GENCIVES
après les repas, et souvent une constipation opiniâtre. Le traitement de cette affection est plutôt l’affaire du médecin que celle du dentiste, mais c’est à ce dernier d’en prévenir le -retour par les moyens précieux que lui fournit son art.
GAUCHIR. Ce mot se dit dans les cabinets et dans- les ateliers de dentiste, des pièces quelconques qui ont pris une fausse direction.
GAZETTES. On -nomme ainsi de petits coffres en terre réfractaire, destinés à recevoir les dents minérales incorruptibles que l’on fait cuire dans les fours à porcelaine.
GAZ. On désigne sous ce nom les corps dont les molécules intégrantes sont assez dilatées par le colorique pour devenir aériformes. Les gaz sont permanents quand on peut, à l’aide du froid et de la pression, les réduire à l’état liquide, et ceux que Ton peut faire passer à Tétat liquide, au moyen de ces agents, sont dits non permanents. Certains gaz acides, tels que l’acide chlorhydrique, sont très solubles dans l’eau. On nomme délétères ceux qui exercent une action funeste sur l’économie animale.
GÉLATINE. On donne ce nom à une substance qui résulte de l’action de l’eau bouillante sur certaines parties du corps animal, telles que les os, les tendons, les ligaments et les aponévroses. Elle est formée d’hydrogène, d’oxygène, de carbone et d’azote. Quand elle est pure, elle est demi transparente, incolore, inodore, insipide et plus pesante que l’eau. Cette substance qui est très soluble dans l’eau chaude forme la base de la colle-forte et de Tichthyocolle.
GÉNAL. Nom donné aux parties qui ontrapportaux joues.
GENCIVAL. On nomme aussi gencival et gincival les parties qui ont rapport aux gencives.
GENCIVES., On appelle ainsi la portion de la muqueuse buccale qui entoure les- dents. Elle se distingue, selon un de nos premiers anatomistes modernes, des autres parties de cette membrane par son adhérence intime au périoste, par son épaisseur, et surtout par une densité presque
GENCiyES
cartilagineuse qui leur permet de résister au choc des corps durs soumis à la mastication. Comme la membrane palatine qui l’avoisine, elle est privée de sensibilité. Les gencives commencent à quelque distance de la base de l’alvéole,- et parvenues à cette base elles continuent leur trajet jusqu’au collet de la dent, où elles se réfléchissent sur elles-mêmes, en formant à cet endroit un bord dentelé et festonné, semblable à celui qui est formé par les bases des alvéoles. Ces dentelures répondent aux intervalles des dents en envoyant entre ces dernières des prolongements qui font communiquer les deux portions de la gencive qui recouvrent les faces antérieures et postérieures des alvéoles. La portion de la gencive qui se réfléchit au niveau du collet des dents, n’adhère pas intimement à la partie de la racine qui déborde l’alvéole, mais elle s’enfonce dans la cavité de chaque alvéole pour constituer le périoste alvéo-dentaire comme nous l’avons déjà dit, est un puissant moyen d’union entre ta racine et l’alvéole. Chez les vieillards, après la chute des , dents, le tissu fibro-muqueux qui constitue les gencives devient plus fibreux, plus solide, et peut servir à la mastication. Ces organes sont remarquables par le peu de tissus cellulaires qu’ils contiennent, et selon M. Serres, ils sont pourvus de follicules particuliers pour la sécrétion du tartre. Le scorbut et les préparations mercurielles exercent une action spéciale sur ce tissu, et sous leur influence il se ramollit et devient fongueux et saignant. Il n’est pas sensible aux incisions que l’on y fait, mais la pression qu’il éprouve au moment de la sortie des dents de lait donne naissance aux accidents ner- . veux les plus graves. Les usages qu’on leur attribue sont de fermer complètement les alvéoles, de servir d’organes à la mastication avant et après l’existence des. dents, d’offrir un point d’appui ’à la langue dans l’articulation des sons, et de fixer plus solidement les dents dans leurs alvéoles, au moyen de leur portion réfléchie aux membranes alvéo-dentairés. Les artérioles des gencives proviennent toutes des artères maxil-
GÉNIO-GLOSSE.
laires internes et faciales ; les veines portent le même nom qu’elles, et les nerfs sont tous des rameaux provenant de la cinquième paire. Les gencives concourent puissamment avec les dents à rendre harmonieux la beauté de la bouche, et leur couleur rose, leur tendre incarnat rehaussant l’éclat et la blancheur des dents. Nous avons déjà remarqué la presque insensibilité des gencives aux incisions et à la pression quand ces organes sont sains, mais dès qu’une inflammation un peu intense s’y développe, ils acquièrent une sensibilité morbide , extrême et l’on voit souvent les jeunes enfants refuser le sein plutôt que de supporter la douleur que provoque la pression des joues dans les efforts de la succion. Parmi les maladies dont les gencives peuvent être le siège, nous citerons les inflammations, les ulcérations vénériennes, scorbutiques et mercurielles, les apbthes, les abcès, les fistules dentaires, les épulies, les engorgements chroniques, les tumeurs squirrheuses et les bouffissures.
GÉNÉRATION. On donne ce nom à l’ensemble des fonctions destinées à perpétuer les races et les espèces, et qui comprennent-chez l’homme et chez les autres mammifères la copulation, la conception, la gestation/ la parturition et la lactation ou allaitement.
GENIEN. Ce mot se dit quelquefois des choses qui ont rapport au menton.
GENE Les apophyses geni sont quatre petites éminences osseuses qui se trouvent sur la face postérieure du corps de l’os maxillaire inférieur, derrière la symphyse du menton, et dont les deux supérieures donnent attache aux muscles genio-glosses, et les deux inférieures aux muscles geniohyoïdiens.
GÉNIO-GLOSSE. Le muscle génio-glosse se trouve à la partie antérieure et supérieure du cou, derrière le corps de l’os maxillaire inférieur. Il est triangulaire et aplati transversalement; il s’attache en avant à l’apophyse geni supérieur, et en arrière en partie à la langue, et en partie à l’os hyoïde.