‹ Dictionnaire des pseudonymesChapitre 50 sur 142 · JALIN · texte numérisé non relu

JALIN

lO A M. Jules Claretie, qui signa Olivitr de Jalin des chroniques au journal la France, — Voir LacrdU,

20 A M. Alphonse François, maître des requêtes au Conseil d*Ëtat, qui a signé Alphonse de Jalin, de concert avec Dumas fils pour collaborateur, une comédie représentée au Gjfmnase sous le titre de U Filleul de Pom" pignac (mai 1869). Dans cette signature M. François figurait a?ec son prénom, et Dumas fils avec le nom du personnage de sa pièce. Ce même M. François a encore écrit sous les noms de Dercy et d'Alphonse et sous les initiales A. F, — Né en 1802, mort en i883.

3® M. Gustave Fould, Tun des fils de l'ancien ministre du deuxième Empire, a fait jouer en 1876, au Gjrmnase, une comédie intitulée la Comtesse Romani, signée Gustave de Jalin ^ et pour laquelle il avait également eu Dumas fils pour collaborateur.

Gustave Fould avait épousé, malgré sa famille, une ancienne actrice de TOdéon et de la Comédie-Française, M'I® Valérie^ de son vrai nom Wilhelmine-Joséphine S<monnin^ née en 1834, et qui, à la suite de revers de fortune, entreprit de tirer profit de Tart de restaurer les livres précieux qu'elle avait appris à pratiquer jadis chez sa mère, la célèbre M°^« Simonnin. Elle a fait aussi de la sculpture sous la direction de Mathieu Meusnier. Enfin cette femme si bien douée a même abordé le théâtre et le roman sous le pseudonyme de Gustave Haller,

La carrière théâtrale de M°>« Gustave Fould, sous le nom de Va/^ri>^aété très courte, mais suffisamment brillante. Premier prix de comédie au Conservatoire en i852, elle débuta la même année à l'Odéon, puis l'année suivante (10 juillet) à la Comédie-Française. Elle était charmante dans les soubrettes, mais, plutôt dans celles du répertoire moderne, où sa mine futée, son regard vif et éveillé, faisaient merveille.

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£Uc n'avait en effet rien de classique. C'est en 1859 qu'elle qmtta la Comédie-FraaçBLSC pour se marier avec Gustave ' Fould^ doDt elle est veuve depuis le sS août 1884.

Janet-Lang^e. Peintre et surtout dessinateur d'une très grande fécondité à ce dernier titre. — Né /and (Ange- Louu) en 1818, mort en 1871.

Jantliet Edmond About a raconté, dans sa Grèce con» Umporaintf rhiitoirc încrojfable et cependant véridique de cette singulière femme plus connue sous le nom précité que sous celui de ïes successifs maris.

Elle avait d'abord épousé lord ElUnborough, vice-roi des Iodes. Après divorce, elle se remaria, en Grèce, devant un pope de ta montagne avec un ancien bandit klephte A^i- Fétros, qui Tenait d'être promu général et ministre de la guerre à Athènes. Ce second mari lui ajant été infidèle, elle le quitta et s'enfuit en S/rie. A Damas, elle épousa en troisièmes noces le cheik arabe Midjoud, avec lequel elle vécot très beureuse peàdant vingt-cinq ans. Il est vrai qu'en se mariant les deux époux avaient signé le traité suivant» qui leur laissait à chacun une liberté d'allures peu gênante:

ILiT, j". Lf« fillei qui niîirûat du mtritge leront protestantes;

Ait. I. Midjoucl et Jtathç Eubiftroot Dtmts pendant six mois de riiiûc«, et ptfldaQt c» lix moi» le harem de Midjouel restera au étMn. PeacUm lei »i auires moU, Midjoael rejoindra son harem au dëseitt et Janthe ne lot hn qu'une visite par mois.

Ce conuat fut toujours fidèlement exécuté et assura la longue et bonne intelligence des époux.

On sait que Je célèbre peintre Lawrence a peint Janthe, alors qu'elle était encore ladj Ellenborough, et que son portrait eu Pun des meilleurs et des pkis connus du célèbre artiste. It a liguré k la vente Daniel Wilson.

Jambe est morte en octobre 1881, à l'âge de 60 ans.

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Janus. Articles donnés sous ce nom dans U Figaro par le romancier Robert de BonnUres,

Jean (Charles). Poésies publiées sous ce nom par Mme Ugonidtc dt Kerdanid (Jeanne-Charlotte), née en

Jean-Paul. Articles signés de ce nom dans VArtisU par l'auteur dramatique Alphonse Brot, ancien chef de bu^ reau au ministère de l'Intérieur, né en 1809.

