‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 148 sur 403 · ÉLECTRICITÉ · texte numérisé non relu

ÉLECTRICITÉ

nière dont on s’en sert pour obtenir la guérison de certaines maladies du corps humain. Les maladies que l’on a cherché à guérir, au moyen de l’électricité, sont les rhumatismes , les paralysies , le chlorose, le rachitisme , l’amaurose et certaines névralgies de la face et des dents. Pour électriser un malade, on le place sur un plateau isolateur; on le met en contact avec le cylindre de la machine électrique, qui fait accumuler le fluide à la surface de son corps, L’opération donc , consiste à lui tirer des étincelles, ce que le médecin fait , en présentant à la partie malade un morceau de bois pointu, quand il agit sur un organe délicat, tel que le globe de l’œil , ou bien' une boule de bois , quand il agit sur des parties moins tendres, telles que les paupières, les lèvres,. les muscles de la face, les arcades dentaires , etc. Quand il désire ne pas agir avec trop de vivacité sur la partie, il tient le bois à la main, au lieu de le faire communiquer avéc le sol au moyen d’une chaîne de fer. C’est dans l’intervalle de quelques lignes, laissée entre la partie malade et le bois, que se forme le vent électrique (départ et échange des fluides contraires) senti par le malade comme la percussion d’un courant d’air, ou comme des aigrettes faibles d’un départ moins, rapide, qui donnent des percussions peu fortes. Pour avoir une sensation plus aiguë, on approche de trois lignes de la partie malade une pointe de métal : on a alors une succession rapide d’aigrettes lumineuses, dont l’action, un peu prolongée, produit une douleur cuisante. Quand on veut avoir des commotions plus fortes sur des personnes et des parties du corps plus capables de les supporter, on se sert d’une tige métallique terminée par une petite boule, et à mesure que l’on désire augmenter la commotion, on se sert de boules de plus en plus fortes, en les éloignant de plus en plus de la partie. Quand on est obligé de diriger les effets électriques dans les cavités naturelles , telles que la bouche sur le voile du palais, le rebord de la glotte, la partie postérieure des arcades dentaires, etc., on met la tige métallique qui doit.

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