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PRÉVOST-PARADOL

Prévost (M»"* Anna). Romancière et journaliste, ncc en 182 5 Bourgeois (Anna-Marie), et mariée en 1841 à un M. Martin, qui la laissa veuve deux ans après. Elle signait alors Anna Martin, ce qui donnait lieu à un jeu de mots désagréable : Ane à Martin; aussi, depuis 1 848 M"^^ Martin a-t-elle pris le pseudonyme précité, sous lequel elle a publié quelques ouvrages dont les premiers avaient été simplement destinés à Tamusement et à Tinstruction de ses enfants.

Prévost-Paradol. Ce célèbre écrivain était le fils d*une sociétaire de la Comédie-Française, M^^^ Paradol (Anne-Catherine-Lucinde), fille d'un perruquier de la rue Saint-Honoré, et qui avait d*abord débuté comme tragé-» dienne lyrique, à l'Opéra, le 28 mai 18 16. Entrée au Thé&tre- Français, le 23 juillet 181 9, elle fut créée sociétaire en 18234 C'était une admirable reine de tragédie, mais qui avait, en somme, plus de dons extérieurs que de talent. Retraitée en i838, elle mourut le 23 novembre 1843, âgée de 45 ans seulement. Elle airait épousé en 1829 un chef de bataillon du génie nommé Prévost >

De cette union naquit Lucien-Anatole Prévost, qui portai toujours le nom de sa mère joint au sien, et qui mourut, par suicide, à Washington le 19 juillet 1870, en apprenant la déclaration de guerre à la Prusse '. Prévost-Paradol, qui

I. « En panant de Paris, dit son ancien camarade d'École normale Ed. HefTé, il était déjà fort attristé et troublé par les attaques dirigées contre lui. La déclaration de guerre, qu*ii apprit en débarquant en Amérique, acheva d*ébranler son âme. Il ne fut pas bien reçu par la société américaine. Il se faisait à cet égard de grandes illusions. Il croyait trouver TAmérique très française, il la trouvait très allemande... Il était du petit nombre de ceux qui ne croyaient pas à la victoire de la France; à la pensée des malheurs qui menaçaient le pays se joignit uns doute le sentiment de la fâcheuse situation dans laquelle il s'était placé. C'est alors qu*il prit la résolution de sortir de cette vie. •

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appartint k TAcadëmie française dès l'âge de trente-six ans, n'avait que 41 ans au moment de sa mort. Il avait laissé deux enfants : une fille, qui est entrée en religion en 1876, et un fils, Lucien, qui, à l'exemple de son malheureux ^. père, se suicida en 1877, i l'âge de 17 ans seulement, et

sans qu'on ait jamais bien su quelles causes l'avaient poussé à une si terrible résolution.

jy . . ' Priée (Georges). Journaliste, né PditpUrre (Ferdinand-

tl Gustave).

^/ Priola {W^), Ancienne artiste du Théâtre-Lyrique

Ç: et de l'Opéra-Comique, où elle a eu quelques belles créa-

^\^ lions, notamment dans Rîtnzi de Wagner, et dans l'Ombre

hri de Flotow. Donnant en 1876 umfH^eprésentation de Mi-

\f gnon â Marseille, elle fut sifflée en scène. L'impression

r^ • qu'elle éprouva de cette hostile manifestation lui causa un

^^ transport au cerveau, dont elle mourut quelques jours

f«*; après, à l'âge de ^36 ans. Elle se nommait Poltart. Son

||< . père, Jules-César Poliart, connu au théâtre sous le nom de

'^ . ' Dorlange, a été régisseur général, pendant plus de vîngt-

^ .' cinq ans, du théâtre des Folies-Dramatiques, alors qu'il

f^' était au boulevard du Temple. Très aimé des acteurs et

\i des auteurs, qui ne l'appelaient que papa Dorlange, il con-

I . serva, en quittant ses fonctions, le titre de régisseur hono-

^ raire. Il avait d'abord été acteur dans ce même théâtre,

^' . avant d'en prendre la régie.

