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litres et contenant environ le quart de son volume d'eau; on passe à plusieurs reprises de l'eau dans le ballon qu'on réunit à la première portion , et on achève de remplir le bocal pour compléter les trois litres de dissolution que le gramme d'indigo doit fournir. La liqueur ayant été fortement agitée, on la laisse déposer du jour au lendemain, ou bien on la passe, soit à travers une couche de verre pilé, disposé convenablement dans un entonnoir de verre , ou à travers un lilti'e de papier blanc. La filtralion par le papier a l'inconvénient de retirer une portion de l'indigo jusqu'à ce que la substance du papier en soit saturée, ce qui indique qu'il est important de ne recueillir que les dernières parties qui filtrent.
La dissolution de l'indigo à essayer étant faite avecles précautions que nous avons indiquées, on en introduit dans un des tubes colorimélriques jusqu'au zéro de l'échelle ce qui équivaut à 100 parties de l'échelle supérieure (voyez description du colorimètre , page 558), et dans l'autre tube on met une même quantité de dissolution d'indigotine faite dans les mêmes proportions d'acide, et étendue d'une quantité égale d'eau; on les place ensuite dans la boîte parles deux ouvertures pratiquées à cet eflet, et on observe leurs nuances, si l'on trouve une différence, on ajoute de l'eau à la plus foncée et l'on agite ensuite le tube après avoir bouché l'extrémité avec le doigt ; et si après cette addition d'eau on remarque encore une différence, on continue d'en ajouter jusqu'à ce que les tubes paraissent de la même nuance , en les regardant au travers de la boîte sous un angle de 45° dégrés et le dos tourné au soleil. On lit ensuite sur le tube dans lequel on a ajouté l'eau , le nombre de parties de liqueur qu'il contient-, ce nombre, comparé au volume de la liqueur contenue dans l'autre tube (qui est égal à 100), indique le rapport entre le pouvoir colorant ou la qualité relative de l'indigotine à l'indigo qu'on examine ; et si, par
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exemple, on a ajouté aux 100 volumes de la dissolution d'indigotine , GO parties d'eau pour l'amener à la même nuance que la dissolution de l'indij^o qu'on essaie , le rapport en volume des liqueurs dans les tubes sera dans ce cas comme 160 : 100, et la qualité relative des matières colorantes , sera représentée par le même rapport , puisque la qualité de ces matières est proportionnelle à leur pouvoir colorant. D'après M. Labillardière , l'appréciation par ce procédé comporte assez d'exactitude pour qu'avec un peu d'habitude on ne commette pas une erreur de plus de deux centièmes.
D'autres moyens peuvent être mis en pratique tels , que la décoloration directe par une solution aqueuse de chlore d'une quantité pesée d'indigo réduit en poudre fine, qu'on ajoute peu à peu à cette solution, aussi longtemps que la couleur bleue est détruite. On compare ensuite la quantité d'indigo employée à celle d'indigotine qui peut être décolorée par cette même quantité de solution de chlore.
La réduction de l'indigo peut aussi fournir un moyen d'essai. On broie en poudre fine parties égales d'indigo et de chaux vive pure, on les introduit dans un jflacon avec un volume déterminé d'eau, on bouche le flacon et on l'expose au bain-marie pendant plusieurs heures à une température de 4" 90° environ : au bout de ce temps on ouvre le flacon, on y ajoute un peu de protosulfate de fer eu poudre, et on agite fortement de temps en temps, jusqu'à le refroidissement du vase. Si on extrait alors du vase une portion de la liqueur éclaircie, qu'on mesure celle-ci dans un tube gradué et qu'on l'expose à l'air la matière colorante désoxi gênée dans cette opération s'oxide à l'air et se précipite. On favorise sa précipitation en saturant par un peu d'acide hydroc hlorique l'alcali qui la tenait en dissolution.
L'iudigoline ainsi régénérée doit être reçue sur un filtre
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pesé, qu'on sèche à -f- '100. Cette proportion d'indiffoline retirée d'un volume connu de la dissolution qu'on a faite, permet de calculer celle qui existe dans toute la quantité de liquide employée dans l'opération, et par conséquent la proportion exacte que contient l'indiffo qu'on essaie.
