de Girardin ne pouvait se faire aux manières gauches et rudes du jeune critique. Elle exigea de son mari le renvoi de Pelletan. M. de Girardin, qui n'avait pas les mêmes motifs que sa femme pour détester son nouvel écrivain, dont les articles lui plaisaient, est l'air de céder à sa femme, mais il conserva sans mot dire son rédacteur, et, dès lors, les critiques littéraires de Pelletan furent signées Un Inconnu,

Cet Inconnu eut un grand succès ; toute la presse s'en occupa pour le démasquer, et on attribua ses articles aux plus vaillantes plumes de l'époque. M«« de Girardin eltemême, qui s'était montrée pour les premien articles signés du nom de Pelleun si sévère et si injuste, fut la première à exalter, dans ses Courriers du vendredi à la Presse, c la finesse, la justesse et la délicatesse » des appréciations du critique anonjme, qu'elle déclara ne pouvoir être que Charles Nodier lui-même!

Cest alors que Pelleun laissa tomber le masque qui dérobttit.soa nom au public^ et M">* de Girardin, pour être d'accord avec elle-même, dut se résigner à vivre désormais ea paix avec lui.

Un choix des articles publiés alors par Pelletan a été dqrais réuni en volumes, sous ce titre : Heurts de trwail (i vol. in-8). — Mort en 1884, à 71 ans.

a® Ulbadi (Louis) a publié dans le deuxième Evénement (1866) une série de portraits littéraires sous ce même masque.

3o Le député Ernest Dréolle, alors qu'il était l'un des principaux rédacteurs de la Pairie, y a donné des articles d'actualité qu'il signait également L'Inconnu. Il écrivait

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encore dans ce même journal sous le nom d'Ernest dt Nodon* — Né en juillet 1829.

4* Les deux ou trois volumes parus chez Michel Lévj sous cette peu transparente indication d'auteur : Un Inconnu, tels que la Plage d'Etrttal, Monsieur X.., et Ma-damt Trots Etoiles, etc., sont de Mn« Guyet Desfontaines, veuve d'un ancien notaire, député sous Louis-Philippe.

5« Un article du Nain jaune intitulé : La Comédie-Fran-» çaise jugée par un témoin de ses fautes , par l'Inconnu^ et paru ensuite en brochure (1862, in- 12}, avait pour auteur M. Théodore de Banville.

60 Auguste Vitu a donné pendant un certain temps au Figaro des articles politiques sous le titre de Chronique d'un Inconnu.

70 Le baron Félix Platel signe, depuis plusieurs années, des articles politiques et littéraires dans le Figaro du pseudonyme d*Ignotus [Ulnconnu).

Indig^ena. Nom sous lequel une Lola Montés contemporaine, à la fois danseuse, tragédienne, écuyère et écrivain, miss Dolorès-Addah-Isaacs Menken, a publié des poésies. A Paris, on n'a connu cette belle aventurière que sous le nom d'Addah Menken. Elle brilla pendant toute une saison, en 1867, ^^^^ ^^^ Pirates de la Savane, drame de la Gaîté où elle paraissait à cheval. Elle excita, par la hardiesse de ses poses, de ses attitudes et de son jeu, de très vifs enthousiasmes, auxquels s'associa Alex. Dumas père qui se fit même photographier en compagnie de la belle écuyère.

Cette excentrique Américaine,^ — elle était née dans la Louisiane en i836, — avait été mariée trois fois : d'abord à M. Menken, négociant Israélite àr Cincinnati, dont elle poru toujours le nom ; puis à un professeur de

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P : boie, Jol» Heenan ; €d6d, à l'écrivain américain Kerr

^pr - (Orphéas). — Elle est morte presque subitement à Paris,

^Xr« en août 1868.

Vs y: Indret (Charles d'). L'un des pseudonymes de Charles

hauàt et Maurtdtj, rédacteur en chef de la Kvftu dîplo* matiqut, et qui signe encore DangUmatse et Carmùr. ' '" Timominato. Pavillon neutre, ainsi que sa traduction l'indique^ et qui abrite au Figaro la personnalité d'écrivains asonjmciy surtout pour les questions étrangères et poli- '.i/-^ tîqnes.

latime (Alfred l'). Sous ce nom, M. Alfred Bosquet, jonrnaliite et poète, néii Rouen, en iSao, a rédigé le Courrier des tribunaux dans le journal la Semaine, Il a été lédacteur en chef de la Silhaudte et a collaboré en même temps à plusieurs journaux. On a publié, après sa mort snrvenue en 4 885, un recueil de ses principales poésies.

Irner. Le célèbre historien Henri Martin a publié, fOtts ce prénom renversé, en i83o, un roman : Wolftiutrm, '^ £~ qui était son premier ouvrage, écrit en collaboration avec j^vr «n de ses compatriotes, M. Félix Davin. Ce roman, qui

^- ' fut suivi de quelques autres ne valant guère mieux et ou-

^Jf£ bliét aujourd'hui, était signé : Félix et Irner, Henri Martin

^'. n^té maire du XVI« arrondissement de Paris pendant le

S^^ iiège, puis député, membre de l'Académie française, en

'^y. . remplacement de Thiers, et enfin sénateur. ^ Il est mort f^^\ en décembre i883, à l'Age de 7 3 ans. ^^ ' Iskander. Pseudonyme du fameux romancier et aussi

h'r^ '] ' historien russe Alexandre Hertun ou Herun, rédacteur en Y]\ - chef du journal la Cloche*. — Mort en 1870, à l'âge de llX 58 ans.

