BRO
composant. Leur mélange avec le charbon et le soufre ilétoue quand on le cliauffe, ou par la percussion.
2° L'acide sulfurique concentré ne produit à froid aucun effet apparent sur eux, mais à chaud l'acide bromique se décompose en laissant dégager des vapeurs rutilantes de brome et du gaz oxigène.
2° La solution aqueuse des brômates précipite en blanc le ni l rate d'argent et le protonitrate de mercure, et ces précipités peu solubles dans l'eau sont redissous par un exCL's d'acide nitrique. L'acide sulfureux en réagissant sur la solution des Ijrômates dégage le brome de sa combinaison avec Toxigène-, il se manifeste alors une couleur jaune orangé avec l'odeur caractéristic|ue du brome.
BROME. Corps simple, métalloïde, qui n'a encore été trouvé qu'en combinaison, soit avec le magnésium, soit avec le sodium. 11 accompagne le plus ordinairement le sel marin dans les différentes eaux salées, ainsi que dans les eaux de la mer. On l'extrait des eaux mi-res des salines en décomposant par le chlore le bromure de magnésium qui reste après la cristallisation du sel marin.
Propriétés. Le brome est li({uide à la température ordinaire, vu en masse il est d'une couleur rouge, brun foncé par réflexion, sa couleur est d'un rouge hyacinthe quand il est en couches minces ou qu'on l'examine par réfraction. Son odeur est très forte, et se rapproche beaucoup de celle du chlore; sa saveur est acre etcausti(|ue-, ù la température de + 1^9 sa densité est de 2,9G6. Exposé à un froid de — 20 à — 22° il se solidifie et se transforme en une masse cristalline d'un gris de plomb foncé avec éclat métallique. Il entre en ébullition ù + 47 degrés. Sa vapeur est rutilante comme celle de l'acide hyponitrique, elle se produit même au contact de l'air. L'eau en dissout une petite quantité, mais l'alcool et l'éiher en dissolvent davantage et se colorent en rouge Iiyacintlie. (les solutions s'altèrent peu ù
BRO Ui
peu à la lumière, se de'colorent en se transformant pour la plus grande partie en acide hydrobrômique. Le brome agit fortement sur la plupart des matières organiques, comme le chlore, et surtout sur les matières colore'es. Il corrode la peau, la jaunit et forme une tache brune qui persiste jusqu'à la chute de l'epiderme.
Caractères distîncHfs. Ce corps, lorsqu'il est pur, si facile à distinguer par ses propriétés physiques particulières, peut encore être reconnu lorsqu'il est en solution dans l'eau, par les caractères suivants :
\° Sa solution aqueuse, d'une couleur orangée, détruit instantanément la dissolution d'indigo, l'encre et la teinture de tournesol.
2** Agitée avec le quart de son volume d'éther elle se décolore presque entièrement, et l'éther coloré en rouge orangé par le brome qu'il a dissout, surnage le liquide.
5° Cette solution mise en contact avec le nitrate d'argent produit un précipité blanc, floconneux, insoluble dans les acides , mais soluble dans l'ammoniaque-, le protonitrate de mercure y occasionne aussi un précipité blanc insoluble dans l'eau, mais soluble et décomposable par cet alcali.
4° Enfin en agitant dans un flacon la solution aqueuse de brome avec une petite quantité de limaille de zinc, la couleur jaune-orangé disparaît et il en résulte du bromure de zinc incolore qui reste en solution. Le chlore versé dans celle-ci en fait immédiatement reparaître la couleur et l'odeur.
Moyen de séparer le hrôme du chlore.
M. Ralïaele Piria pour séparer ces deux corps combinés ensemble ou unis à des radicaux métalliques, vient de proposer le procédé suivant qui est fondé sur la propriété que
âiâ BRO
possède raU'ool ahsolii do dissoudre facilement le hrùniiire de hariuiii el de irexercer aneune aciion sur le eldonire.
T.a solution de ce problème est d'autant plus intéressaote qu'elle permet aujourd'hui de reconnaître et d'estimer en même temps le brome que l'on a rencontré depuis peu dans plusieurs eaux minérales.
Cette séparation consiste à transformer en chlorure et bromure de barium le liquide où se trouve en solution ces deux corps, à évaporer à siccité , et à traiter par l'alcool anliydre qui dissout le bromure et laisse intact le chlorure de barium.
Dans le cas où le chlore et le brome existeraient dans une solution aqueuse , voici le procédé à suivre : on saturerait ces deux corps par de la limaille de zinc , le bromure et le chlorure formés seraient ensuite décomposés par l'eau de barite-, et après avoir filtré on évaporerait dans une capsule le mélange de chlorure et de bromure de barium.
Pour séparer ces deux corps des eaux minérales , voici le procédé rationnel indiqué par M. liafTaele Pirîa. On traite à plusieurs reprises par Talrool à 5-)° le résidu salin obtenu par l'évaporation des eaux minérales -, les bromures et chlorures se trouvent ainsi séparés des carbonates et sulfates : on évapore à siccité la solution alcoolique et le résidu pulvérisé est introduit dans un petit matras lulé muni à son ouverture d'un tube en S et d'un tube recourbé, dont l'extrémité libre plonrje au fond d'un vase rempli d'une solution de barite. L'appareil étant ainsi disposé , et le matras lé{jèrcmenl chauffé , on verse par le tube en S de l'aride sulfurique étendu et l'on élève ^îraduelloment la température. Les acides hydrochlorique et hydrobrômiciue qui résultent de cette réaction, en se dé{i;ageant sont absorbés par la solution de barite. La saturation étant eftecluée on sépare l'excès de barite par un courant de f^az acide carbonique ; on lîltre et on fait évaporer à siccité pour ob-