CORDON
CORAIL. On donne ce nom à des concrétions calcaires que l’on trouve abondamment dans la Méditerranée et dans la mer Rouge. Elles ont la forme d’arbustes plus ou moins ranieux, et sont, en général, de roiileur rouge. Les anciens les regardait comme des végétaux. Aiijourd’bui, on sait que le corail est le produit de certains polypes auxquels il sert d’habitation. Le corail, qui n’est qu’un carbonate de chaux, fut autrefois employé comme un absorbant, et l’on s’en servait beaucoup dans la composition des poudres dentifrices ; mais, aujourd’hui, on a complètement cessé son usage dans les bons cabinets de dentiste , et on devrait l’abandonner partout, car les opiats et poudres que l’on forme avec ne font que détériorer l’émail des. dents.
CORALINE. C’est une espèce dé polypier lythoïde que l’on trouvait dans toutes les mers de l’Europe, mais surtout dans la mer Méditerranée , dont les dentistes se servaient autrefois dans les maladies vermeuses des enfants, qui dépendaient des difficultés des deux dentitions. Cette substance est très rarement employée aujourd’hui comme vermifuge.
CORDIAUX. On donnait ce nom à des composés médicamenteux que l’on croyait avoir une action sur le cœur. Toutes les infusions toniques, stimulantes, et stomachiques, sont des cordiaux; ils tentent indirectement à guérir les névralgies dentaires, en diminuant la susceptibilité nerveuse, qui disparaît toujours à mesure que la nutrition se fait mieux, et que l’individu devient plus musculaire.
CORDON. Le cordon dentaire est formé par les vaisseaux et le nerf de la dent, mêlés à un peu de tissu cellulaire, et couverts de la membrane de la pulpe, qui n’est que ce cordon épanoui.
L’inflammation du cordon dentaire succède presque toujours à celle de la pulpe. Elle n’a jamais lieu que dans la décomposition avancée de la substance dure des dents, et elle est en quelque sorte le dernier terme du dépérissement den-