I. S« «èi caritu néoMirct, trtdoiti par Delt?«ta, oot été pobCét chez Dtato toilt ce tîtr« : le Mondt nau et to Kholuthn

ITEL toS

lamaël. ADCÎenne basse chantinte du ThéAtre-Lylîque et de TOpëra-Comique, puis professeur de déclamation Ijrique au Conservatoire. Révoqué de ce dernier emploi, le 39 décembre 1876, pour des causes restées insuffisamment expliquées, ce chanteur distingué n*a jamais pu obtenir l'enquête qu'il avait réclamée à ce sujet.

Né Jamme (Jean-Vital) à Agen, en 1827 , il s'est marié deux fois : la première avec une dame Caurioi (Anaîs« Hortense) qui s'est fait un nom comme cantatrice sur les scènes de province sous le pseudonyme même de son mari ; la seconde fois, après divorce, avec une demoiselle Garcin, également cantatrice en province, aujourd'hui sous le nom d'hmaël'Garcin. Après ce second mariage, Ismaèl voulut empêcher judiciairement sa première femme de continuer à chanter sous son pseudonyme ; mais le jugement intervenu le débouta de cette prétention, et autorisa la première Mme Ismaêl à conserver le nom artistique sous lequel elle était connue.

Isole (Louise d'). Les romans, nouvelles, poésies, etc.| publiés sous ce nom et sous celui de Comte de SainhJtan, ont pour auteur M<n« Kiom, née Aline Broband, en 18 19. La préface d'un de ses livres, Après C amour, recueil de poésies (1867), qui est signée £. I., est d'Eugène Loudun.

Ivel (Karl). Artiste peintre qui se nomme, dans le monde, M^^ Coralie Cahen.

(3 vol. iQ«i8]. Les titres des huit partiel de cette remarquable étude •utobiographique, aujourd'hui rare en librairie, en feront connaître ■u iecieur riotérèt et Teiprit : I. La Famille. — H. L'Université. — m. U Prison. — IV. L'Exil. — V. La Jeune Russie. — VI. Après rexil. — VII. Moscou. — VIII. Le Dépsrt. — Il faut consulter casai, an tu)et d'Hertzen, U Uvrt dt la nation pohnalu d'Adam Mickiewkz» traduit par A. Lé^j, et poblié également par Dentu.

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r^--' Ivoy (Paul d'). L'on des premiers, je crois même le

jr^:' premier qui ait mis à la mode les chroniques quotidiennes

^ ' dans les journaux de Paris. Il avait de l'esprit, de la verve,

p et il a eu un grand succès dans le CourrUr de Paris, le jour-

nal de Félix Momand, qui florissait vers Tan de grâce 1857. M. Paul d'Ivoj, qui se nommait en réalité Deltutre, est mort, jeune encore, en 1861.

n ayaît édité sous son vrai nom, en 18S4, k Bruxelles, an PM$ de PHîstoire de Vati (4 vol. in-ia), qui n'était autre chose que la copte presque textuelle d'un travail sur ce même sujet, publié à la Ktifut des Deux^Mondes par Th. Thoré (Burger). Les journaux donnèrent beaucoup de retentissement à ce plagiat, dont l'auteur fut obligé de quitter d'abord la BÎelgique, et même ensuite son nom, pour se soustraire aux suites désagréables de cette affaire, ^ V ^^ aujourd'hui oubliée.

0' Cet écrivain a, un moment, donné des chroniques au Ff-

f«ro. Lire, sur la manière presque brutale dont Villemes- SMt le remercia de ses services, à la suite d'une de ses ^^r." chroniques trouvée moins réussie que les autres, un bien curieux article d'Alph. Daudet, que nous avons reproduit dans notre Gax£tU aneedoiiqut du 3o avril 1879.

Ivray (Pierre d*). Articles donnés sous ce nom et sous celui de Jean Noutous par M. Gustave Gatschj, critique d*art.

Jacob (Le bibliophile). Le fécond écrivain Paul Lacroix est beaucoup plus connu sous ce pseudonyme que sous son nom véritable. Il a encore signé Antonj Dubourg, et sous le nom de Pitrre Dufour il a publié, avec Rabntaux, une Hisloirt dt la prostitution chez tous Us peuples (i85a) dont la mise en vente a longtemps été interdite.

Le célèbre pseudonyme de M. Lacroix a une origine; il ne l'a point pris au hasard. Il existait sous Louis XIII et sous Louis XIV un savant jésuite, Jacob de Saint-Charles, dit le Père Jacob, et qui devint bibliothécaire du cardinal de Retz. Il a donné une Histoire des papes^ et surtout un Traité des plus belles bibliothèques {i 6^^)^ qui lui a valu une très grande réputation auprès des bibliophiles. C'est le nom même de cet érudit, nom Agé déjà de plus de deux siècles, que s'est approprié le docte bibliothécaire de l'Arsenal. — Mort le 16 octobre 1884, à 78 ans.

Jacobus (Dom). Un érudit belge, qui est encore poète et auteur dramatique, le professeur Charies Poivin, a donné plusieurs de ses écrits sous ce pseudonyme. — Né en 1818.

Jacques. L'un des prénoms de M. Dfmojffof (Jacques- Claude), publiciste et professeur, et sous lequel il a donné chez Hachette, en 1862, un volume de petites nouvelles, avec ce titre : Contes et Causeries (in-18). — Né en 1808.

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