LAQUE
position qui explique la difficulté de leur évulsion, et les accidents dont celte évulsion est quelquefois suivie. Nous avons, dans notre collection de pièces anatomiques, des os sus-maxillaires où l’on voit ces dents comme enterrées dans l’épaisseur. de l’apophyse montante, et renversées de manière à présenter la couronne en haut.
LAPIDILLUS. Nom donné autrefois à une espèce de petite curette dont on se servait pour extraire les concrétions pierreuses des canaux salivaires et des amygdales.
LAPIS-DENTIÜM. Mot autrefois employé pour désigner les concrétions tartreuses qui se forment sur les dents.
LAQUE. Cette substance, qui est résineuse, sèche, cassante, demi-transparente, d’un rougebrun et d’une odeur aromatique, transude du corps d’une sorte de . fourmi qui habite les branches de certains arbres des Indes, tels que Verythrim monosperma^ et le figuier des Payodes. Il y en a trois sortes : r la laque en bâton ^ qui est d’un Touge foncé, et que l’on trouve sous forme de croûte, attachée aux rameaux des arbres ; 2®. /a laque en qrains^qui n’est que la précédente, frottée dans de l’eau pour la dépouiller de sa matière colorante; elle est brunâtre; 3® la laque en écailles. Celle-ci est simplement la première, dépouillée d’une partie au moins de sa matière colorante, ensuite fondue et coulée en plaques minces. D’après les recherches des chimistes, la laque est composée de résine, de matière colorante, de cire, de gluten, et quelques autres principes insignifiants. La laque rend des services à la médecine et aux arts. Fondue avec de la térébenthine et le vermillon, elle forme la cire à cacheter rouge; en remplaçant le vermillon par Je noir d’ivoire, on obtient la cire à cacheter noire. Elle forme l’ingrédient principal des vernis les plus utiles : sa matière colorante donne une belle teinture écarlate. On peut l’utiliser dans l’atelier et le cabinet du dentiste; on en a fait une sorte de mastic pour les dents cariées, et elle entre dans la composition des trochiques de Karabé, dans une foule d’opiats dentifrices, astrin-
LARŸNX.
gents et toniques, dans des pastilles et des masticatoires odorants.
LARMES. On appelle ainsi un liquide salin, incolore et inodore, sécrété par les glandes lacrymales, et qui échappe en gouttelettes d’entre les paupières, quand les conduits destinés à le diriger dans le canal nazal sont obstrués par une cause quelconque. Les vives émotions de chagrin et de joie amènent une supersécrétion des larmes, et elles coulent quelquefois en abondance, par suite de l’irritation sympathique des glandes lacrymales, éveillée par les douleurs qui occucupent les gencives pendant le travail de la première dentition,
LARYNX. La contiguité de cet organe important à ceux qui sont spécialement confiés aux soins du dentiste, nous impose le devoir d’en offrir à nos lecteurs une description succincte. Le larynx est l’organe de la voix; son extrémité inférieure se continue avec la trachée-artère , et la supérieure est unie par des ligaments à l’os hyoïde , au-dessous duquel le larynx est situé. La partie supérieure de cet organe fait saillie au-dessous de la peau du cou , et il est séparé, en totalité , de la colonne vertébrale par le pharynx et l’œsophage. Parmi les éléments dont le larynx se compose , se trouvent : 1® /e cartilage thyroïde, ou scutiforme, qui est quadrilatère et composé de deux moitiés latérales , qui se réunissent à angle sur la ligne médiane; 2“’ le cartilage cricoïde, qui est en forme d’anneau, échancré en avant, et qui constitue la portion la plus solide et la plus immobile du larynx. Les parties latérales de sa surface extérieure s’unissent au moyen de deux facettes articulaires avec le cartilage précédent , et la partie postérieure de son bord supérieur présente deux apophyses articulaires convexes, au moyen desquelles il s’articule avec les suivantes ; 3® les cartilages arythénoïdes , ou pyramidaux, au nombre de deux. Leur forme est celle d’une pyramide triangulaire, dont le sommet, qui est tourné en dedans, est surmonté du tubercule de san-