‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 213 sur 403 · HÉMORRAGIE · texte numérisé non relu

HÉMORRAGIE

dans une partie quelconque du corps par du san^ sorti de ses vaisseaux. On ne l’emploie guère, cependant, que pour désigner un épanchement de sang dans le scrotum.

HÉMATOSE. On désigne par ce mot la transformation du sang veineux et du chyle en sang artériel, en vertu de l’absorption de l’oxygène par la surface pulmonaire dans l’acte de la respiration. Plusieurs causes peuvent ralentir ou vicier l’acte important de l’hématose, telles que certaines maladies des poumons, les passions tristes, les émanations et les gaz de nature délétère qui se mêlent à l’air que nous respirons. Le défaut de l’hématose, qui contribue tant à l’amaigrissement et aux maladies du corps , n’a pas une action moins fatale sur la solidité et la beauté des dents.

HÉMÉRAPATHIE . Maladie ou état de souffrance qui ne dure qu’un jour. Plusieurs formes d’odontalgies sont dans ce cas.

HÉMIÉRAMIE. Douleur qui n’occupe que la moitié du crâne, et qui est souvent due à la présence de dents cariées dans les mâchoires.

HÉMORRAGIE. On donne ce nom à toute espèce d’écoulement de sang hors des vaisseaux destinés à le contenir, que les parois de ces vaisseaux soient rupturés ou non. On les divise en traumatiques et spontanées. Les hémorragies traumatiques sont du domaine de ta chirurgie dentaire et générale. Elles font suite aux plaies des veines et des artères par les instruments tranchants .ou piquants, ou d’extraction que l’on est obligé d’employer dans les diverses opérations. Les hémorragies présentent de grandes différences sous le rapport de leur nature, de leur abondance, de leur gravité, et des moyens qu’il faut employer pour les faire cesser.Dans les hémorragies qui compliquent les opérations que l’on est forcé de faire sur les organes de la bouche, le sang qui s’échappe des vaisseaux divisés peut s’écouler dans la gorge, s’échapper au dehors ou s’infiltrer dans les tissus qui entourent la partie lésée. Quand le sang vient d’une artère, il se reconnaît à la situation de la plaie, à la couleur vermeille du

‘d\ 0 HÉMOSTATIQUES.

sang, à la promptitude avec laquelle il s’échappe , et à ce qu’il sort par jets, par saccades. Celui qui vient d’une veine est d’un rouge foncé ; il sort lentement et d’une manière continue, et celui qui vient d’une lésion faite aux vaisseaux capillaires sort en nappe en bavant de toute la surface de la plaie. La simple extraction d’une dent peut être suivie d’une hémorragie de la plus grande gravité, par la rupture du tissu vasculaire qui se trouve au fond de l’alvéole, et parmi les accidents qui peuvent compliquer cette opération et les autres que les besoins de notre art réclament, aucun n’est plus sérieusement alarmant que celui-là. Les moyens que l’on met en usage pour combattre les hémorrhagies traumatiques varient selon l’intensité de celles-ci. Il suffit quelquefois de faire rincer la bouche du malade avec un peu d’eau vinaigrée pour voir cesser de suite l’écoulement du sang; mais d’autres fois on est obligé d’avoir recours à l’agaric, aux poudres hémostatiques, telles que la colophane, le tannin, le sang-dragon, l’alun, le sel de saturne, etc., ou à un mélange d’elles, et quelquefois même aux caustiques et au cautère actuel , que l’on doit porter hardiment sur le siège du mal. Parmi les hémorragies spontanées, la seule qui nous regarde comme dentiste, est l’hémorragie buccale, dont nous parlerons au mot Stomatorrhée.

hémorroïdal. On nomme flux hémorrhoïdal l’écoulement de sang qui se fait par- le rectum, et qui dépend des hémorroïdes. La suppression brusque de cet écoulement, chez les personnes qui y sont habituées, donne souvent lieu à des engorgements des mâchoires, àun état inflammatoire des organes de la bouche, et à des névralgies dentaires très graves que l’on ne peut dissiper avant de rétablir le flux sanguin supprimé par des drastiques, des bains de siège et des suppositions irritantes.

HÉMOSTATIQUES. On donne le nom de moyens hémostatiques à ceux que l’on emploie dans le dessein d’arrêter l’écoulement du sang des hémorragies. Ces moyens sont mé-

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