Jean l'Ermite. Quelques publications faites sous ce nom par le célèbre docteur Ferdinand Hotfcr, auteur de la Nouvelle Biographie générale publiée par Didot de 1 85 1 à 1 866, ouvrage toujours très consulté et rempli de renseignements nouveaux. — Mort en 1878, à l'âge de 67 ans.

Jean-Lonis. Peintre qui a surtout traité les sujets religieux. — Né Janmot (Anne-François-Louis) en 1814.

Jean de la Seine. Ce rédacteur du Gil Blas est M. Edgar Monteil, membre du Conseil municipal de Paris. Né en 184$ à Vire (Calvados) où son père était avoué de première instance, il a d'abord écrit, à vingt ans, dans les journaux de la localité. Venu ensuite à Paris, il y a fondé, en 1867, le journal spécial l'Étudiant, Il appartient, depuis 1878, à la rédaction de la République française,

Jean des Vignes. Sous ce nom M. Georges Damp/, ancien secrétaire particulier de Paul Bert, alors qu'il fut ministre de l'Instruction publique, a donné des articles au journal le Voltaire, — Mort le i5 mars 1886, à l'âge de 27 ans.

Jeanne (Mll«). Artiste du Gymnase en 1868, passée depuis à l'Opéra-Comique sous son nom véritable, Jeanne Nadaud, Elle est sœur du violoniste du même nom.

Jeanron. Artiste peintre, mais connu surtout comme directeur des Beaux-Arts en 1848. C'est lui qui créa à

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cette époque le masée du Luxembourg, et qui organisa telui de la chalcographie au Louvre. — Né Jtauron (Phi- - lippe-Auguste) eu 1808 et fils d'un cordonnier de Boulogne-sur*Mer; il est mort en mai 1877.

Jeneséki (G>mte). L'ancien député baron Je Jau^tncly ancien secrétaire de Berrjrer» a donné sous ce pseudonjfme des articles littéraires et de fantaisie. — Mort en 1886.

Jenna (Marie). Auteur de poésies^ de son vrai nom Céline Rtnard. — Née en 1834.

Jenneval. Fils d'un obscur artiste de la Comédie- Française, tué au siège d'Anvers» en i83ty où il avait suivi l'armée comme volontaire. Comédien très célèbre en province^ Jenneval s'est également montré à Paris, en 1877 surtout, dans divers rôles de Frederick Lémaitre. Il y a produit un ceruin effet, autant par ses qualités que par ses défauts. Artiste inégal, d'un goût douteux, trop souvent vulgaire, il a cependant exercé une action réelle sur le public par la chaleur et l'exubérance de son jeu, et son nom est devenu légendaire. € Jenneval est dans nos murs ! 1 C'est ainsi qu'on annonçait jadis l'arrivée dans les capitales de provincie de cet artiste nomade, qui est rentré aujourd'hui dans le silence, sinon dans l'oubli. — Son vrai nom est Dcdui.

Jeimius. Les tablettes théâtrales journalières de la Libarté, qui sont signées de ce nom, ont pour auteur le compositeur de musique Victortn JoncUrcs, — Né en i839 Félix-Ludger de JoncUrcs. Son père était alors avocat à la Cour royale de Paris.

Jez (Théodore-Thomas). Romans donnés sous ce nom par le publiciste polonais Sigismond MUkowsld,

Job. Dessinateur. — Né J. de BrévUlc.

. Jobin (Claude). Le comte d'Harcourt (Bruno-Jean-

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Marie), ancien capitaine de vaisseau, né en i8iS, et fils du pair de France duc d'Harcourt, a publié sous ce pseudonyme divers écrits relatifs à la marine. Il a également donné des (écits historiques.

Jolly (Alphonse). Auteur dramatique, collaborateur d'Eug. Labiche pour la Grammairt, U Baron dt Fourchofif, etc. Il a publié une curieuse relation des spectacles donnés à la cour, au château de Compiègne, de 18S2 à 1869, alors que sous son vrai nom, Alphonse Ltvtaux, il était maire de cette ville, a J'avais, dit-il dans cet intéressant volume, dû prendre un pseudonyme pour collaborer avec Labiche, mon nom n'allant pas avec le sien. Qui sait? Labiche et Leveaux! On aurait ri. C'était à éviter... Aussi Labiche m'avait-il dit à la première pièce que nous avions faite ensemble : « Mon cher ami, il faut prendre un pseu« . « donjme, tu ne peux pas garder ton nom ! »

Le volume précité de JoUj-Leveaux a paru chez Tresse, en i885, sous le titre de Théâtre de la cour à Compiègne.

Jonas (Le Cavalier). Chroniques signées de ce nom dans V Illustration^ alternativement par Jules Janin et par Henri Cozfc. Ce dernier a encore signé des articles de fi* nance du pseudonyme de Jean Bordereau.

