DES
ABAISSEUR. Nom générique donné à plusieurs muscles du corps humain et qui en désigne l’usage. Les abaisseurs qu’il convient spécialement aux dentistes de connaître sont au nombre de trois.
1“ Abaisseur de l’aile du nez ou myrtiforme. C’est un petit muscle ou faisceau charnu, de forme irrégulière, placé au-dessous de l’aile du nez et de la lèvre supérieure. Il s’implante par de courtes aponévroses, près de l’épine nasale antérieure, dans une fossette spéciale, nommée la fossette myrtiforme. De là, ses fibres montent, les unes obliquement, les autres verticalement vers la région postérieure de l’aile du nez, pour se confondre avec celles du muscle élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure et avec celles du muscle orbiculaire des lèvres. — Ce muscle est en rapport par sa face postérieure avec l’os maxillaire supé rieur sur lequel il est couché et par sa face antérieure avec le muscle élévateur commun et avec la membrane muqueuse de la bouche. Ses usages sont d’abaisser l’aile du nez et, selon le professeur Cruveillher, il concourt à l’élévation de la lèvre supérieure.
2“ Abaisseur de la commissure des lèvres ou muscle triangulaire. Ce muscle est situé à la partie inférieure de la face. Il est mince, aplati et triangulaire, et s’attache par son bord inférieur à la ligne maxillaire externe depuis le muscle masseter jusqu’au trou mentonnien. Cette insertion a lieu par de
% ABCÉDER,
courtes fibres aponévratiques et à celles-ci succèdent les fibres charnues qui montent en convergeant vers les commissures des lèvres, les moyennes en suivant une direction verticale et les antérieures et les postérieures une direction oblique. Le muscle ainsi rétréci à son sommet se confond avec les fibres du grand zygomatique de l’orbiculaire des lèvres et du canin. Ce muscle est en rapport par sa face externe avec la peau à laquelle elle adhère fortement, tandis que sa face interne est couchée sur les muscles peaucier-buccinateur et carré de la lèvre inférieure auquel elle est unie. L’usage de ce muscle est, -comme son nom l’indique , d’abaisser i.’angle des lèvres. Il est antagoniste des muscles canin et grand zygomatique, avec les fibres desquelles il semble se continuer.
3® Abaisseur de la lèvre inférieure ou carré. Ce muscle est situé en dedans du précédent , c’est-à-dire plus près de la ligne médiane du corps. Sa forme est plutôt losangique que carrée. Il naît de la ligne oblique externe de la mâchoire inférieure, en confondant ses fibres, en cet endroit, avec celles du peaucier. Il se porte obliquement en haut et en dedans, dans une direction opposée à celle du muscle précédent , pour se perdre dans les fibres du muscle orbiculaire des lèvres. En haut , il se confond avec son homonyme du côté opposé. Ses rapports sont , par sa face antérieure , avec la peau à laquelle il est fortement adhérent, et avec le niuscle triangulaire ; par sa face postérieure , il est en rapport immédiat avec Los maxillaire inférieur ; avec les nerfs et les vaisseaux mentonniers et avec la houppe du nienton, Il abaisse et élargit la lèvre inférieure.
ABAISSEUR de la langue. On désigne par ce mot un instrument employé par les dentistes pour déprimer la langue , de manière à pouvoir plus facilement examiner les différentes parties de l’intérieur de la bouche etj de la gorge. Il est aussi désigné sous les noms de glosso-rcatache et spéculum oris... (Voyez ces mots.)
ABCÉDER. Expression employée par les pathologistes