: Probus. L'ancien écrivain, sénateur, Louis-Étiennc-

Arthur Dubreuil-HéUon, vicomtt de la Guéronnièrt, a donné sous le nom précité, l'année même de sa mort (187 S), des lettres politiques dans le Figaro , qu'il avait intitulées :

rj ^ LfHr<s aux Indépendants, — Né en 1816.

yi Procope (Georges). Rédacteur du Tintamarre, né

^1^ Tii/ffI (Salvador), et connu au théâtre sous son seul pré-

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nom. Il a donné quelques vaudevilles, collaboré à la coU lection des Théâtres de Parts (18S4) entreprise par Martinon avec Eustache Lorsay, et rempli pendant quelque temps (1857) les fonctions de régisseur général à TOdéon.

Prudent (Emile). Célèbre pianiste', né en 1817 Gaultier (Racine). Un décret de i8S3 l'a autorisé à substi* tuer k son nom patronymique celui qu'il a illustré. — Mort en t863.

Pmident (Louis). Pseudonyme de l'écrivain politique de La Ponterie.

Prunoul Roman. De nombreux articles politiques ont été publiés sous ce nom par le jurisconsulte Roumain Basile Boerosco, qui, après une jeunesse pleine d'ardeur et de passion pour les idées révolutionnaires que la Révolution de 1848 avait fait renaître dans toute l'Europe, devint successivement ministre de la justice, puis des affaires étrangères à Bucharest. — Né en i83o.

Puvis de Chavannes. Peintre célèbre, très discuté, ce qui est une des preuves de son haut mérite, mais à coup sûr artiste de premier ordre. Né en 1824 , il se prénomme Pierre-Cécile. Son père. César Puvîs, était ingénieur. C'est en 18S9 qu'il obtint de joindre légalement à son nom patronymique celui de de Chopannes.-

Pyfardan (Maurice de). Pseudonyme par calembour de l'écrivain Maurice Denécheau. Il signe encore Koiert Dubreuil et Georges Duprey,

i^-*-lî .

Quatrelles. Pseudonyme bien connu de l'ancien chef de cabinet du duc de Mornjr, Ernest L'Épine, qui .avait d'abord écrit sous le pseudonyme d'Eugène ManutI, nom Tériuble du célèbre auteur iStOuprUrs, aujourd'hui inspecteur général de l'Université. Sur la demande de ce dernier, Ernest L'Epine renonça à son pseudonyme et lai substitua celui de (^atrcUti, sous lequel il a donné beaucoup d*études et d'articles humoristiques et fantaisistes. — Né en 1816.

Q^enat. Anagramme où l'on retrouve le nom*de Gus'* Uve Naquff, journaliste, écrivain politique et financier, et dont il à signé des bulletins de la Bourse dans divers joue Baux, notamment au Pays. — Né en 1819.

Quépat (Nérée)* Ancien avocat, devenu publiciste sons ce nom. S'est beaucoup occupé de travaux à la fois littéraires et scientifiques. — Né Paquet (Henri-Remi-^ René), en 184S.

Qlleroy. L'un des rédacteurs du journal U Cri du PédpU, très compromis et même condamné, lors de la longue grève de Decazevilie, en 1886. — Né Albert Duc; il signe aussi Duc-Quercj,

Qaercy (Louis de). Articles donnés sous ce nom par le journaliste et auteur dramatique Emile ViUars.

Q^UCVILLY 36Î

, Quévilly (Valentin de). Le célèbre écrivain Edmond About a publié sous ce pseudonyme, au Figaro (1856-S7), * une série d'articles dirigés contre ceux de ses confrères qui l'avaient récemment malmené au sujet de ToUa et dé GuilUry*. La campagne fut courte, mais signalée de part et d'autre par de cruelles représailles. M. About alla en* suite porter ses causeries et son pseudonyme à VOpinion nationale (1859), où il écrivit sur tous les sujets de nom» breux articles depuis réunis en volumes; il les signait encore quelquefois vicomU de Quévilly, A l'Opinion nationalt il avait intitulé ses articles : Lettres d'un bon jeune homme à sa cousine Madeleine. — Né en 1 828, à Dieuze (Meurthe) » où son père était épicier; entré à l'Ecole normale en 1849, About a remplacé à TAcadé/nie française, le 2 3 janvier 1 884, M, Jules Sandeau. Il est mort le 26 janvier 188S, avant sa réception.

Quand il publia son fameux pamphlet la Question ro^ maine (1859), About fut en butte à toutes les fureurs du clergé et de la presse religieuse. Sa querelle avec Monseigneur Dupanloup est demeurée célèbre.

