ÉTHER
fois son poids d’eau. Lorsqu’il est uni à un volume d’alcool égal au sien, il constitue la liqueur anodyne de Eofman. G’est un puissant sédatif du système nerveux et l’ingrédient principal des potions calmantes.
ÉTHER. Nous croyons devoir consacrer un article à part aux effets merveilleux de l’inhalation des vapeurs éthérées, découverts dans ‘le courant de l’année passée, par le docteur Jackson, de New-York. On sait, aujourd’hui, que ces inhalations, continuées pendant un espace de temps variable, une, deux, cinq, vingt minutes, selon les individus, anéantissent complètement le sentiment des souffrances physiques^ chez les individus qui s’y soumettent; et tant que ces derniers ■sont -SOUS l’influence de cet agent, on peut leur arracher les dents ou leur lacérer les chairs, sans qu’ils en souffrent, sans même qu’ils s’en aperçoivent. Nous fûmes des premiers en France à saluer la nouvelle découverte avec applaudissements et à vouloir l’établir désormais comme ün bienfait immense dans la pratique de la chirurgie dentaire. Dans beaucoup de cas nos opérations, telles que l’avulsion des dents, furent faites soüs l’influence de cet agent extraordinaire, et, sous le rapport de la suppression complète de la douleur, nous n’avons qu’à nous féliciter des résultats qu’il nous a donnés. Mais l’emploi de. l’éther en inhalation, offre des inconvénients dont il nous a fallu tenir compte, et qui ont suffi pour nous faire abandonner une pratique qui ne mérite pas tout l’enthousiasme qu’on lui a ac- . cordé. Il est vrai que le plus grand nombre des malades sortent de leur transe aussitôt après l’opération, pour s’étonner que leur dent soit déjà extraite, et se trouvent, dès l’instant de leur réveil , dans un état de santé parfaite. Mais il n’en est pas toujours ainsi ; car, chez quelques-uns, les vapeurs éthérées font naître des effets désagréables sinon dangereux, qui persistent quelquefois pendant un temps assez long après l’opération. Ces effets sont ; des vertiges, la pâleur et la faiblesse musculaire extrêmes, des secousses nerveuses des
ÉTHMOIDE.
membres, et quelquefois, mais rarement, un état de lypothinie, d’où on ne tire que difficilement le malade. Le^meilleur moyen , pour combattre ce dernier, est de placer le malade près d’une fenêtre ouverte, de lui desserrer ses vêtements, de lui asperger le visage avec de l’eau vinaigrée, et de lui placer un flacon d’ammoniac sous les narines. ‘Outre ces inconvénients, que l’éthérisation cause au malade, elle en occasione d’autres au dentisteiui-même, son cabinet est encombré et sa perte de temps énorme. Cette perte de temps est considérable, même dans les cas les plus heureux; car il faut veiller à ce que réther soit pur, que l’appareil soit en bon ordre, etc. Les personnes mêmes qui demandent à être éthérisées, ne commencent jamais à inhaler ces vapeurs qu’après des hésitations et des minauderies nombreuses ; plusieurs même s’y prennent si gauchement qu’au lieu d’en emplir les poumons, elles ne font que les dégluter; puis, alors même qu’elles respirent, bien, l’effet de l’insensibilité se fait longtemps attendre. Quelque grande donc que soit l’utilité de cette belle découverte dans les grandes opérations de la chirurgie générale, elle n’est pas applicable à celles qui se font dans notre art. La douleur qui dépend de l’extraction d’une dent ne dure que le temps mis à l’extraction, et celle-ci, quand l’instrument est bon et l’artiste habile, n’est que l’affaire d’un moment imperceptible. Ajoutons cependant, à ce que. nous venons de dire, que nous n’avons jamais vu', après l’éthérisation , les hémorrhagies buccales sérieuses que quelques écrivains signalent.
ÉTHIOPS. Les anciens chimistes donnaient ce nom à certains oxydes et sulfuro-métalliques. Ainsi Yéfhiops martial est le deutoxyde noir de fer, l’éthiops minéral, le sulfure noir du mercure, et l’éthiops perse, le pratoxyde noir du même métal.
ETHMOIDE. On nomme ainsi un des huit os qui composent le crâne, parce que sa lame supérieure est percép de