Lsayes. Comme réactif, la dissolution d'indigo dans l'acide sulfurique est employée dans les laboratoires pour former la liqueur d'épreuve destinée à mesurer la force décolorante des chlorites alcalins, ou de la solution aqueuse de chlore. (Voyez ch l or o mètre. )
Cette dissolution d'indi{i[o étendue d'eau, et appliquée en couche mince sur du papier collé, peut servir de papier r^'ac/i/ pour le chlore, les chlorites, par la propriété que possède ce papier coloré d'être blanchi facilement par ces ajrenls sous quelque état qu'ils se trouvent.
IXDIGOTINE. ( Bleu d'indigo Berz. ) On dési}>ne sous ce nom le principe colorant pur de l'indi{jo. L'indi{jotine se prépare en traitant successivement l'indifj'o par l'eau, l'alcool et l'acide hydrochlorique -, ou en le désoxidant par l'intermède des alcalis et du protosulfate de fer. Mais d'après M. Chevreul, on l'obtient ordinairement par sublimation, en chauffant l'indif^o dans un creuset fermé.
J^opriétés. L'iudijfOtine à l'état de pureté se présente ou en poudre d'un bleu foncé un peu violacé, ou en petites aifjuilles d'une belle couleur bleu pourpré, quand elle a été obtenue par sublimation. Kllen'a ni odeur ni saveur, ne réagit ni comme acide ni comme alcali. Chauffée sur une lame de platine au contact de l'air, elle se boursoufle, entre en fusion, et répand une fumée purpurine qui se condense sur les corps froids. Le charbon qui provient de cette calcination brûle sans résidu. L'eau est sans action sur l'indijjotine -, l'alcool bouillant en dissout une petite quantité qu'il abandonne par le refroidissement. Les dissolvants de l'indigotine sont l'acide sulfurique fumant
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et Tacide hydraté. Le premier la dissout instantanément en formant une dissolution d'un bleu pur très intense, le second la dissout à l'aide d'une douce chaleur. Celte dissolution a été regardée tour à tour comme une sulfate d'indigotine et un acide particulier formé des éléments de Tacide sulfurique et de ceux de l'indigotine. M. Dumas, d'après de nouvelles expériences , la considère comme un acide analogue par sa composition à l'acide sulfovinique, et formé de deux atomes d'acide sulfurique contre un atome d'indigotine, en conséquence il a proposé de le distinguer sous le nom diacide sulfindylique. Cet acide forme avec les bases des sels doubles, colorés en bleu, analogues aux sulfovinates par leur composition.
Composition. Suivant les recherches les plus récentes de M. Dumas, l'indigotine serait formée de :
Carbone.... 73,0 ou 52 atomes.
Hydrogène.. 4,0 iO id.
Azote 10,8 2 id.
Oxigène 12,2 2 id.
100,0 Sa formule .=: C^^ H^" Az^ 0^
L'indigotine décolorée par le contact des alcalis et des corps réductifs avides d'oxigène n'est point , comme on le supposait, de l'indigotine dcsoxidéc en partie. M. Dumas annonce qu'il contient 2 atomes de plus d'hydrogène que l'indigotine bleue, ce qui le porte à croire que l'indigotine décolorée est un hydrure d'indigotine dont la formule serait C^* W" Az^ 0^ -H H^
lODATES. Genre de sels formés par l'union de l'acide iodique avec les bases j ces comhinaisons sont toutes des produits Je l'art-, on les prépare par union directe, par l'action de l'iode sur les oxides métalliques , ou par la voie des doubles décompositions.
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Les iodates sont tous décomposés par le calorique ; quelques uns donnent de l'oxigène seulement en se transformant en iodures fixes ; d'autres , et c'est le plus grand, laissent dégager avec l'oxigène de la vapeur d'iode. Les corps combustibles les décomposent aussi comme les chlorates par la chaleur et par la percussion. La plupart des iodates sont insolubles ou très peu solubles dans l'eau , à l'exception de ceux à base de potasse , de soude et d'ammoniaque.
Composition, Dans tous les iodates neutres il y a un atome d'acide iodique uni à un atome de base, et le rapport de l'oxigène du premier est à celui de second :: 5 : 1.
Caractères distinctifs. 4° Projetés sur les charbons ardents, les iodates solubles scintillent légèrement à la manière des nitrates j dans les autres iodates, ce caractère est nul ou peu sensible.
2° Traités par l'acide sulfurique concentré , ils ne produisent à froid aucun effet apparent.
5° Chauffés avec un peu d'acide sulfureux ils sont tous décomposés et il se dégage des vapeurs violettes d'iode.
