RITTER
Avant sa renommée européenne, Rigolboche était déjà connue sous le surnom de MargucriU la HugucnoU dans les bals publics, et surtout au bal Bullier, qui a été Tinitiateur et Taurore de bien des célébrités de la chorégraphie galante. En réalité, son père ou sa mère, — je n*ai pas son acte de naissance sous la main, — se nommait Bidon, et on Pavait baptisée Marguerite. Qu*est-elle aujourd'hui devenue ?
Rimini (Baron de). Auteur de mémoires et révélations intimes sur la cour des Tuileries pendant le règne de Napoléon III, dont le nom véritable est Griscelli de Vezlani (Jacques-François), et qui, sous l'Empire, était agent secret de l'empereur. Confiance bien placée, comme on le voit!...
Ris (Marcel de). Pseudonyme du publiciste et vaudevilliste Alfred Tranchant. — Né en 1829.
Ritter (Théodore). Pianiste, compositeur et même un peu chanteur, né, le 5 avril 1840, Prévost (Toussaint), et fils de Prosper Prévost, lui-même compositeur de musique, et de « Augustine Dejean-Leroy, artiste ». Lepseu-donyme dé Kitter ayant été rapidement illustré par ce pianiste distingué, il a été autorisé, par décret du 18 mai i863, à le joindre à son nom patronymique et à s'appeler dès lors Prévost'Kitter (Toussaint). Néanmoins, le public ne l'a jamais connu que sous le nom qu*il a rendu célèbre, Théodore Kitter.
Ritter avait conimencé par être artiste à la Monnaie, à Bruxelles, où il chantait les barytons sous le nom de Félix. Sa sœur Cécile, connue au théâtre comme cantatrice sous le nom de Cécile Kitter, et qui a créé Virginie dans le célèbre opéra de Victor Massé, Paul et Virginie, est devenue par mariage M™« Ciampi-Cellaj.
KITZA
Décoré de la Légioo d'honneur en 1880, Théodore Ritter est nort en 1 886.
Ritza M"«). Ancienne artiste des Délassements-Comiques, qui a joué encore sur quelques autres scènes. Élève de Samson, elle avait un germe de talent qu'elle n'a pas su développer. Aussi son nom a-t-il depuis longtemps disparu des affiches. — Née Eugénie-Félicité Grisa,.
Rival. Acteur du théâtre de TOdéon, de son vrai nom ChamptnoU.
Rivarol (Jules). Sous ce nom, M. NoutUe-Delorme, ancien rédKteur en chef du journal Us Travaux publics, a donné des articles de bourse au Figaro. Il a ensuite signé BJwarol à la suite d'une réclamalfbn au sujet de la propriété de son pseudonjme.
Rivière (M'^). Ancienne artiste des Variétés, née Louise-Adèle Favréaux. Elle avait beaucoup de verve et chantait joliment le couplet.
Robert^fioudin. Fameux prestidigitateur, et aussi publiciste, né en 1804 Kobtrt (Jean-Eugène), et autorisé, par décret de 18S3, à joindre à son nom celui de Houdin, sous lequel il a toujours été connu. — Mort en 1871.
Robert (Jules). L'historien et romancier Augustin ChaUamtt, conservateur à la bibliothèque Sainte-Geneviève, né eu 1818, a signé de ce nom quelques-uns de ses écrits.
Robertson. Célèbre professeur d'anglais et auteur de dictionnaires et d'écrits relatifs à ses cours, né en i8o3 Laforgue (Pierre-Charles-Théodore), à Paris.
Un décret de 18S8 Ta autorisé à joindre son pseudonyme k son nom patronymique. — Mort en 1871.
Roberral (Vicomte dc). Journaliste, publiciste et in-
ROCFERRé 379
(lustriel, né en 181 1 Luthereau (Jean). Il a collaboré à beaucoup de journaux étrangers *, surtout en Belgique, sous son pseudonyme et encore sous ceux de Lt Normand (Jacques) et Maigret (Francisque). Il a donné anonymement, en i85i, une petite critique amusante du Salon de Tannée sous le titre de : le Diable au Salon, et écrit dans divers journaux français sous son nom ainsi abrégé ^i^tfn Luther.