Jonchère (Ernest). Il a paru au printemps de 1868, à la librairie Lacroix et Werbœckhoven, un volume in- 18 intitulé Clovis Bourbon, par Ernest Jonchère, pompier honoraire de Bougival. Ce livre, dédié à Edouard Laboulaye, avait pour auteur M. Ernest Brday, négociant de la rued'Hauteville, qui a encore donné d'autres publications sous ce même pseudonyme. Jonchère est le nom d'un petit pays situé auprès de Bougival, et où M.Brelay possède une maison de campagne. Il est frère du député de la Seine Pierre- Émile-Eugène Brelay, avec qui on la souvent confondu.

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Joseph. Le publîciste, poète, journaliste, PoUle^Dtsgranges, a signé de ce prénom, qui est le sien, une brochure, VlnUrprètt des songes, qui a paru chez Taride, en 187S. — Né en iSaS.

Joubert (Léo). Publiciste, ancien rédacteur du Monittur (de 1868 à 1877), dont le vrai prénom est Jean. -* Né en i8a6.

Joui]!. Rédacteur du journal politico-religieux la Dé^ faite, qui est Fabbé Kkhtreau,

Jouot (E.). Les articles signés de ce iiom au journal le • Théâtre afaient pour auteur l'imprimeur Damase Jouaust, un arrière-neveu des Estienne, un peu parent des Aide et des EIzevir. Ses belles impressions sur papiers sjpécfaux, avec caractères anciens, fleurons dans le texte, illustrations, etc., lui ont valu une grande notoriété dans le monde des bibliophiles et des amateurs. — Né en tSB^.

Ce journal le Théâtre, oix Jouaust fit ses premières armes, florissait surtout vers l'année 1 860. Il avait alors pour rédacteur en chef un singulier garçon qui ne manquait ni d'esprit ni d'originalité, mais qui gfttait tout cela par la paresse la plus ÎBcrojable et la plus incorrigible. Il se nommait Louis Herlem, Son journal vivait assez bien, faisait à peu près ses affaires, et les eût même faites tout 4 fait si ledit Herlem avait voulu se donner quelque peine. Le Théâtre était hebdomadaire; U rédaction n'en coûtait rien à son propriétaire, qui payait ses rédacteurs en billets de spectacle. J'j signai souvent, pour ma part, des articles sous mon nom et sons divers pseudonymes, notamment sous celui de Pders Hennann, qui était le pavillon neutre du journal. Parmi les rédacteurs de cette époque, je citerai encore Marins Fontane, aujourd'hui secrétaire général de la Compagnie du canal de Suez, et qui avait une grande vivacité de

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Style, d'allnre et d*esprit; Armand Roux, musicieD, qui est devenu le mari de M^^ Brunel-Lafleur; Hippoljte Nazet, cousin de Sardou, et qui est mort d'épuisement prématuré il jr a quelques années ; le charmant et séduisant Prosper Jourdan, fils de Louis Jourdan, du SfVc/«, qui faisait alors de petits vers aux actrices, et qui est mort à 20 ans, etc.

Ce journal a vécu ainsi une quinzaine d'années, et il est mort, lui aussi, un beau matin, à la suite d'une éclosion considérable de feuilles nouvelles qui, paraissant tous les jours, annonçaient bien avant lui les nouveautés théâtrales. Il avait passé par beaucoup de mains pendant ces trois lustres, et il avait usé bon nombre de rédacteurs en chef. Le plus connu a été Edouard Fournier, à qui avait succédé Jalabert; puis était venu Herlem. Le dernier fut M. Anatole Cerfbeer qui n'est pas, je crois, autrement connu, et qui a conduit le deuil du pauvre journal à qui je devais ce souvenir rétrospectif et cette larme de regret.

Jourdain (Éliacin). Écrivain excentrique, auteur de poésies bizarres, de drames impossibles, de ballades, récits et poèmes plus singuliers les uns que les autres. Son écrit le plus baroque, la ComidU normande, rojrstère en trente actes, fut imprimé à ses frais et par ses soins; mais aucun exemplaire ne fut mis en vente du vivant de l'auteur, qui conserva chez lui l'édition tout entière, ne permettant qu'à de rares intervalles et seulement à quelques amis pri-« vilégiés de lire sur place et en sa présence des fragments de son œuvre préférée, qu'il déclarait naïvement < colossale » ; Le vrai nom de ce poète étrange était Séraphin Pélican; il est mort en mars i865, étant secrétaire de la mairie dé Dieppe.

JudeX (Prédéric). Le feu peintre Galimard, qu'on a tant caricaturé, et qui était en somme un artiste de talent, a

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