4" Leur solution aqueuse produit avec le même acide un précipité noir violacé d'iode en poudre qui disparaît par un excès d'acide sulfureux.
5° Enfin la nitrate d'argent occasionne dans la solution des iodates solubles un précipité blanc d'iodate d'argent , insoluble dans l'eau, mais soluble dans l'ammoniaque.
IODE. Corps simple, métalloïde, qu'on ne rencontre pas dans la nature à l'état de pureté, mais combiné à quelques métaux, ou àl'élat d'iodure. C'est sous cet état qu'on la d'abord trouvé dans plusieurs productions marines telles que les /mcu« GiXe^varecks , d'où on l'extrait principalement pour les besoins des arts. Depuis de nouvelles observations ont signalé sa présence tant dans les eaux de la mer el
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dans plusieurs eaux minérales salées , que dans quelques minéraux assez rares.
Propriétés. L'iode, tel que le présente le commerce , est sous la forme de petites écailles brunes et cristallines , ayant un éclat métallique analogue à celui de la plomba ^ {|ine. Il a une odem' qui se rapproche de celle du chlore; une saveur acre, désagréable et persistante. Sa densité est de 4,946. Frotté entre les doigts , il teint l'épiderme en jaune-rougeâlre , mais cette couleur se dissipe par la volatilisation de l'iode. Exposé à l'action de la chaleur il entre en fusion à -|- 107, bout ensuite à + 175 en formant une belle vapeur violette plus dense que l'air et qui se condense en reprenant ses premiers caractères.
L'eau à la température ordinaire n'a qu'une faible action sur l'iode, elle se colore en jaune ambré en en dissolvant environ 1/7000 de son poids. Cette solution se décolore à la lumière solaire, ainsi qu'à la chaleur. L'alcool et l'éther sulfurique le dissolvent au contraire en assez grande quantité en se colorant en rouge-brun très foncé. Le sulfure de carbone en opère aussi facilement la solution en se colorant eu beau violet identique avec la couleur de la vapeur d'iode.
Le signe représentatif de l'atome d'iode est la lettre majuscule I.
Caractères distinctifs . 1* Chaufle dans un petit ballon ou dans une petite cornue, l'iode pur se sublime entièrement en formant de belles vapeurs violettes.
2** Réduit en poudre et agité dans l'eau il la colore en jaune ambré en s'y dissolvant en petite quantité; cette solution n'exerce qu'une faible action sur le papier de tournesol, elle prend immédiatement une belle couleur bleue foncée lorsque la mêle à une solution d'amidon.
5" L'alcool et l'étlicr sulfurique en opèrent facilement et complètement la solution eu prenant uue teinte rouge
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bruQ-foncé. Ces solutions se comportent avec l'amidon comme la solution aqueuse.
i° Traité par une solution de chlore, l'iode se combine à ce dernier en formant une combinaison soluble d'où l'acide sulfureux l'en précipite ensuite sous forme de poudre brunâtre.
La volatilité de l'iode et l'action dissolvante des agents que nous avons indiqués ci-dessus permet de reconnaître avec la plus grande facilité l'iode qui dans le commerce serait mélangé soit avec du charbon minéral, soit avec de la plombagine. Ces falsifications grossières ne sont que rarement faites aujourd'hui.
lODURES. On donne généralement ce nom aux composés que l'iode peut former tant avec les métalloïdes qu'avec les métaux. M. Berzélius désigne les premières combinaisons sous le nom ^iodides pour les distinguer des secondes auxquelles il réserve le nom (ïiodures.
loDUREs MÉTALLIQUES. Ccs composés out la plus grande analogie par leur composition et leurs propriétés avec les chlorures métalliques auxquels ils correspondent parfaitement, ils sont tous solides, cassants, inodores -, un grand nombre sont solubles dans l'eau , et par conséquent sapides et cristallisables ; quelques uns sont fixes, d'autres volatils, d'autres décomposables par le calorique, plusieurs sont remarquables par une couleur tranchée.
Tous les iodures des trois premières sections, plus les iodures de nickel et de cobalt sont solubles et cristallisables , les autres sont insolubles ; quelques uns de ceux-ci peuvent en s'unissant aux premiers former des iodures doubles qui se dissolvent dans l'eau. Pendant quelque temps on a regarde les iodures des métaux alcalins comme des sels qu'on désignait sous le nom d'hi/driodatcs. Cette opinion n'est plus adoptée aujourd'hui.
