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Sous le nom de mastic on désigne plusieurs composes artificiels qui sont employe's pour mastiquer le verre, tantôt contre le bois, tantôt contre les métaux : tels sont le mastic des vitriers et le mastic dont on fait usage pour luter les corps métalliques contre le verre ou la pierre. Le premier est un mélange de blanc d'Espagne et d'huile de lin, le second résulte de la fusion d'une partie de cire, de (|ualre parties de résine ordinaire avec une partie de brique pilée et réduite en poudre fine.
MERCURE. ( Vif-argent ). Métal connu de toute antiquité. On le rencontre à 1 elat natif en globules disséminés dans de l'argile endurcie, mais en petite quantité, le plus souvent à l'état de combinaison avec le soufre; alors il forme le minerai désigné sous le nom de cinabre natif eX. qui existe en grande masse dans certains pays -, quelquefois on le trouve à l'état de chlorure et d'amalgame avec l'argent.
Propriétés. Le mercure est un métal qui est liquide à la température ordinaire, il est blanc comme l'argent et très éclatant. Comme tous les corps liquides il se divise pendant sa chute. Ses globules qui sont parfaitement sphériques lorsqu'il est pur, s'allongent s'il est allié à quelque métal étranger. Sa densité est de 15,568 3+^5. Exposé à un froid de — 40®, il se solidifie et dans cet état sa densité est de 4 i,391 ; il est alors malléable et mou comme du plomb. Chauffé il se dilate jusqu'à -|- 560°, température à laquelle il entre en ébuUition et se volatilise. L'air et l'eau sont sans action sur lui à la température ordinaire \ mais à une chaleur voisine de son point d'ébuUition, il s'oxide lentement et se convertit peu à peu en deutoxide de mercure.
Le signe représentatif du mercure est Hg, formé des lettres empruntées au mol latin hydrargirum .
L'impureté du mercure du commerce se reconnaît facilement par divers moyens qui sont souvent mis en usage
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dans le commerce ; 1° par la facililé avec laquelle il se ternit à l'air ; 2" parce qu'il ne coule pas en globules sphériques, mais s'allonge en faisant la queue ; 5° par la distillation qui laisse un résidu.
Caractères distinctif s, P Le mercure pur est volatilisé entièrement par le calorique, et il se dissout sans résidu dans l'acide nitrique faible, à une douce chaleur.
2" La dissolution est incolore, et consiste en protonitrate acide de mercure qui précipite en noir par la potasse, la soude, l'ammoniaque*, en flocons blancs, par l'acide hydrochlorique -, en jaune verddtre par l'iodure de potassium. Si l'ébullition a été continuée après la dissolution du métal, celui-ci s'est transformé en deutoxide par l'excès d'acide nitrique, et alors la potasse y produit un précipité jaune orangé ; l'acide hydrochlorique ne précipite plus la dissolution, et l'iodure de potassium y produit un précipité rouge.
3° Une lame de cuivie décapée plongée dans cette dissolution en sépare le mercure sous forme d'une poudre ^rise, qui, par le frottement, prend l'éclat brillant et métallique qui caractérise ce métal.
Usages. Dans plusieurs circonstances le mercure est employé comme réactif. L'affinité qu'il a pour le chlore gazeux, le fait employer pour séparer ce gaz de son mélange avec les autres fluides élastiques ; on s'en sert aussi avec avantage pour absorber le chlore libre dissous dans l'eau et mêlé à d'autres composés solubles qui n'ont pas d'action sur lui.
La propriété qu'il possède de dissoudre l'or et l'argent le rend précieux pour séparer ceux-ci de leurs minerais.
Mercure doux. Un des noms sous lesquels on désigne en médecine et en pharmacie le protochlorure de mercure.
Mercure fulminant. Nom sous lequel on connaît dans le commerce le fulminate de mercure ( Voyez cfi mot. )