‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 254 sur 403 · LEVIER · texte numérisé non relu

LEVIER

jamais que d’une très petite quantité de graisse. Selon plusieurs anatomistes, la lèvre supérieure se développe par trois parties distinctes , deux latérales et une médiane , et cette dernière résulte de deux pièces qui se réunissent de très bonnne heure ; mais cette manière de voir est un peu hypothétique et réfutée d’une manière victorieuse par les observateurs modernes. Suivant les auteurs, la lèvre inférieure aussi se développait par deux moitiés latérales, mais à aucune époque de la vie fœtale , on ne peut reconnaître une semblable division. Chez le nouveau-né, la longueur des lèvres est très favorable à la succion et tient à l’absence des dents; leur longueur chez les vieillards est due aussi à l’absence de ces dernières et des bords alvéolaires qui s’absorbent. Usage des lèvres. Ces organes forment au-devant des dents et des arcades alvéolaires une espèce de chaussée qui retient la salive. Cet usage est bien important, car dans les cas où elles sont détruites, récoulement dé la salive peut amener l’épuisement et la mort. Outre leur utilité dans la préhension des. liquides, dans la succion, dans le jeu des instruments à vents, dans l’aetiGn de siffler et dans l’articu-' lation des sons, les lèvres jouent un grand rôle dans l’expression des passions. La fierté, le dédain, la joie, etc., sepeignent sur le pourtour des lèvres, et elles sont le siège principal des grimaces, — Remarquons, pour terminer, que la maladie connue sous le nom de bec-de-lièvre, n’affecte jamais la lèvre inférieure, et chose singulière, c’est toujours à cette dernière que l’on voit se développer les boutons cancéreux.

LEVATOR palati. Nom donné par Albinus au muscle péristaphylin interne.

LEVIER. On désigne par ce mot une barre inflexible, droite, courbe ou coudée qui sert à soutenir, à élever des fardeaux ou à vaincre une résistance quelconque. Chaque levier présente un point d’appui ou point sur lequel il se meut ; me puissance., ou force qui le fait mouvoir, et une résistance., c’est-à-dire le poids qu’il faut mouvoir ou vaincrOi

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