On obtient les iodures métalliques, soit par union directe
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des métaux avec l'iode, soit en faisant réagir sur un oxisel métallique un iodure soluble.
Composition. Dans les iodures le rapport atomique de l'iode est à celui du métal dans un rapport double de celui de l'oxigène au métal dans les oxides métalliques.
Caractères distinctifs. 1° Tous les iodures alcalins traités par l'acide sulfurique sont décomposés avec effervescence et dégagement de vapeurs blanches d'abord , et de vapeurs violettes d'iode surtout à chaud. L'acide nitrique concentré en oxidant subitement le métal, met l'iode à l'état de liberté. Chauffés dans un tube avec du bisulfate de potasse, ils dégagent du gaz acide sulfureux et des vapeurs d'iode qui se condensent sur les parois du tube en petites lames brillantes.
2' Les iodures insolubles n'éprouvent point d'altération par l'acide sulfurique, la plupart sont décomposés à chaud par l'acide nitrique qui en dégage l'iode sous forme de vapeurs.
3° Dissous dans l'eau, les iodures sont décomposés par la solution de chlore qui colore d'abord en jaune-orangé leur solution et en précipite ensuite l'iode sous forme de poudre brunâtre. Un excès de chlore redissous le précipité d'iode.
4* La solution d'amidon ajoutée à celle d'un iodure n'exerce aucune action, mais en versant quelques gouttes de chlore faible il se manifeste de suite une belle couleur bleue formée par suite de la combinaison de l'amidon avec l'iode mis en liberté.
Iodures de mercure. On en connaît trois dont deux sont employés en médecine et correspondent aux oxides de ce métal, savoir mm biiodure ou deuloiodure et un vro tuiodure. Ou les prépare par double décomposition.
Biiodure de mercure ou deuloiodure. [Iodure mercuriqucy Berz.). Cet iodure est d'une belle couleur rou[-e-
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coquelicot; il est insipide et insoluble dans Teau. Chauffé il entre facilement en fusion , devient alors jaune et se su- Mime totalement en paillettes d'une belle couleur jaune doré qui deviennentrouges parle refroidissement ou par un léger frottement. L'alcool bouillant le dissout et il se dépose sous forme de petits cristaux rouges à mesure que la solution refroidit. Cet iodure se dissout à froid dans la solution d'iodure de potassium.
Composition. Il est formé de :
Mercure 44,5 ou 1 atome.
Iode 5o,3 2 atomes.
100,0 Sa formule = Ilg I'.
Caractères dislinctifs. 1* Projeté sur les charbons ardents, ce composé se volatilise en exhalant des yapeurs jaunes ; chauffés dans un petit tube il fond et se sublime ensuite en petites lamelles d'un beau jaune doré qui deviennent rouges par le frottement. '
2** Calciné dans un tube avec de la potasse, il est décomposé, du mercure se sublime en petits globules sur les parois, et il reste au fond de l'iodure de potassium.
3 Une solution aqueuse d'iodure de potassium le dissout entièrement.
4° L'eau régale l'attaque à chaud en en dégageant une partie de l'iode sous forme de vapeurs violettes, tandisque le mercure passe à l'état de bichlorure.
Protoiodure de inercure. (^Iodure mercureux, Berz.) Ce composé se prépare pur assez difficilement en précipitant une dissolution neutre de protouitrate de mercure par un iodure alcalin. Il se présente sous forme d'une poudre verte qui brunit à la lumière. Chauffe rapidement, il se sublime-, mais à une douce chaleur il se décompose en donnant du mercure et du biiodurc.
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Composition. Il contient sur 100 parties. Mercure .... 6,6 ou 1 atome.
Iode 58,4 1 atome.
iOO,0 Sa formule = Hg I.
Caractères distinctifs. 1° Chauffé il se volatilise sans résidu comme le composé précédent.
â** L'hydrate de potasse le décompose à chaud en donnant du mercure.
5° Traité par une solution d'iodure de potassium il est décomposé, une partie du mercure se sépare sous forme de poudre grise , l'autre reste en solution à l'état de biiodure.
4" Chauffé avec l'acide nitrique il passe bientôt à l'état de biiodure de mercure qui se précipite en poudre rouge cristalline.
loDuuE DE POTASSIUM. [Todure potassique, Berz. )
Dans les laboratoires on prépare cet iodure par quatre procédés dont le plus économique et le plus suivi consiste à décomposer une solution d'iodure de fer par le carbonate de potasse. On l'a regardé longtemps comme un hydriodate.
