‹ Dictionnaire des réactifs chimiques employés dans toutes les expériences faites dans les cours publics et particuliers, les recherches médico-légales, les expertises, les essais, les analyses qualitatives et quantitatives des corps simples et de leurs composés utiles, soit dans les arts, soit en médicine;Chapitre 149 sur 195 · PLA · texte numérisé non relu

PLA

hl , qu'on ''«Miiploi à cet usage. Los feuilles de plaline en raison de leur peu dépaisseur , sont susceptibles d'être portées à un haut degré de température en peu de temps. Les lils lins de platine, recourbés à l'une de leur extréniiti' en forme de petit crochet, servent également bien de sup])orl. Pour en faire usage on humecte le crochet, avec la salive en le passant dans la bouche, on l'enfonce dans le tlux p\dvérisé qui s'y attache et on fond celui-ci à la lampe, de manière à le convertir en un globule vitreux qui reste adhérent à la courbure ; lorsqu'on veut essayer une matière on Ihumecte pour la faire adhérer au fondant et on cliaufte le loul ensemble. La masse ainsi fondue, se trouve isolée, el on peut facilement, en l'interposant entre l'œil et la lumière, juger de la coloration qui s'est développée par la fusion.

Dans l'emploi que l'on fait des vases , feuilles et fds en platine, il est important de ne pas les mettre en contact avec des métaux qui peuvent s'y combiner, ni avec des Dxides qui se réduisent au chalumeau, parce que le platine en se combinant à ces substances , entre en fusion et se troue. A l'état d'épouge, le plaline jouit de la propriété de détermiupr la combinaison de plusieurs corps gazeux ; c'est sur celte propriété qu'est fondé Tusage qui en a été proposé pour faire l'analyse de l'air par l'hydrogène. (V. Air y son analyse.)

PLÂTRE. On désigne sous ce nom le sulfate de chaux naiurel, mêlé au carbonate de chaux, et qui a été privé de son eau de cristallisation par une légère calcination. Les diverses variétés de pierre à plâtre, employées dans les constructioussonl mélangées parfois d'une petite quantiléd'ar- [jile ou de sable. On connaît sous le nom de pld/re cru la ))ierre à plâtre qui n'a pas été calcinée. La solidification du plâtre cuit, pulvérisé et gâché avec une certaine quantité denu, est due à l'absorption de celle-ci, cpiiest néccs-

PLO 629

saire pour qa'il crisLallise et durcisse. Uaus celle Douvclle cristallisation, il absorbe les 19 centièmes de son poids d'eau.

PLOMB. Ce métal, anciennement connu, se rencontre abondamment dans la nature à l'état de combinaison avec le soufre, ou de sulfure : c'est de ce minerai qu'on l'extrait dans les arts.

Propriétés. Le plomb, à l'étal de pureté, est d'un blanc bleuâtre assez éclatant lorsque sa surface n'a pas éprouvé le contact de l'air. 11 est très mou et très malléable; par le frottement , il tache les corps en gris bleuâtre comme de la plombagine. Sa densité est de 11,445. Chauffé, il fond à -f- 522 degrés; à une chaleur rouge il ré})and des vapeurs au conlact de l'air et s'oxide.

Caractères distinctîfs. 1° Calciné sur le charbon au feu d'oxidation du chalumeau, le plomb fond, s'oxide et b'évapore entièrement en flamme jaunâtre qui se condense en un cercle jaune pâle autour des parties qui sont échauffées.

2" Traité par l'acide nitrique faible à une douce chaleur, il se dissout avec dégagement de deutoxide d'azote; la dissolution , qui est incolore , étant étendue d'eau , forme avec la potasse un précipité blanc soluble dans un excès de cet alcali -, avec l'acide sulfurique un précipité blanc tout à fait insoluble-, avec l'iodure de potassium un précipité jaune j doré avec l'acide hydrosulfurique un précipité noir-, et avec l'acide hydrochlorique un précipité blanc soluble dans uu excès d'eau distillée. Enfin, une lame de zinc en sépare le plomb métallique sous forme de petites lames brillantes et cristallines.

Lsayes. Dans les laboratoires d'essais , le plomb pur est particulièrement employé pour la coupellation des alliages d'or et d'argent. On s'en sert aussi dans les essais au chalumeau, concurremment avec la cendre d'os pulvérisés. Pour la coupellation des niiucrais qui couticnuent de l'or

630 por

et de Targent , le procédé employé par M. Berzélius consiste à remplir une petite cavité creusée dans un morceau de charbon de bois avec de la poudre d'os humectée qu'on y tasse bien avec le bout d'un pilon. Après avoir desséché la masse , on place dans cette espèce de coupelle la matière à essayer, préalablement fondue avec une petite quantité de plomb , et l'on chauffe le tout à la flamme extérieure. Le plomb, en s'oxidant avec les métaux oxidables, est absorbé par les trous de la petite coupelle, sur laquelle reste Tor ou l'argent.

PLOMBAGINE. Nom donné par les minéralogistes à la variété de carbone minéral qu'on désigne sous le nom de grapliite , et qui est employée à la confection des crayons.

POIDS ATOMIQUES DES CORPS SIMPLES. On entend par cette expression les poids relatifs que doivent posséder les atomes des corps simples entre eux , comparés au poids de l'atome d'oxigène pris pour unité. Tous les nombres placés dans le tableau que nous exposons ici ont été déduits des rapports des éléments en poids ou en volumes des composés dans lesquels ils entrent.

Ces nombres étant utiles à connaître dans divers calculs d'expériences, servant à vérifier souvent les résultats obtenus par l'analyse, et à déterminer le rapport atomiciue des éléments, nous avons cru devoir les faire entrer dans le plan de cet ouvrage.

, POIDS .VTOMIQUES DES MÉTALLOÏDES. ri

■ ' Azote 88,518 '

Brome 189,153 '

Bore 136,201-

Carbone...... :;.*... 76,138

Chlore...... ^21,326

Fluor 1 16,000

•iM i -^l '*' Hydrogène .';'. .•^." 6,230

POÏ 6i4

Iode 789,781

Oxif-ène 100,000

Phosphore 190,145

Séléuium 49i,o82

Soufre 201,165

Silicium ii77,512

Page 1