‹ Dictionnaire des réactifs chimiques employés dans toutes les expériences faites dans les cours publics et particuliers, les recherches médico-légales, les expertises, les essais, les analyses qualitatives et quantitatives des corps simples et de leurs composés utiles, soit dans les arts, soit en médicine;Chapitre 180 sur 195 · ZIR · texte numérisé non relu

ZIR

site est de 4,500. Exposée au feu du chalumeau, elle reste infusible, mais elle jette une lumière vive et si éclatante que l'œil peut à peine la supporter. Ainsi calcinée , elle devient insoluble dans tous les acides à l'exception de l'acide sUlfurique concentré.

Composition. Cet oxide est formé de :

Zirconium 7ô,69 ou 2 atomes.

Oxifîène 20,51 5 atomes.

Sa formule = Zr.

Caractères distinctifs. 1° La dissolution de Zircone dans l'acide sulfurique est précipitée en flocons blancs gélatineux par les alcalis, et le précipité est insoluble dans un excès.

2° Le carbonate d'ammoniaque y produit un précipité qui se redissout dans un excès de ce sel , mais qui se dépose de nouveau quand on fait chauffer la dissolution.

5° Elle se distingue des autres terres par la propriété qu'elle a de se précipiter de sa dissolution neutre par le sulfate de potasse, avec lequel elle forme un sel double très peu soluble dans l'eau.

ZIRCONïUAL Radical métallique de la zircone. Il se présente à l'état de pureté sous forme d'une poudre noire qui prend un éclat gris métallique §ous le brunissoir. On ne l'a pas encore obtenu réuni en masse fondue. Chauffé à l'air il s'enflamme au dessous de la chaleur rouge, brûle tranquillement avec dé;;agement de lumière, et se convertit en oxide de zirconium en poudre blanche. Les acides, à l'exception de l'acide hydrochlorique qui le dissout, n'ont pas d'action sensible sur ce métal.

iVou'i ma procédé pour doser le carbone contenu dans les fontes et dans les aciers.

La détermination du carbone dans les fontes peut être exactement faite par le procédé que nous avons rapporlé à l'article Acier.

M. Ré^nault, infjénieur des mines, vient d'en proposer un qui s'exécute avec la plus grande facilité aussi. Ce procédé consiste à mêler 5 f>rammes de fonte pulvérisée avec ()0 ou 80 {jrammes de chrômate de plomb préalablement tondu, à retirer le tiers de ce mélange qu'on met à part, et à y ajouter o grammes de chlorate de potasse. On introduit ce mélange triple dans un tube de verre semblable à ceux qu'on emploie dans les analyses organiques, et on le recouvre du mélange de fonte et de chrômate de plomb qu'on a d'abord retiré. En calcinant au rouge obscur ce mélange, après avoir enveloppé le tube qui le contient d'une feuille de cuivre, la fonte est brûlée successivement parle chlorate de potasse et le chrômate de plomb, et le gaz acide carbonique qui en résulte est absorbé par une solution de potasse dans l'appareil ordinaire de AI. Liebig. ÇVoyez Analyse élémentaire, page 198.)

Cette calcination exige à peine une demi-heure pour que l'oxidation de la fonte soit complète, et la concordance des résultats qu'on obtient est telle, que dans trois analyses de fontes grises, M. Kégnault a recueilli dans la première expérience 0'",a82 de gaz acide carbonique-, dans la deuxième 0,58.') et dans la troisième 0,o88. Représentant en carbone 7t,'-l'-2; .>,2Ô; 5,t2').

[Annales de chimie et de physique, tome LXX, p. 107).

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