‹ Dictionnaire des réactifs chimiquesChapitre 86 sur 107 · PL A · texte numérisé non relu

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phosphiites métalliques par Tacide nitrique bouillant ou Tean régile.

PHTORE. Mot dérivé du grec (de fropoç^ qui ronge et détruit), prfH li: posé par M. Ampère pour désigner le radical de 1 acide fluoriquc. H \?^ est inusité.

PHTORURES. Mot correspondant aux fluorures, et proposé pour I*b désigner les composés du phtore avec les autres corps simples.

PIERRE A CAUTÈRE. C'est le nom sous lequel on connaît, en médecine, Thydrale de protoxide de potassium ou potasse caustique à la chaux.

PIERRE DE TOUCUE. On donne ce nom, dans Tart de Tessayenr, à une espèce de trapp, noir et poli, sur la surface duquel on frotte ki divers alliages d'or, pour déterminer, par comparaison de la coulear des taches qu'ils y produisent, et par l'action de l'eau forte sur cei taches, leur titre plus ou moins élevé. (Voyez alliages d'or et de cuitre.)

PIERRE INFERNALE. Nom donné en chirurgie au niiraie d^argtnt fondu et moulé en petits cylindres, qu'on emploie pour cautérisera i tissus organiques dans un grand nombre de cas.

PLATINE. Ce métal existe dans la nature, allié à l'iridium, l'osminD, le rhodium (>t le palladium ; il constitue sous cet état certains minerais, qui se trouvent mêlés à divers sables ou détritus de roches, appartenant aux terrains volcaniques les plus anciens. On l'extrait de ton minerai par la voie humide ou dissolution dans l'eau régale.

Propriété», Le platine préparé pour les besoins des aris, est un métal très-mallcabje et très-ductile, d'un gris blanc et d'un éclat métallique

3ui se rapproche de l'argent. C'est le plus pesant de tous les corpi, « ensité est de 21,450; il est infnsible dans les fourneaux ordinaires, mais se fond à la chaleur du chalumeau à gaz oxigène et hydrogène. L^air et l'eau ne l'altèrent à aucune température.

Ce métal, tel qu'on l'obtient du chlorure ammonico*platinique, d*oà on le retire par la calcination, se présente en une masse spongienae, grise et sans aucun éclat, il est alors connu sous le nom d^époii^t de platine. Comprimé ou frappé, il se réduit en une lame, que l'on peut étendre et qui prend alors un éclat métallique.

Caractères diatinctifa. 1° ChaufiFé au chalumeau ordinaire, le pliliDC conserve tout son écla^ même au feu d'oxidation. ^

2o Les acides nitrique, hydrochlorique et sulfurique ne rattaqocDt ni à froid ni à chaud.

3o L'acide chloronitreux ( eau régale) le dissout entièrement à r*ii}^ d'une douce chaleur, en formant unedissolution colorée en roug&jAO" nâtre foncé. Cette dissolution, qui consiste en deutochlorure de pb' tine, présente avec les réactifo toutes les propriétés de ce compote' ! (Voyez Chlorure de platine, )

Usages, Le platine sous forme de feuilles, de fil, ou confectionné ea cuillers, creusets et capsules, est d'un emploi très-répandu dans les diverses expériences, tant minéralogiques que chimiques. Dana }e< essais pyrognostiques, on s'en sert souvent pour supporter les eorps qu'on examine au chalumeau, après les avoir mêlés avec les fondants appropriés. C'est surtout sous forme de feuilles minces et en fil, f^^ remploie à cet usage. Les feuilles de platine, en raison de leur pen d'épajsseur, sont 8ut€epl\b\e% d^èu« ^tv^«% ^^»ck bsiut degré de tempéra-

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tore en peu de temps. Le fils fins de platine, recourbés à Tune de leiirs extrémités en formede petit crochet, serrent également bien de support. Pour en ^re usage on humecte le crochet avec la salive en le passant dans la bouche, on Fenfonce dans le flux pulvérisé oui s*y attache et on fond celui-ci à la lampe, de manière à le convertir en un globule ▼itreux qui reste adhérent à la courbure ; lorsqu*on veut essayer une matière, on Thumecte pour la faire adhérer au fondant et on chauffe le tout ensemble. La masse ainsi fondue se trouve isolée, et on peut facilement, en rinterposant entre Toeil et la lumière, juger de la coloration qui s*est développée par la fusion.

Dans remploi que Ton fait des vases, feuilles et fils en platine, il est important de ne pas les mettre en contact avec des métaux qui peuvent •*y combiner, ni avec des oxides qui se réduisent au chalumeau, parce que le platine, en se combinant à ces substances, entre en fusion et se troue. A Tétat d'épongé, le platine jouit de la propriété de déterminer la combinaison de plusieurs corps gazeux ; c'est sur cette propriété quVst fondé Tusage qui en a été proposé pour faire l'analyse de Tair par rhydrogène. (Y. jàir, son analyse.)

PLATRE. On désigne sous ce nom le sulfate de chaux naturel, mêlé au carbonate de chaux, et qui a été privé de son eau de cristallisation par une légère calcinalion. Les diverses variétés de pierre à pIÂtre, employées dans les constructions, sont mélangées parrois d'une petite quantité d'argile ou de sable. On connaît sous le nom de plâtre cru la pierre à plÂtre qui n*a pas été calcinée. La solidification du plâtre cuit, pulvérisé et gâché avec une certaine quantité d'eau, est due à l'absorption de celle-ci, qui est nécessaire pour qu'il cristallise et durcisse. Dans cette nouvelle cristallisation, il absorbe les 19 centièmes de son poids d'eau.

PLOMB. Ce métal, anciennement connu, se rencontre abondamment dans la nature à l'état de combinaison avec le soufre, ou de sulfure : e*est de ce minerai qu'on l'extrait dans les arts.

Propriétés, Le plomb, à l'état de pureté, est d*un blanc bleuâtre assez éclatant lorsque sa surface n'a pas éprouvé le contact de l'air. H est très-mou et très-malléable; parle frottement, il tache les corps en grisbleuâtre comme de la plombagine. Sa densité est de 11,445. Chauffé, il fond à -H 322 degrés; à une chaleur rouge il répand des vapeurs au contact de l'air et s'oxide.

Caractères disHnctifs. lo Calciné sur le charbon au fou d'oxidation du chalumeau , le plomb fond , s'oxide et s'évapore entièrement eu flamme jaunâtre qui se condense en un cercle jaune pâle autour des parties qui sont échauffées.

30 Traité par l'acide nitrique faible à une douce chaleur, il se dissout avec dégagement de deutoxide d'azote; la dissolution, qui est incolore, étant étendue d'eau, forme avec la potasse un précipité blanc soluble dans un excès de cet alcali; avec l'acide sulfurique un précipité blanc tout à fait insoluble; avec l'iodure de potassium un précipité jaune doré; avec l'acide hydrosulfurique un précipité noir, et avec l'acide hydrochlorique un précipité blanc soluble dans un excès d'eau distillée. Enfin, une lame de zinc en sépare le plomb métallique sous forme de petites lames brillantes et cristallines.

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