Robin. Célèbre physicien qui a eu une vogue très grande à l'ancien boulevard du Temple, avant sa transfor* mation. li était né en Amérique et se nommait Henri Donckel. — Mort en 1874.
Hobville (T. de). Les ouvrages populaires signés de ce noiù et publiés par l'éditeur Le Bailly sont dus à diverses plumes anonymes, et qui ne se sont jamais autrement fait connaître. Je ne saurais citer tes noms de ces auteurs qui ne sont en somme que d'assez ordinaires et médiocres compilateurs; les livres digérés car eux sont colportés de province en province, de campagne en cam- pagne; couverture jaune, verte ou bleue, papier à chandelle, impression épaisse et sale, gravures sur bois épouvantables; mais livres à bon marché, bibliothèques ambulantes à la portée de tous! Histoires des Quatre Fils A jmon, de Jean Bart, Geneniève de Brahant, Koquelaure, la Tour de Nesle, les Quatre Sergents de La Kochelle, le Procès Fualdès, etc.
Rocferré (Pierre). L'un des pseudonymes du savant Charles Rom^y, connu surtout par une Histoire d'Espagne^ qui est devenue classique, bien qu'elle n'ait jamais été ter-
1 . 11 a aussi créé plusieun journaux : la Rewue de la province et de Farb, la France élégante, la Belgique Industrielle, la Célébrité, etc.
38o KOCHELLB
minée. E( elle compte dix volumes!... Il a encore signé des articles de critique littéraire et autres des noms de Silrach Yfmor, double anagramme, et de Pùrrt Frankatr. — Mort en 1874, à 70 ans.
Rochelle. Pseudonyme dont le journaliste et poète Amédée Maritau, né en 1826, a signé en 186a une étude religieuse intitulée : rUIframonlanisme dévoilé. Il a encore signé MarctUus un recueil de satires (1860) et donné qéelqves ouvrages sous son nom véritable ou sous le votte de ranonjme.
Rochenat (Charles). Écrivain héraldique, auteur de
publications sur la noblesse, sur l'usage et l'abus des ti*
tres, etc. — Né baron Charles de'^ouHoulon, en 1 836, il
^ - ' a signé quelques livrets d'opéras-comiques du pseudonyme
précité.
Rochester (Mark). Portraits politiques publiés sous, ce nom par le journaliste anglais William-Charles-Mark ^:' / Ktnt, également poète, et qui fut d'abord avocat. — Né
ri:' en 1823.
Roger (Aristide). Articles scientifiques donnés sous ce nom ft plusieurs journaux de Paris, et d'abord au Petit Journal, par M. Jules Kfngade, îf- . Roger de Beauvoir (Henri). Rédacteur du Fi-
garo, où il a imaginé une série de « Disparus » qui con- /• : . tient d'utiles et intéressants renseignements sur les person-
nages de tous les genres et de toutes les notoriétés qui ont cessé de faire parier d'eux. Il est le fils du célèbre romancier Kogtr de Bullj (Edouard), né en 1809, que son oncle, le député de Bull y, obligea à changer de nom ft ses débuts dans la carrière des lettres, et qui est mort en 1866. ^. .. Sa mère était cette belle Ml>« Léocadie Doze, delà
jK ^ ' Çomédie«Françaiss, dont Roger de Beauvoir se sépara
ROQ^UEPLAN 38l
en i8So, et qui écrivit alors quelques comédies estimées et des mémoires sur M^^^ Mars qui ne manquent ni de piquant ni d'intérêt. — Un autre fils de Roger de Beauvoir, prénommé Eugène, a écrit des vaudevilles.
Rollixx (Ernest). Sous ce nom, un réfugié polonais nommé Jean Czynski a fait représenter ft la Porte-Saint* Martin un drame, U Roi dts lUs, en collaboration avec Eugène Woestyn. Un vaudeville. Us Nocti du Bouffon, dont il était également l'auteur, a été joué plusieurs centaines de fois, à ce même théâtre , en lever de rideau. — Mort récemment à Londres.
