CUIVRE
position de la matière sécrétée par les cryptes sébacées ne sont pas les mêmes partout. Ainsi , elle est huileuse au cuir chevelu , assez fluide au visage et aux ailes du nez, épaisse et colorée aux aisselles et aux aines, elle est comme séreuse derrière les oreilles.
CRYPTES muqueuses ou follicules mucipares. Elles existent dans toute l’étendue de la membrane muqueuse gastropulmonaire, tantôt isolées les unes des autres, tantôt agglomérées et en plaques. Nous allons examiner celles qui fournissent les mucosités buccales et qui siègent par conséquent dans l’intérieur de la bouche et à l’arrière-gorge. Les corps sécréteurs auxquels on avait donné le nom de follicules ou cryptes mucipares, existent sous la membrane muqueuse de toutes les parois de la bouche; mais il est reconnu aujourd’hui que ceux qui existent à la face postérieure des lèvres, à la face interne des Joues, aux faces et au bord libre du voile , du palais et dans l’intérieur de la luette et sur la . face dorsale de la langue, au lieu d’être des cryptes muqueuses ne sont que des glandules salivaires qui versent, par des bouches innombrables sur la face libre de la muqueuse buccale, une salive presque analogue à celle qui est produite par les parotides. Entre les piliers du voile du palais, un amas de cryptes mucipares proprement dites constitue les amygdales.
CUIVRE. Ce métal est rangé dans la quatrième classe du baron Thénard. Il est solide, rougeâtre, malléable, ductile et excessivement sonore. Il entre en fusion à 27° du pyromètre de Wedgewood; il est à-peu-près de neuf fois p' js pesant que l’eau. L’air atmosphérique Toxy de d’abord, puis convertit l’oxyde formé en un carbonate de cuivre de couleur verdâtre. Le cuivre est altéré par un grand nombre d’acides, qui forment avec lui des sulfates, nitrates, acétates, etc., de cuivre. Ce métal fait partie des alliages connus sous le nom de laiton, métal de cloche, bronze, maillechort, etc. , et entre pour un dixiéme dans les monnaies d’argent et d’or. Les
sels de cuivre sont employés en médecine; mais dans l’art du dentiste ils ne sont que très rarement employés. Le cuivre se trouve abondamment en Europe et dans toutes les autres parties du monde.
CURE-DENT. C’est le nom d’un petit instrument dont on se sert pour nettoyer les dents et enlever les portions d’aliments qui peuvent s’introduire entre elles. Les curedents sont très anciennement connus ; celui connu sous le nom de lentisqxie était pour les Romains un objet de luxe indispensable. On trouve, de nos jours, des cure-dents en or, en argent, en os, en ivoire, en écaille, en bois et en plume ; mais heureusement le bon sens s’est uni aux préceptes de l’hygiène dentaire pour faire tomber l’usage des cure-dents en matière dure et inflexible et surtout des curedents métalliques. On trouve chez les Anglais, chez les Espagnols et chez les Italiens- des cure-dents en bois flexible, en corne, en écaille et en plume. Les Français d’autrefois employaient dans la confection de ces instruments non-seulement l’ivoire, mais aussi l’or, l’argent et même l’acier ; rien ne pourrait être plus pernicieux que l’emploi de pareilles matières dans la confection d’un instrument si utile et si nécessaire à la santé comme à la propreté des dents; mais aujourd’hui, grâce au mouvement intellectuel du siècle les goûts se sont simplifiés, l’utile se substitue partout aux vaines frivolités des temps passés, et les modestes cure-dents en plum-e l’emportent dans toutes les classes de la société sur leurs coûteux et nuisibles rivaux d’autrefois. Au reste, quelle que soit la sorte de cure-dents que l’on emploie, il ne faut pas s’en servir à tout propos et par pur désœuvrement, comme le font beaucoup de gens irréfléchis; il ne faut jamais y recourir que pour opérer l’extraction des parcelles de matières alimentaires, qui se sont enclavées pendant l’acte de la mastication entre les dents, et dans d’autres circonstances semblables, car autrement on convertit un objet d’utilité réelle en un agent nuisi-