Propriétés. Ce composé est blanc , inodore, d'une saveur très piquante. Il se présente cristallisé en cubes assez gros qui ne contiennent que de l'eau interposée. Chauflc il décrépite d'abord et fond ensuite à une température au-dessous du rouge et se volatilise à une haute température. Cet iodure est inaltérable à l'air sec, mais il s'humecte facilement à l'air humide. L'eau à -|- 16" en dessout les 141/100 de son poids. L'alcool le dissout aussi, mais en moins grande quantité. Sa solution aqueuse peut dissoudre l'iode en se colorant en bruu-roucé et passant, d';iprrs Baup, à Télat de biiodure ou de Iriiodure de potassium suivant les quau-
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tités d'iode dissoutes. C'est à ces nouveaux composés qu'on avait donné le nom d^hydrîodate ioduré de potasse. Composition. L'iodure de potassium contient :
Iode 76,26 ou 2 atomes.
Potassium.. 23,74 1 atome.
700,00 Sii formule = K I'.
Caractères distinctifs. 4 '^ Placé sur les charbons ardents cet iodure décrépite comme le sel, mais sans répandre aucune odeur.
2° L'acide sulfurique hydraté le décompose immédiatement à froid avec effervescence et déj^agement de vapeurs blanches d'acide hydriodique qui sont en partie décomposées par l'excès d'acide sulfurique en excès et donnent de l'iode facile à apercevoir à la vapeur violette qui se produit à une douce chaleur.
5" Calciné dans un tube avec un peu de sulfate acide de potasse il donne pour produit jjazeux de l'acide sulfureux et de l'iode qui se sublime.
4" Dissous dans Peau sa solution est décomposée par le cl dore et le brome comme celle des autres iodures.
.'>" Le bichlorure de platine ajoutée à une solution concentrée de cet iodure y produit une couleur rouge de vin foncé, et un précipité jaune orangé. La solution d'acide lartrique y forme par l'agitation un précipité blanc, cristallin, de bitartrate de potasse.
Falsifications de riodure de potassium. On trouve souvent dans le commerce l'iodure de potassium mélangé avec une certaine quantité de chlorure de potassium. Cette fraude peut être reconnue par plusieurs moyens. 1" En traitant sa solution aqueuse par le nitrate d'argent , recueillant le précipité et le mettaut eu contact avec de l'auimo-
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niaque qui dissoiU le chlorure d'argent et laisse intact Viodure.La liqueur ammoniacale saturée par l'acide sulfurique ou nitrique faible abandonne le chlorure d'ar^jent dont le poids fait connaître celui du chlorure de potassium.
2" En décomposant à chaud par l'acide nitrique une solution d'iodure de potassium et évaporant à siccité pour chasser tout l'iode. Le résidu de l'évaporation redissous dans l'eau, forme avec le nitrate d'argent un précipité de chlorure tandis que le résidu de l'iodure pur n'est pas même troublé.
Usages. L'iodure de potassium en solution dans l'eau est employé pour distinguer plusieurs dissolutions métalliques les imes des autres. Il précipite en jaune doré les sels de protoxide de plomb y en Jaune-verdâtre les sels de proloxide de mercure, en rouge les sels de deutoxide de mercure, en brun-orange' les sels de bismuth, en hlancjaunâtre les sels d'argent, en noir les sels de palladium. L'action de ce composé sur le bichlorure de platine est si grande qu'un quarante millième de platine à l'état de bichlorure , en solution dans l'eau, est rendu sensible par cet iodure qui, au bout de quelques minutes, produit une belle couleur rouge, due à l'iodure double qui s'est formé. Les plus petites quantités de palladium en dissolution sont également démontrées par ce même réactif, qui le précipite en flocons bruns au bout de plusieurs heures.
IRIDIUM. Nom d'un métal rare qui a été découvert dans le minerai de platine où il se trouve en combinaison avec l'osmium ou à l'état d'osmiure. Il fait partie de la poudre noire qui reste après la dissolution du platine dans l'eau régale. Le nom qu'il porte lui a été donné d'après la propriété que possèdent ses dissolutions dans les acides d'offrir toutes les couleurs de l'arc-en-ciel (iris).
Propriétés. L'iridium est blanc argentin comme le platine; il est très dur et plus réfraclaire au feu que ce métal.