I. L« roman de Totla donna lieu i une accusation de plagiat; mmts en somme ce roman n'était que l*adaptation d'un récit italien, Vittoria SoporelU, dont About avait d*ailleurs indiqué Ininnéme l'origine. Quant i Gwlltrj, comédie en S actes représentée au Théâtre* Français le i*' février 18S6, elle fut tellement sifllée pendant les deux premières soirées que l'auteur la retira sans oser affronter une 4roisième fois le public. Même mésaventure lui advint six ans plus tard avec Gâtions, drame en S actes, que la Comédie-Frantaîse reçut en 1861, et qui fut même répété avec Geffrojr, Got, Bressant/ M"** Favart, etc., comme interprètes. Une maladie de cette dernière artiste ayant ajourné la représentation de sa pièce, About la porta à rOdéon où elle fut jouée le 5 janvier 186s, au milieu d*un tumulte indescriptible qui se renouvela jusqu'à sa quatrième et dernière représenution. La publication de la pièce imprimée, avec notes et commentaires de l'auteur, aggrava et envenima encore le débat.

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• PtttH« vous rappeler sans rougir, dittit Tcvéque i tes ouailles, dans un mandement spécial, les lâches calomnies vomies, c'est le moi, 'ji' contre le Saint- Père et contre son dévoué ministre par une plume

l française?... •

'^ Ce à quoi M. About répond

t,":'' • J'babite nne petite nuson isolée du Bas-Rhin ; les journaui de

^' scandale n'arrivMic pas jmqo'i nous. C'est vous dir« que nous ne re*

^>^'^' ccvoM ni le Fit^n, m tOmpen^ ni Itt oaandemenu politiques des

^V . Evéqaes. •

L*. ^ Et il continue par cette phrase, que les événements ont

^<- . en partie jostifiée depois ; en effet, si About fut académi-

^J cien, il ne le devint qu'après la mort de Dupanloup :

« Si k aallMur voulait que dans quinze ou vingt ans je fusse votre voisin i TAcadémie française, vous ^m^^ forcé ou de quitter votre pbcc ou de convenir avec moi que vous avez été trop vif. •

Le débat fut clos par un mot très piquant de Jules No» riac qui termina un article k ce sujet, en disant qu'About, dans sa réplique k Monseigneur Dupanloup, « avait cru sans doute répondre à un évèque des Bouffes-Parisiens •• Quillembois. Dessinateur comique, de son vrai nom de Sarcus.

Quiroul (Pierre). Pseudonyme de M. Louis Pouparh Dawjl, ancien imprimeur, devenu auteur dramatique sous le seul nom de Louis Davjl^ et k qui l'on doit, entre autres pièces & snccès, k Gûscon et la Maîtresse légitime, — Né en i83S.

> Quod (John). Romans publiés sous ce nom par John '^ "' ^ Treai-lningf cousin do littérateur américain Théodore /r-

•^c ^"^S* ^^ '^"^ ^^^^ neveux du célèbre romancier Wasbtng-

H'^ ton Irving, mort en 1859.

R... (David). Articles donnés sous cette signature à la Vie parisienne par le journaliste Paul Courtj,

R**. (Léonttne de). Sous cette initiale le poète Henri Dottin a donné des articles au Monde litléraire et à divers joamaui du département de l'Oise. — Né en 1816» à 3eauvais.

R. de la R... (Baron). Le Figaro 9i donné en 1868 quelques articles très bien informés sur la première communion du prince impérial, sur des voyages de la cour, sur des réceptions aux Tuileries, et avec des détails intimes sur les habitudes de l'entourage impérial, lesquels articles étaient signés de ce pseudonyme. Leur auteur, qui depuis a été brutalement évincé du Figaro (août 1868) pour désaccord .politique, se nommait Pierre-Edouard Bouscatel. Il a publié depuis un récit de la capitulation de Metz en 1870.

Rachel. Prénom illustré au théâtre par la célèbre tragédienne Elisabeth Félix, que les siens appelaient plus familièrement Élisa. Son père se nommait Jacob Félix et sa mère EstherHaya; tous deux étaient nés en France. Quant à Rachel, elle est née à Mumph, près Aarau, canton d*Argovie (Suisse^ en 1820. Mais il est bien difficile, vu l'absence de documents authentiques suffisants, de préciser lé jour même de sa naissance. — Elle est morte le 3 jan-

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