RoUin (Jacques). Le poète, romancier et auteur dramatique CatulU Mtndh a signé diverses poésies de ce pseudonyme. C'est lui qui avait créé cette jolie Kcvut fantaisiste qui n'a eu qu'une durée trop éphémère (1860-61). — Né en 1840, il a épousé, en 1866, la fille aînée de Théophile Gautier, M^^^ Judith Gautier, elle-même connue comme écrivam, soit sous son nom de jeune fille, soit sous les pseudonymes de Chaulnts au Journal officiel et de Judith Walter. — Née en i85o. Son mariage avec Catulle Mendès a été judiciairement rompu en 1877.
Romanville. Ancien acteur de TOdéon, né Defitt (Jean-Joseph), et mort en octobre 1869.
Rocfueplail (Nestor). Altération euphonique de Ko^ coplan, nom véritable de l'ancien feuilletoniste théâtral, chroniqueur fantaisiste, directeur de journaux et de théâtres et qui, comme tel, a fait et défait deux ou trois fois sa fortune.
Né en 1804 à Mallemort (Bouches-du-Rh6ne) , où son père était employé des contributions indirectes, il a été rédacteur en chef du premier Figaro, et plus tard directeur de rOpéra, puis du Châtelet. Il a signé JuUs Ytrnières des
38i ROseiNS
-" articles ï la Ktpue dt Paris; mais c*est à tort que J. Lc-
comte lui donne comme pseudonjme , dans ses LtUrcs Mr Us Écrivaim français, celui de Paul Vtrmond qui appartenait \ Jules Guinot. — Mort en 1870.
^ ^. Roseins. Nom sous lequel fut d'abord connu le ce-
;. lèbre actear Wtst-Bitty (William-Henry), qui fut le tragë-
\^^ dien le plus applaudi de l'Angleterre de i8o3 à 1824 et
1^;'^ qui eu mort senlement en 1874, à l'âge de 83 ans.
f Roselly de Lorgpies. Auteur d'une singulière
1^' Hisioirt dt Christophe Colomb, où il explique la dëcou-
^' verte de l'Amérique par l'intervention divine et conclut k
^^ ce propos à la canonisation de Colomb (i856). Né Ko-
^y siUj (Antoine], il a été autorisé, 40- 1860, à ajouter à son
" ' nom celui de la ville de Lorgua (Var), près de laquelle il
a vu le jour en 180S.
Rosenkranz (Pierre). M"e Thérèse Karr, fille de Tauteur des Guip<s, a signé de ce nom des articles dans ^/ ' le ConsâlUr des Familles, Elle a écrit également sous le
^^ pseudonyme de Dominique dans le Messager de la Semaine
f,^ et donné des traductions, des nouvelles et des romans.
t^,. ' Rouslane (V.). Les romans publiés sous ce nom ont
't':-- pour auteur une grande dame russe, M*"^ la baronne
^/^^ d'UxhuU, femme de l'ambassadeur de Russie k Rome.
^. V Rouvières (G>mtesse de). L'un des pseudonymes
fC y de M"K de Mouiaj, collaboratrice de nombreux journaux
l*"' où elle a rédigé des courriers de Paris généralement signés
[, .^ du pseudonyme précité, et encore du nom de Frantz Du-'
^ . rentun. Elle a aussi donné des nouvelles au Musée des
^: FamUles et publié des romans et quelques pièces de.
théâtre.
Rouzé-Bourgeois (MUe). Ancienne actrice des théâtres de drame, au boulevard (Ambigu et Porte*Saint-
KUBEMPliÉ 383
Martin] où elle a brillé de 1798 à i83o. Elle était née Joséphine-Angélique-Fanny Kouzé, le 18 août 1784, et avait joint au théâtre le nom de sa mère au sien. Elle est morte le 24 août 1870, plus de quarante ans après sa retraite définitive.
Rovray (A. de). Pseudonyme sous lequel le célèbre critique Fionntino signait ses revues musicales au MoniUur, tandis qu*il donnait, sous son vrai nom, des feuîilelons de théâtre au Constilulîonnel, puis plus tard k la France. Il était né ■ à Naples le 3o mars 181 1, et avait été naturalisé Français, puis décoré de la Légion d'hon* neuf en i8S5. C'était un écrivain de valeur et qui avait uo style d'ane correction et d'une clarté irréprochables; mais on l'a accusé souvent de vendre sa plume, et il a laissé en somme une assez mauvaise réputatioo. Aubrjret l'avait surnommé le « Mazarin du compte rendu » . On lui doit une des meilleures traductions des œuvres de Dante en français. — Mort le 3i mai 1864.
