AIMANT
masse un peu de soufre , d’arsenic ou de cuivre. Remarquons aussi que les plaques et les crochets métalliques, dont quelques dentistes se servent, ne devraient jamais être refroidis brusquement , ni plongés dans l’eau froide après avoir été exposés au feu du fourneau ou du chalumeau , voici pourquoi : quand on chauffe un métal, il s’agrandit dans toutes ses dimensions par l’introduction du calorique , qui écarte ses molécules les unes des autres. Si le métal se refroidit lentement , l’émission lente du calorique permet aux molécules de revenir graduellement à leur ancienne position, serrée et compacte; mais si le refroidissement est brusque, les molécules sont comme surprises dans leurs positions écartées , et le métal se brise sous le moindre choc du marteau.
AIMANT. L’aimant est une sorte de minerai de fer amorphe que Ton trouve dans plusieurs contrées de l’Europe, mais particulièrement dans File d’Elbe. Il a la singulière propriété d’attirer le fer pur ou doux et le fer carboné ou acier; il leur communique même sa puissance attractive qui, pour le fer doux, cesse dès l’instant où l’on fait cesser son contact avec l’aimant. Il n’en est pas ainsi du fer carboné, ou acier ^ qui retient la puissance attractive que l’aimant lui a communiquée, et devient ce que l’on appelle aimant artificiel. Ce n’est pas notre dessein défaire ici l’histoire physique de ce corps curieux, ni des phénomènes extraordinaires que les savants y trouvent. Nous devons l’envisager seulement sous le point de vue de son utilité dans notre art, et comme moyen thérapeutique dans les souffrances que le dentiste est souvent appelé à soulager. Dans nos ateliers, le barreau aimanté est quelquefois employé pour séparer les particules de fer en limaille d’avec la limaille des autres métaux, ou pour extraire les parcelles de fer qui peuvent pénétrer sous les paupières, de ceux qui le travaillent. Comme remède ou moyen curatif en poudre fut très anciennement employé comme emménagogue, etc. Ses succès ne furent que ceux qu’auraient produits des pastilles de fer dans les mêmes cas.
Am.
Dans le siècle passé, Fabbé Lcnoble donna à l’aimant et à scs plaques aimantées une vogue européenne. Ses adeptes les employaient surtout contre les douleurs rliiimatismalcs et névralgiques; aujourd’hui meme il se trouve des personnes qui ont de la confiance dans leurs effets.
AIR. L’air atmosphérique est une masse de fluide élastique qui entoure le globe à une hauteur de seize ou dix-huit lieues. Il est invisible, étéodore et élastique. Il est essentiellement constitué d’un mélange de 21 parties d’oxygène avec 79 d’azote. L’air libre , cependant , est rarement pur, et contient toujours des quantités variables d’acide carbonique et de vapeur d’eau. Avant le temps de Pascal, on regardait l’air comme un corps impondérable ; aujourd’hui on sait que chaque litre d’air pèse un gramme. L’air, qui conduit mal l’électricité quand il est sec, devient excellent conducteur de ce fluide quand il est chargé d’humidité. L’air atmetephérique , lepahulmi vitœ des anciens, ou plutôt son élément, raréfiant l’oxygène, est l’agent essentiel de la vie, et c’est par son absorption à la surface pulmonaire que le sang veineux du corps humain devient rouge, rutilant et artériel. L’influence générale que l’air exerce sur l’état de notre santé et sur les organes de la bouche, varie beaucoup, selon l’état dans lequel il se trouve. Quand il est modérément frais et sec, et sa densité grande, la quantité d’oxygène consumé par les organes respiratoires est plus considérable. L’hématose se fait activement, la circulation s’accomplit avec régularité et force, l’appétit est vif, la puissance musculaire semble s’accroître, et l’homme se trouve alerte , dispos et actif. Les irritations inflammatoires de la bouche, des gencives et de l’arrière-gorge, que l’on voit pendant cet état de l’atmosphère, ne sont nullement dues à lui , mais aux eourants d’air et aux transitions brusques de température auxquelles l’imprudence des malades les expose. Rien ne contribue plus qu’un air froid et humide au développement des affections scorbutique, rachitique et scrofuleuse; et à la