‹ Dictionnaire des réactifs chimiquesChapitre 54 sur 107 · COU · texte numérisé non relu

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faites par M. Girardin , professeur de chimie indastrielle & Rom (Mémoire lu à la Société libre d'émulation, décembre 1856.)

Après avoir pesé 5 déci^^ammcs du rocou à examiner et d*an rocou de Bonne qualité pris pour comparaison, Pnn et Pautre desséchés ib + 1(H), on les fait digérer avec 50 grammes d^alcool à 32o pendanC douze heures. La liqueur décantée est remplacée par une quantité égale d^alcool jusqu^à épuisement de tout principe colorant. Les If- . qucurs alcooliques de chaque échantillon étant mêlées chacune de son côté^ on a ainsi deux dissolutions qui représentent exactement leur richesse tinctoriale. Pour Tcstimcr on introduit de ces dissolutionf dans les tubes colorimétriqiies jusqu^au zéro de Téchelle, ce qui équivaut à 100 parties de Féchcllc supérieure; on place ces tubes dans It boîte, et on compare la nuance des liquides qu'ils renferment, en regardant les deux tubes par le trou servant d'oculaire, la boite étant placée de manière que la lumière arrive régulièrement sur rextrémité où se trouvent les tubes. Si Ton remarque une différence de ton entre les deux liqueurs, on ajoute do Talrool pur à la plus foncée (qni eit toujours celle provenant du rocou pris roinme type), jusqu'à ce que Ics-tiibcs paraissent de la même nuance. On lit ensuite sur le tube daof ]equ(>l on a ajouté Palcool, le nombre de parties de liqueur qu'il contient; ce nombre, comparé au volume de la liqueur contenue dans l'autre tube, volume qui n'a pas changé et qui est égal à 100, indique le rapport entre le pouvoir colorant ou la quantité relative des deux rocous.

Exemple, S'il a fallu ajouter à la solution du bon rocou 85 partiel d'alcool pour l'amener h la même nuance que l'autre , le rapport A volume (les liquides contenus dans les tubes, sera comme 185 est à 100| et la qualité relative des rocous sera représentée par le même rapport, puisque la qualité des deux échantillons essayés est proportionnelle k leur pouvoir colorant. Tel est le procédé qui doit être mis en osiM pour estimer la valeur vénale des matières tinctoriales au moyen iû calorimètre; la nature du dissolvant doit seulement varier suivant que le principe colorant est soluble dans Veau y V alcool, les acides ou les solutions alcalines.

COUPELLATION. La coupellation est une opération d'origine trèsancienne qui a pour objet la détermination exacte de la quantité des métaux étrangers alliés à l'or, à l'argent, ou à ces deux métaux réunis, ou ce qui revient au même, la détermination de la quantité d'or et d'argent alliés à d*autres métaux. Elle s'effectue en plaçant l'alliaoe dans une petite coupelle faite en os calcinés et le fondant au contact oe l'air avec une certaine quantité de plomb pur, dans un fourneau particulier. Le plomb, métal très-fusible, facile à s'oxider & l'air, se convertit bientôt en protoxidc qui, par sa propriété fondante, vitriiiable et pénétrante, favorise l'oxidation du cuivre, métal le pins commune- . ment uni avec l'or et l'argent, et l'entraîne avec lui dans les pores de la coupelle.

Du fourneau de coupelle. La forme la plus ordinaire de ce fourneau représente une colonne carrée d'environ 30 cenliraètres de largeur sur 34 de hauteur et 34 de profondeur, terminé par un dôme mobile en forme pyramidale à quatre faces dont la hauteur est de 35 centi-

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Bm, et PoQVerture carrée qai le termine, de 18 centimètres de ce É(?oy«B/8y.l.)

fourneau dont les dimensions peuvent varier, porte trois ouver- : la supérieure est pratiquée sur le plan antérieur de la pyra- ,eUe sert à mettre le charbon, on le nomme gueulard, La moyenne Ik qui correspond à la moufle ou voûte surbaissée dans laquelle ace les coupelles. Cette partie du fourneau s^appelle laboratoire, orte en avant une tablette en terre qui permet Œéloigner la porte Kiverture pendant la coupellation. La troisième ouverture, ou rieure, est celle du foyer : elle est carrée et a 18 centimètres de , snr 10 de haut. Le dôme du fourneau peut être terminé ou par yan de terre qui lui sert de cheminée ou par un simple tuyau de afin de donner de la solidité à ce fourneau on le lie soigneusement |uatre bandes de fer serrées avec des vis et des écrous. eloues fourneaux de coupelle sont faits aussi en fer, doublés de : lis durent plus longtemps que les autres, mais ils sont plus diffià échauffer et ne conservent pas aussi bien leur chaleur. ê moufles. Les moufles {fig. 2 et 3) sont des vases de terre réfrac- , destinés à recevoir les coupelles ; elles ont à peu près la forme four, c^est-à-dire qu^elles sont formées d*une voûte légèrement lissée et d'*une aire horizontale, au lieu d^étre elliptique ou ronde; e représente un carré allongé, et la paroi du fond fait un angle avec Taire. Elles sont percées de chaque côté d^une ou de deux B de 18 à 20 millimètres de long et 5 de large pour permettre à de se renouveler.

rsqu*on se sert des moufles, on répand sur Paire du sable fin ou craie en poudre , pour que les coupelles ne s*y attachent point oxide de plomb qui pénètre souvent à travers. wcaupelleê. Les coupelles, qui ont reçu ce nom parce qu^èlIes

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