Roze (Marte). Ancienne cantatrice de l'Opéra-Comique, ou elle a brillé plus encore peut-être par sa beauté que par son talent. Passée momentanément k l'Opéra, elle y a chanté Faust pendant quelques soirées. Depuis elle est devenue étoile à l'étranger, surtout en Angleterre, où elle a épousé un directeur de théâtre, M. Meapleson. -r Née Ponsm (Marie), elle avait pris, en abordant le théâtre^ le nom de sa grand'mère. M™* Roze.
Rubempré (Lucien de). Le journaliste Henri NicoUe
I. Son pire, Jacques Fiorcntioo» était propriétaire; m mère se nommait Elisabeth Durelti. Murât régnait alors à Naples; l'un des témoins de la déclaration de la naissance éuit caissier royal ; quant à Fiorentino, il reçut les prénoms taivantt : Pierre-Ange-Marcelin^Fraoçoi»-PaiiMacqots.
RUICNN
signait jadis de ce pseudonjme ses articles au journal VEsprit pMic.
En 1840, ii a publié, sous le pseudonyme de Louis Lâroque, une grotesque parodie de VAgnès dt Méranit de Ponsard » sous ce titre : la Nièce dt Miiank, tragédie bouffonne.
Il a ausM donné des romans, des poésies» une jolie brochure, In Jouets, ce qu'il y a dedans (Dentu, in-ia), et ■éme une petite comédie restée au répertoire du Théâtre- Français : les Projets de ma tanle (8 octobre 1859). — Mort en mars 1877, à S8 ans.
Rabenn (L.). Sous ce nom, l'officier de marine Jean- Louis dt kt Croix du Temple a^ publié une étude intitulée In Evangélisies (186a, in*8). Pendant la guerre il fut temporairement créé général de brigade. — Né en 1819.
— On a souvent confondu cet officier écrivain avec son frère cadet, Jean-Marie-Félix de la Croix du Temple, également officier de marine, et général de brigade auxiliaire pendant la guerre, très connu par l'exaltation et le mjsticismede ses opinions religieuses. — Né en 182$, il a été député d'Ille-et-Viiaine de 1871 à 1876.
Ruttenstein (Frantx, baron de). Fils du duc de Saxe-Cobourg et Gotha (Léopold-François^ules) , né en 1834, et de son épouse morganatique la baronne de Ruttenstein (Constaace-Adélaide-Thérèse). Il écrit sous le nom de sa mère.
Saba (Léo). Moitié du nom de M. SabatUr dans ia VU parisienne,
Sabatier (Jcnny). Auteur de poésies, d'articles de mode, de proverbes, etc., née Thircuir (Jennjr-Caroline). Elle a épousé M. Léon Mallat.
Sabran (Comtesse de). Le vaudevilliste Eugène Nyon a publié sous ce nom des chroniques parisiennes dans le Messager des dames et des demoiscUes. — Mort en 1870, à 58 ans. — Voir Grimm,
Sachaile. Un célèbre médecin, le docteur Lachaise (Claude), a signé de cet anagramme une curieuse étude biographique et critique sur les médecins de son temps, sous ce titre : les Médecins de Paris jugés par leitn auvres (1845). Né en 1797* et ancien médecin militaire, le docteur Lachaise a publié encore beaucoup d'écrits de curiosité et d'érudition relatifs à la médecine. — Mort en 1869.
Sadyk. Le commandant en chef des Cosaques de l'empire ottoman, le célèbre Michel Ciaykowski, prit ce nom lorsqu'en i85o il dut, pour échapper à une extradition qui mettait ses jours en péril, se faire musulman et même accepter le titre de pacha de la cour de Constanti- Aople. Il a joué alors un rôle militaire important dans l'armée turque pendant la guerre de Crimée.
Sadyk est connu aussi comme poète et comme roman-